Souffle acide du vent, larmes brulantes du ciel. Le monde ne ressemble plus aux paysages d'autrefois. Les cataclysmes ont frappé, des colonnes de flammes et de fumées se sont élevées sur l'horizon. La guerre. La guerre des hommes. Et nous, les loups n'avons eu d'autres choix que de fuir. Nombreux furent nos congénères emportés. Nous traversâmes les plaines cabossées, les forêts de cendres, poursuivis par la faim, traqués par la mort.

Notre salut, nous le devions malheureusement à ceux qui avaient provoqué notre malheur.


 

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 Again and again earth skills ( solo )

Bleu de l'Empereur
Bleu de l'Empereur

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Jeu 16 Mar - 18:32

Mes pattes m'ont menées de l'autre coté de la baie séparant le continent de l’île en forme de croissant de lune. Mes pas m'ont conduits machinalement jusqu'à cette fameuse foret si différente de toute celle que j'avais pu connaître et traverser par le passé. Cette foret dans laquelle j'avais revu et combattu Reithkin un solitaire avec lequel j'avais participé à l'exode. Un sourire étire lentement mes babines à ce souvenir. Sacré combattant que ce loup. Je pénètre dans les bois d'un pas tranquille et m'assois sur mon séant avant de balayer les alentours du regard. Je réfléchis durant quelques instants tout en détaillant les lieux d'un œil inquisiteur. Un entraînement au combat m'irait très bien j'ai besoin de progresser de ce coté là. Le loup fauve avait réussi à me balayer et me contrer bien trop facilement à mon goût quand bien même la réciproque s'était révélée vraie. Alors, je me relève d'un bond et m'ébroue furieusement dans tous les sens avant de m'étirer de long en large et en travers afin de préparer mes muscles à l'effort soutenu auquel ils vont devoir contribuer.

Puis, je m'élance à toute allure vers le premier arbre sur mon chemin. Je fixe le tronc noueux du regard et ne le lâche plus tandis que mes pattes martèlent le sol à un rythme régulier et rapide. De la poussière et des feuilles volettent dans mon sillage alors que je galope vers ma première cible. Une fois arrivé à quelques pas, je freine des quatre fers le plus brutalement possible et atteins quasiment le tronc. Un mouvement sec de la patte avant projette une volée de terre sèche vers le haut du tronc et je sépare la distance me séparant de mon adversaire sylvestre à priori aveuglé d'un bond leste avant de me dresser sur mes pattes arrières et de planter mes crocs dans l'écorce noueuse du tronc. Mes crocs s'accrochent durement au bois et le broie petit à petit tout en grognant furieusement. J'arrache l'écorce méthodiquement en retirant et plantant mes crocs de manière régulière. Prenant le temps de cracher les copeaux de bois se collant désagréablement à mon palais. Avant de repartir à l'assaut de l’être sylvestre incapable de se défendre.

Mes crocs taillent dans le bois, déchirent et creusent le végétal avec hargne et sauvagerie. Je finis par me laisser retomber sur mes quatre pattes avant de bondir en arrière en claquant des mâchoires dans le vide. Mes yeux bleus océan se verrouillent sur le tronc à demi courbé face à moi et je me mets à lui tourner autour en grondant tel un moteur de hors bord. De la bave dégouline de mes babines alors que je tourne autour du tronc. Je feinte à plusieurs reprises en faisant semblant de bondir en avant pour attaquer alors que je ne dévie pas du cercle martial que je trace autour du tronc insulaire. Je fais mine de me jeter en avant une fois puis deux avant de finalement briser la régularité de ma création circulaire et me jeter en avant d'un bond rapide. Je baisse brusquement la tète avant de me laisser rouler sur le coté puis me relever et de décocher dans la foulée un coup de patte arrière vers le haut. Je fais volte face et m'élance vers le tronc marron que je percute de l'épaule avant de me replier d'un bond sur le coté. Mes griffes fusent dans le vide tandis que je bondis une nouvelle fois pour me trouver au plus près de l'arbre. Je décoche un coup de museau dans le tronc avant de balayer le bas du tronc d'un mouvement de la patte.

