Souffle acide du vent, larmes brulantes du ciel. Le monde ne ressemble plus aux paysages d'autrefois. Les cataclysmes ont frappé, des colonnes de flammes et de fumées se sont élevées sur l'horizon. La guerre. La guerre des hommes. Et nous, les loups n'avons eu d'autres choix que de fuir. Nombreux furent nos congénères emportés. Nous traversâmes les plaines cabossées, les forêts de cendres, poursuivis par la faim, traqués par la mort.

Notre salut, nous le devions malheureusement à ceux qui avaient provoqué notre malheur.


 

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 Un tour de Manège ? - Ft. Arès

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Mer 26 Aoû - 21:31


Un tour de manège ?
F: 10 - A: 11 - E: 4

Les guerres à répétitions des hommes ont détruis des paysages autrefois féerique. Mes pattes foulent un sol dénué de vie, un sol poussiéreux a moins que ce ne soit la cendre des bâtisses carbonisées et atomisées. Je me suis éloignée de la meute. Pourquoi ? Errer. Besoin de voir autre chose, mais plus j'avance moins j'ai d'espoir quand à trouver une vue plus jolie que ce désastre de décombres qui s'offre à moi. L'odeur âpres des fumés nocives me grattant les narines, je m'éloigne de tout. Des territoires trop convoités. Je déambule. Ce que je cherche ? Une proie. Des loups que je pourrais espionner... Qu'importe tant que cela m'occupe.

Je ne sais plus depuis combien de temps je marche, j'ai oublié le temps. J'ai perdu de vu mon objectif. J'ai fuis les hommes croisé sur mon chemin, je me suis cachée, je me suis faites discrète, toute petite. Finalement, je trouve refuge au milieu d'arcs métalliques, d'échafaudage, de vielles enseignes autrefois colorées. Je me faufile. Je rampe entre les tubes de métal de la grande roue. Je cherche. Je fouille. Quelque fois que je ferais une extraordinaire découverte, quelque chose d'utile à ma Meute. Je songe à une proie, une plante ou bien une information juteuse à rapporter à Sageeth, notre bras droit. Je me trouve un petit coin tranquille à l’abri des regards, une carcasse de soucoupe servant à faire voyager les hommes vers le ciel pour leur offrir l'horizon. Je me tapis dans l'ombre, secouant mon pelage grisé par la poussière. Je prends soin de moi, l'oreille à l’affût du moindre bruit. Du moindre mouvement. Mes sens en alerte, je commence à désespérer. Cet endroit semble aussi désertique que tout le reste, je me refuse pourtant à rentrer bredouille chez les Sekmets. Je soupire et me couche. La tête posée sur mes pattes, les oreilles dressée.

Soudain, le signe que j'attendais se fait entendre. Un souffle rauque. Épuisé. Je demeure immobile. Prête à bondir. Mais plus rien ne semble bouger. Rampant comme un loup s'approchant de sa proie, je flaire la présence venu se perdre sur mon terrain de jeu. Le vent m'est favorable, j'en profite. Je découvre cette masse au pelage similaire au mien, un loup, un étranger. Il n'appartient pas aux miens et aussitôt mon poil s'hérisse. Il est au sol. Dans un sale état visiblement. Prudemment, je m'approche et tente de le pousser un peu du bout de ma patte avant droite.

«Je peux t'achever si cela est plus facile pour toi ? »

Un ton froid, sincère et incroyablement sérieux. J'aurais peut-être éprouvé de la compassion pour un autre loup, mais là, de l'indifférence suffisant amplement. Voir un léger soupçon d'agressivité, juste de quoi montrer à ce loup que je ne suis pas une douce et gentille femelle.

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Mer 26 Aoû - 22:38

Un tour de manège ...? Ft. Eesia

The death is coming tonight. Coming for us, coming for you. Cause tonight, we belong to the darkness, we belong to death. ▲


La fraîcheur de la nuit est comme les baisés que me faisait ma mère les soirs de grandes chaleurs. Réconfortants, rassurants, comme si le monde qui nous entourait ne nous était pas hostile. Comme si... Et dans cet air si léger, si doux, je me sens comme nostalgique de cette si belle année, cette si courte année où elle était là, présente, bienveillante. Pourtant la douleur me réveilla aussitôt de ce songe. Baissant la tête et grognant dans mes babines, j'observais comme je le pu mon corps.
Le sang le recouvrait en grande partie. Etais-ce entièrement le mien, ou aussi celui  de mon ennemis mortel. Mon poils était désormais rouge. Rouge comme le liquide qui coulait de ma bouche. L'étau autour de mon cou se resserrait. J'avais l'impression que la douleur écrasait mes poumons pour en extraire tout l'air. Pour me détruire à petit feu, pour me faire espérer que la mort soit plus rapide que la souffrance.

