Souffle acide du vent, larmes brulantes du ciel. Le monde ne ressemble plus aux paysages d'autrefois. Les cataclysmes ont frappé, des colonnes de flammes et de fumées se sont élevées sur l'horizon. La guerre. La guerre des hommes. Et nous, les loups n'avons eu d'autres choix que de fuir. Nombreux furent nos congénères emportés. Nous traversâmes les plaines cabossées, les forêts de cendres, poursuivis par la faim, traqués par la mort.

Notre salut, nous le devions malheureusement à ceux qui avaient provoqué notre malheur.


 

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 Death come from nowere ~ Ft. Altaïr

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Mar 19 Avr - 19:09



I'm your nightmare coming from your soul.
J'erre parmi les ombres et les décombres si nombreux. Comme toujours, je suis une ombre solitaire, perdue dans des paysages crépusculaires.

force : 2
agilité : 12
endurance : 6


Dans les confins de mon âme,
je ressens cette amertume qui petit à petit, ronge ce qui fait de moi, un loup. L'acide se déverse dans mes veines comme une traînée de poudre. La solitude me rend aigri. Cela fait bien trop longtemps que je suis seule, ivre d'écarter tout être de mon chemin d'un coup de patte las. Je suis seule, et ça me plait. Tout du moins, je le pensais.
Il y a toujours un moment où l'on atteint le point de rupture, ce point qui, de son pic acéré, nous tord de douleur, et nous emporte dans sa folie.

Aujourd'hui, j'ai atteint se point de rupture.


La tempête fait rage, nos poils sont trempés, ils nous collent à la peau. Les grondements du tonnerre cachent ceux de nos gueules ouvertes, baignées de sang, de folie. Sa patte frappe mon visage, ma vision devient flou alors que sa silhouette n'est déjà plus qu'une brume difforme. Je fond sur sa nuque découverte, déjà marquée de profond coups de crocs. Le sang gicle. Est-ce le mien? Le sien? Ses yeux perlent d'une lueur violette meurtrière. Empli de rage et de haine, je lui arrache un morceau de chair, le crachant au sol avec dégoût et mépris.

- Je vais te tuer.

Dis-je avec une voix que je ne me reconnue pas. Et je le pensais. Avais-je déjà tué? Non. Et pourtant, je ne l'avais jamais autant désiré qu'en croisant le chemin de cette louve méprisante.
Mon poils est hérissé de la racine a son extrémité. Tout mon corps vibre à l'allure du combat, à l’adrénaline qui bombe mes muscles, repousse mon endurance au delà de sa limite pour survivre.

Notre combat nous emmène au confins des mondes. Dans un lieu ou le sang se mêle parfaitement à la lave en ébullition du centre de la terre. Parfaite, meurtrière, elle chauffe nos corps dont la buée de la pluie s'échappe de nous pour toucher le ciel, et ses nuages sombres, menaçants.
La louve face à moi m'a blessé ici et là, et bientôt, je sens mes muscles hurler de douleurs. Je ne vais plus tenir longtemps. Je remarque alors la falaise derrière nous, espoir final. Y mourrais-je ? Y survivrais-je? Je devais lancé les dés. Ceux de ma survie, ou de ma mort. Je couru pour m'y réfugier. Épine dans le ciel, surplombant de sa hauteur, la blessure et ses fonds caverneux meurtriers. La louve mort à l'hameçon, et me bondit dessus, arrachant de ses crocs un pan de chair recouvrant mon abdomen si frêle. Je sens le sang fuir comme les gouttes d'eau du ciel fondant sur nous. Il est trop tard, je n'y arriverais pas. Je m'écroule au sol.
Au loin, je vois une silhouette, baignée par le gris du ciel, elle me regarde. Qui es-tu? Me regardes-tu trépasser? Moi qui demeurais jusqu'à présent damnée par la faucheuse à une vie de solitude, d'ombres, et de souffrance. Que ressens-tu? Spectateur de ce combat furieux. Je ferme mes yeux de sang.
Je sais que c'est la fin. Je regarde mon bourreau fondre sur moi dans un assaut final, et c'est alors que l'inattendu se produisit.
La mort me caressa de sa main douce et chaleureuse pour mieux me gifler par la suite, et comme un écho à sa claque foudroyante, je roule sur le côté. Si les éclairs n'avaient pas pourfendu le ciel de leurs lumière, aurais-je vu la chute de cette louve dans le précipice au bord duquel je me trouvais un instant auparavant?
Cette image fut gravée à jamais dans ma mémoire comme le jour où , pour la première fois depuis ma naissance, j'avais infligé la mort.

Me traînant sur les rochers épineux de la blessure, je me vidais de mon sang. Allais-je m'en sortir finalement? Epuisée, je fermais des yeux dont les larmes s'échappaient, ou étais-ce la pluie qui s'en écoulait? ... Le serais-je un jour...

Je suis fatiguée.
Codage By Reira



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Cendres du Passé
Cendres du Passé

Fiche de personnage
force:
26/100  (26/100)
agilité:
25/100  (25/100)
endurance:
26/100  (26/100)
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Mar 19 Avr - 20:18


F: 11 / A: 8 / E: 11
Musique d'ambiance

Une si grande errance qui me traverse le poil, alors que les éclairs mugissent autour de moi. Je baisse la tête, balayé par la tempête qui m'a surpris un peu plus tôt dans l'après-midi. Alors que je cherchais ces plantes, les Iris Bleus, le ciel était devenu noir en quelques secondes à peine. Et l'éclair avait frappé le sol. Je pousse un long grondement, alors que j'entrouvre les yeux, ces derniers martyrisé par le vent et les gouttes d'eau qui me perce les iris.
Je lutte contre le vent, les muscles bandés, marchant pas après pas comme je pouvais, essayant de faire attention où je pouvais bien mettre les pattes. Je secoue la tête, essayant d'avancer par bond contre le vent, mais c'était peine perdu, et je manquais une nouvelle fois de me faire balayer par la tempête. Je me couche contre le sol, soupirant, fatigué. Je suis las.
Je dresse la tête, poussant un puissant hurlement. Si la lune m'entendait, peut-être verrait-elle cesser la pluie qui m'inonde. Je poussais un autre hurlement, couvert par le bruit du tonnerre, alors que la foudre illumine une silhouette, au milieu de ce mur de pluie. Je pense avoir rêvé, alors que je m'arrête, comme coupé dans le temps. Et un nouvel éclair fend les cieux, et la silhouette luit dans le gris, d'une couleur grise et rouge à la fois. Le sang.
Je me redresse, avançant dans sa direction malgré la tempête. C'était comme si l'ombre de la mort flottait au dessus de cette créature à terre. Je poussais sur mes pattes, avançant un peu plus vite dans sa direction. Malgré le vent et la bourrasque qui me fait perdre pied, j'approche, je suis à sa hauteur, et l'odeur du sang me perce le museau, alors que je le glisse doucement dans sa fourrure. Le loup à mes pattes respire encore. Elle est sale, et faible...
Je pousse un léger grondement, avant de lentement glisser mon corps proche sur sien, la faisant monter sur mon dos. J'étais plus haut et plus large qu'elle, cela devrait aller. Son sang souille mon poil, alors que je baisse la tête, à travers la tempête.
Mais alors que je commence à avancer, le vent perd en intensité, le tempête s'apaise. A croire que la lune a pu m'entendre... Je pousse un soupire, inspirant alors, poussant sur mes pattes pour transporter la louve en direction de ma tanière.

La suite du RP par ici -> Suite


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