Mes griffes caressent durement l'écorce avec application et je lacère encore et encore le bois qui se détache peu à peu du reste du tronc courbé. Mes mouvements sont machinaux et puissants. Je frappe avec précision et brutalité comme je le ferais face à un ennemi potentiel. Je ne laisse aucun répit au bois tout comme je ne me laisse aucun répit. Ma fourrure s'est plaquée contre ma peau, ruisselante de sueur et mon cœur bat à toute allure. Mais je ne relâche pas mes efforts car je sais que je peux encore continuer. En effet mes derniers entraînements commencent déjà à porter leurs fruits.
Je me laisse tomber sur le coté et laisse mes pattes mouliner furieusement dans le vide tandis que mes crocs s'enfoncent dans l'écorce une nouvelle fois. Je me contorsionne pour marteler le tronc noueux de coups de pattes puissants. Parallèlement à cet assaut mes crocs se resserrent sur ma prise. Je finis par me laisser rouler un peu plus loin et me relever d'un bond puissant.

Je me jette sur le coté d'un bond rapide avant de galoper de l'autre coté du tronc une fois puis une autre. Levant une patte avant je fais mine de parer une attaque avant de me mettre à ruer dans tout les sens sur place. Je finis par me plaquer de dos contre le bois noueux comme si j'écrasais un opposant vissé à mon dos et je conclus mon entraînement en me dressant sur mes pattes arrières pour bondir le plus haut possible. Je ne parviens pas à atteindre la branche basse que je cherchais à enserrer entre mes crocs. Alors, je décide de conclure ma séance et me tasse en boule près de l'ombre protectrice de l'arbre qui venait de me servir de cible d’entraînement. Je me laisse bien vite gagner par le sommeil.
Bleu de l'Empereur
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Jeu 16 Mar - 18:34

Lorsque je me réveille quelques heures plus tard je suis aussi frais et reposé qu'un gardon. Les douleurs dans mes muscles ne sont plus qu'un mauvais souvenir et je me relève doucement avant de me lécher machinalement le poitrail par habitude. Je décide de ne pas perdre une seconde et de me remettre à m’entraîner de ce pas alors je laisse mon regard balayer les environs à la recherche d'un bout de bois suffisamment lourd pour corser mon parcours d'obstacle mais je n'en trouve aucun. Alors, je me remémore mon entraînement précédent et lève brusquement la gueule vers la branche basse se trouvant au dessus de ma gueule. Je recule de ma position afin de prendre de l'élan avant de m'élancer sans crier gare et galoper sur une courte distance pour atteindre le tronc sur lequel je bondis comme un point d'appui.

Avant de bondir une nouvelle fois dans une impulsion soudaine afin de ne pas retomber lourdement au sol. Ce second bond est bref et glissant mais me projette plus en hauteur vers la branche tant désirée. Je claque des mâchoires au moment opportun et parviens à les renfermer sur le bout de bois qui ploie peu à peu sous mon poids. Je balance des pattes dans le vide afin d’accélérer le processus de brisement de la branche. Je me balance ainsi durant quelques minutes d'avant en arrière, d'arrière en avant jusqu'à ce que le bruit caractéristique d'une branche qui se fend ne résonne dans mes oreilles. La branche finit par se décrocher du tronc et m’entraîne dans sa chute. Mes crocs ripent et je perds ma prise sur le bois avant d’atterrir lourdement sur le sol. Le souffle coupé je peste mais ai le réflexe de me décaler de justesse dans une roulade afin de ne pas recevoir mon trophée sur le coin de la gueule.

Je prends le temps qu'il faut pour reprendre mon souffle et récupérer de cette chute prévisible mais brutale qui n'est pas sans douleur. Lorsque je me relève quelques minutes plus tard, je vérifie rapidement que je n'ai rien de cassé avant de fourrer la branche dans ma gueule. Elle est relativement plus longue que ce que j'utilise habituellement et un brin plus lourde mais je prends le temps de m'y habituer en faisant quelques pas autour de l'arbre. Je laisse ma mâchoire se faire au poids dans ma gueule avant de m'élancer au petit trot vers les profondeurs de la foret atypique. Je trotte au milieu des bois à une allure modérée mon bout de bois fermement ancré dans ma gueule. Mes foulées sont amples et régulières et je trotte sans me forcer dans cette végétation luxuriante. Je bondis sur un tronc recourbé dans un angle impossible avant de bondir une nouvelle fois sur une souche un peu plus loin. Mes pattes frôlent de nouveau le sol terreux quelques instants plus tard. Je ralentis légèrement pour me glisser sous un tronc abattu par la foudre et me mets à ramper en me tortillant dans tout les sens.