Le combat avait été brutal, violent et sans pitié. Sans doute le plus violent de mon existence. Jamais je n'avais ressentis autant de rage autant de colère, et autant de haine. Un ennemis. Voilà ce qu'il était devenu, ce qu'il était à mes yeux. Mon premier parmi ma race, ainsi que le premier à triompher de mon âme. Le monstre indomptable que je renfermais avait été écraser, puissamment, lamentablement. Ma force ne se résumait donc qu'à ça? Qu'à un combat de coq, si fier, si stupide au point que j'en sois à me traîner en ces terres défraîchies, à moitié mort?

Les paysages défilaient, mes pattes m'emmenait dans un endroit que j'avais déjà vu. Un endroit où la pureté de l'âme d'un louveteau m'avait rappelé l'importance de la vie.
J'entendais déjà les grincements du métal, le bruit de la ferraille et son odeur. Reflet de l'abandon et d'une vie de solitude, ces êtres de fer me rappelaient ce que j'étais avant. Un loup seul. Un loup vide tournant en rond. Je me sentais proche de ce lieux, comme attiré par un aimant. J'y avait trouvé le confort de l'eau, le confort de respirer loin de tout. Etais-ce pour ça que je me traînais de la sorte en ces lieux? Pour y mourir en paix? Mais ressent-on seulement vraiment la paix quand on meurt? Mon âme serait-elle enfin guérit? Guérit d'une vie d'errance, d'échec et de solitude.

Les manèges me surplombent de leur grandeur. Je me sens si petit, si faible. Soudain plus rien n'a d'importance. Je me sens voguer. Je me sens tomber. L'odeur du sang flatte mes narines. Je tousse, le souffle court. Je n'aurais pas atteint le tube argenté d'où l'eau perle, si fraîche. Mes forces m'abandonnes, mes yeux se font lourds. Je me sens enfin détendu, le sol est si froid. Est-ce ça, la paix avant la mort? Le silence, et le froid? Un bruit me sort de ma torpeur ainsi que quelque chose qui me touche, provoquant une douleur aussi vive qu'un nouveau coup de crocs.

«Je peux t'achever si cela est plus facile pour toi ? »

Je lève les yeux vers la voix féminine et lointaine qui semble s'adresser à moi. J'ai l'impression que mon esprit me joue des tours. J'ai longtemps parcouru mon reflet dans les eaux acides des ruisseaux. Et le loup en face de moi en est presque l'exacte copie. Cependant je note des pattes blanches, ainsi qu'un air totalement différent du mien. Son odeur et son attitude me sont étrangères. Je ne connais pas cette louve. Un soupir sort de ma gueule quand j'essaye de reprendre assez de souffle pour répondre.

-"Tu peux aussi me laisser seule avec la mort, nous étions en train de prendre un verre, à moins que tu sois jalouse au point de vouloir me garder pour toi."

Ridicule, et grossier. Mais qu'importe, la pitié d'une louve ne m'est pas intéressante. A vrai dire rien ne l'est à mes yeux. Pourtant, elle reste là. Je la sens m'observer en silence. Attend elle que je meurs pour se servir sur mon corps encore chaud, son pesant de viande fraîche. L'idée me déplaît soudain tellement d'être la proie de charognard comme elle, que je me concentre de nouveau sur mes pattes pour me relever. 
Péniblement et longuement, j'y parviens enfin. La terre vacille mais je ne tombe plus. Elle est sur mon chemin. Son attitude hautaine réveille soudain la colère qui s'était tu. 

-" Tu es sur mon chemin, bouge."


Je dois trouver ce tuyau. Je dois boire. Boire pour rester vivant. Boire pour ne pas sombrer dans l'oublis. Ainsi je marche dans ce cimetière de fer, à la recherche du précieux liquide, ignorant la présence derrière moi.




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Jeu 27 Aoû - 16:58


Un tour de manège ?
F: 10 - A: 11 - E: 4

Méfiante, je m'étais un peu reculé de quoi avoir le temps d'esquiver une tentative d'attaque ou de surprise de ce loup en miette. Oui, en miette. Couvert de sang, de plaies... il ne ressemblait plus à grand chose. Il leva les yeux vers moi, l'air surprit. Comme si ce qu'il voyait n'était pas réel. J'aurais sûrement trouvé la similarité entre nos deux silhouette si il n'avait pas été maquillé de sang et de terre, ni amoché de la sorte. Si bien que je ne comprenais pas ses clignements de paupières. Il soupire. Faiblement. Il cherche en lui la force de me répondre. L'espace d'un instant je doute qu'il y parvienne, mais sa voix sèche se fait entendre :

« Tu peux aussi me laisser seule avec la mort, nous étions en train de prendre un verre, à moins que tu sois jalouse au point de vouloir me garder pour toi. »

De l'humour ? Un sarcasme. De l'auto-dérision. J'esquisse un sourire malsain. Le pauvre ne sait même plus ce qu'il dit et ose encore provoquer dans son état. Pitoyable. Dédaigneuse, je le fixe comme la merde qu'il est. L'insecte insignifiant que je pourrais écraser d'un coup de patte, saigner d'un coup de crocs. Jalouse. Que ne faut-il pas entendre ? Le garder pour lui. Pour faire quoi ? Il n'est plus bon à rien et il empeste. Je fronce le museau à cette effroyable constatation. Il tremble. Il force pour se redresser. Un revirement de situation?Non, juste de l'inconscience. Un mâle si macho qu'il utilise ces dernières forces pour prouver qu'il n'est nullement une épave prête à mourir. Je ne sais pas d'où lui viennent ces dernières ressources, mais dans son état c'est tout simplement de la folie. Sa fierté le pousse à être des plus désagréable.

« Tu es sur mon chemin, bouge. »

Je grogne, mais ne rétorque pas. Je l'ai observé durant tout ce temps, ce temps passé à lutter péniblement contre la souffrance et l'impuissance. Une fois sur ces quatre pattes, il se risque à marcher. Je le vois bien s'écrouler quelques mètres plus loin mais il n'en est rien. Il m'ignore. Du moins il essaie. Je suis fougueuse. Vive. Je cours et bondis dans tout les sens. Une équilibriste sur les tuyaux de métal, une façon de me moquer ouvertement. Il doit chercher quelque chose pour m'ignorer de la sorte. Mais il n'est pas d'humeur à communiquer avec moi, alors je cherche. Je fouille. Un tuyau argenté attire mon regard, de l'eau s'en écoule. C'est donc ça qu'il cherche, de quoi boire. Je bloque du mieux que je peux cette arrivée, il doit se demander ce que je fais. De mon air hautain l'on pourrait croire que je l'empêche d'atteindre son but. Que je suis Cruelle. Peut-être bien mais pas suffisamment pour achever un loup dans un état si fébrile. Quelle gloire pourrais-je en tirer ? Aucune. Non, mon intention est toute autre. Je me décale une fois qu'il est assez proche pour que l'eau lui jaillisse dessus et le lave, à lui de faire le reste pour s'hydrater.

« Comment tu trouves la douche ? Dis-toi que tu en avais grandement besoin ! »

Ajoutais-je dans un fin rictus. J'en profite pour passer ma gueule dans le jet et me rafraîchir. Je me secoue et redescend de mon perchoir. Je reviens près de lui. Je l'analyse silencieuse. Que pourrais-je lui dire ? Pas grand chose. Ma curiosité me démange... et je finis par y céder.

« Qui est ce qui t'a mit dans cet état ? les hommes ? »

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Mer 2 Sep - 12:01

Un tour de manège ...? Ft. Eesia

The death is coming tonight. Coming for us, coming for you. Cause tonight, we belong to the darkness, we belong to death. ▲



Elle est étrange. Vive. Elle ne cesse de bouger, escalader, courir, trotter, tourner autour de moi. On dirait un louveteau qui n'attend que de s'amuser. Qu'est ce qui peut bien la rendre comme ça? La découverte d'un loup en piteux état? Je grognais d'agacement. Elle n'avait nullement l'intention de me laisser tranquille. Je la vie alors me dépasser un peu plus vite cette fois. Ma tête était lourde, et mes plus épuisants l'un que l'autre, mais je réussis à hausser la tête dans sa direction. Elle avait trouvé le tuyau argenté brisé d'où s'écoulait une eau un peu âpre mais correct pour qui en avait vitalement besoin. 
Je ne sais pas ce qu'elle manigança mais les "plocs" de l'eau qui s'égouttait du tuyau cessèrent. Quand je fus à son niveau, je scruta sa patte à l'entrée de celui ci, imaginant à l'avance la bêtise qu'elle allait faire.

Et elle la fit. Enlevant sa patte, le jet d'eau autrefois bouché, s'élança avec une pression plus forte sur ma tête. Le choc de l'eau me parut comme un marteau froid s'abattant sur mon pelage. Il me fit vaciller, mais la crasse qui couvrait mon poils ainsi que le sang coulait avec l'eau, sur le sol. Je l'entendais marmonner des phrases toujours avec son air hautain et satisfait, mais n'y fit nullement attention. Quand la pression redescendit, je me sentais plus léger. Ébouriffant mon pelage, et secouant mes pattes, je me débarrassais de l'eau stagnant sur ceux ci, et arrosant l'étrangère volontairement.

-"Qui est ce qui t'a mit dans cet état? Les hommes?"


Sa curiosité me tira un sourire qui élargit mes babines. Les hommes? Ils ne pourraient rien contre moi. Je ne les laisserai jamais m'avoir. Ils connaîtront tous le même sors que celui que j'ai égorgé avec Nyméria un peu plus tôt dans la journée. Non. Cet état, je le devais à Tybalt, ce loup dont jamais je n'oublierais le nom, ni le visage, ni les yeux. Rarement j'avais reconnu la puissance d'autrui, mais la sienne, elle était impressionnante. Et j'allais devoir m'entraîner, récupérer, si je voulais un jour pouvoir me venger.


-"Nul homme n'est capable d'un tel combat."


La fatigue revient au galop quand je du me déplacer de nouveau. Je savais que je ne serais pas capable de me débarrasser de la gêneuse trop curieuse, et que j'étais obliger de m'allonger afin de récupérer assez de force pour rentrer au sein de la meute.

-"Que fais-tu ici louve? Tu m'es inconnue."

M'allongeant à mon tour, je cédais à la fraîcheur du sol, et de l'herbe sauvage qui avait poussé ici à là, au milieu de ce cimetière de fer. L'après-midi allait être long. Autant en profiter pour savoir à qui avais-je à faire.





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Sam 19 Sep - 16:29

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Helya
Braise d'Hiver
Braise d'Hiver

Fiche de personnage
force:
Un tour de Manège ? - Ft. Arès Qkci105/100Un tour de Manège ? - Ft. Arès Qkci  (105/100)
agilité:
Un tour de Manège ? - Ft. Arès Qkci105/100Un tour de Manège ? - Ft. Arès Qkci  (105/100)
endurance:
Un tour de Manège ? - Ft. Arès Qkci105/100Un tour de Manège ? - Ft. Arès Qkci  (105/100)
Helya
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Jeu 8 Oct - 11:44

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Ven 9 Oct - 17:06


Un tour de manège ?
F: 10 - A: 11 - E: 4

Pour un loup en piteux état, il ne manquait pas de répartie ni de vigilance. Son pelage défait de toutes formes d'insalubrité, il me paraissait beaucoup moins faible. Avais-je ressenti de la pitié ? Probablement. Il ne se gêna pas pour me faire payer sa douche froide en secouant son pelage frénétiquement pour l'égoutter quand je tournais autour de lui. Joueuse, je ne lui montrais pas les crocs et jappais joyeusement. Ma curiosité lui avait enfin étiré les babines. Je l'observais ruminer. Le regard sombre. Qu'avait-il vécu de si dérangeant pour se mettre dans un état pareil. Le ton froid qu'il employa pour me répondre me fit me redresser:

"Nul homme n'est capable d'un tel combat."

Il marquait un point et ces blessures n'en étaient pas caractéristiques. Un autre loup dans ce cas, sa fierté dû en prendre un sacré coup, cela expliquerait ces difficultés à relater les évènements. La fatigue toujours présente il chancela un instant avant de se reprendre pour aller s'étaler à quelques mètres de là. Il s'allongea sur le sol parsemé d'herbes sauvages. Je m'approchais doucement. Toujours méfiante. Néanmoins mon instinct me suggérait de faire quelque chose pour lui, alors je décidais de prendre place à ces côtés. Silencieuse.
Il ne fit aucunes remarques à ce sujet et se contenta de m'interroger sur mon identité. Qui suis-je ? Moi qui lui est inconnue. Je pose ma tête sur mes pattes avant et je décide de me présenter:

"Eesia. J'appartiens aux Sekmets. Pour le reste, il n'y a pas grand chose à savoir. Et toi qui es-tu ?"

Je le considérais longuement, le regard en biais pour pouvoir le discerner convenablement. Je ne comprenais pas en quoi mon identité pouvait bien lui être utile et je poussais un soupir à cette pensée. Que pourrait-il en tirer ? Tant qu'il n'essayait pas de me nuire, je ne lui nuirait pas. J'hésitais un instant à me rapprocher de lui pour partager ma chaleur, mais je jugeais plus prudent de la lui proposer plutôt que de la lui imposer.

"Je peux veiller sur toi, le temps que tu te reposes et récupère ? Du moins si accepter l'aide que l'on te propose ne t'écorche pas!"

Une pique. j'étais persuadée qu'il m'enverrait sur les roses. Qu'il me prendrait de haut pour me remettre soigneusement à ma place.

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