Je ne tarde pas à être couvert de poussière et de terre mais je m'en moque. Je pousse sur mes pattes arrières et impulse de l'arrière vers l'avant. Je rampe durant quelques instants sans relâcher mon poids de la gueule. Le bout de bois racle le sol tantôt d'un coté et de l'autre. Le crissement résonne horriblement dans mes oreilles et je ne suis pas mécontent de me relever de l'autre coté de l'obstacle de fortune. Je m'élance une nouvelle fois et cette fois je ne tarde pas à dépasser l'allure précédente et à galoper au cœur des bois. Je me lance dans une série d'esquive en slalomant entre plusieurs arbres pluri centenaires. Ma queue frôle de l'écorce rugueuse tandis que je galope entre les arbres en me jetant tantôt à gauche tantôt à droite. Mes bonds saccadent ma course et je commence à fatiguer. Le poids de la branche commence peu à peu à se faire sentir. Pourtant je continue de galoper à la même vitesse.

Le martèlement de mes pattes sur le sol des bois résonnent comme une symphonie mélodieuse dans mes oreilles. Je galope encore et encore bien décidé à traverser entièrement les bois et atteindre la cote de l’Île. Mais, je commence à me dire que je n'y arriverais pas tant mes muscles me brûlent. Je décide finalement de bifurquer vers une autre série d'obstacles naturels. Je bondis au dessus d'un buisson d'épineux avant de faire de même au dessus d'un buisson aux feuilles très colorées. Je termine ma course en me jetant entre deux arbres relativement rapprochés dans une roulade un brin inspirée avant de laisser tomber la branche au sol. Je lève le museau vers le ciel et constate que la journée est bien avancée alors je fais le choix de dormir sur place. M'ébrouant rapidement je me mets ensuite en quête d'une tanière improvisée.

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Jeu 16 Mar - 18:34

Le membre 'Roan' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


#1 'Dé de chasse' : 3, 15

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#2 'Dé de recherche' :
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Jeu 16 Mar - 18:37

Durant la journée je tente de chasser mais mes efforts se révèlent vains alors je retourne dans ma tanière de fortune pour me reposer avant de retenter ma chance dans la nuit. La nuit est mon élément. Les choses se passeraient différemment j'en étais certain.

Immobile au milieu de la foret des dunes, je me fonds dans la nuit sans étoile telle une ombre silencieuse. Seuls mes yeux bleutés scintillent dans les ténèbres et je me tapis un peu plus à l’affût de ma cachette. Un buisson épais aux feuilles rousses et sombres à l'effluve peu prononcée. Il aurait été bien idiot de se cacher dans un buisson dont les feuilles dégageaient une odeur entêtante. Je me plaque presque contre le sol dans mon abri de fortune duquel je laisse mes sens planer dans les bois ensommeillés. Mes oreilles captent des bruissements dans les parages et remuent dans le sens du son alertant ma vigilance. Mon odorat de chasseur se déploie rapidement presque mécaniquement dans la direction indiquée tandis que de mes yeux je cherche à débusquer le voisin dérangeant.

L'effluve d'un lièvre ne tarde pas à s’infiltrer dans mes narines et je salive d'avance à l'idée de sentir le goût de la chair tendre de l'herbivore sous mes crocs. Je ne bouge pas d'un iota et attends que l'imprudent se rapproche de ma position pour jaillir tel un diable hors de sa boite et frapper vite et fort. Les minutes défilent tandis que je prends mon mal en patience aussi silencieux qu'un mort. Finalement le petit animal finit par émerger un peu plus loin et je continue d'attendre qu'il se rapproche mais l’herbivore ne semble pas décider à se jeter dans la gueule du loup. Sage décision. Je bondis hors du buisson ce qui arrache une bonne dizaine de feuilles au passage et brise quelques branches. Je me précipite à toute allure vers le lièvre qui détale en sentant le sol trembler du fait de mes foulées rapides et puissantes.

La course nocturne se révèle ardue mais grisante et je galope à toute allure derrière ma proie en savourant l'ivresse de la traque à sa juste valeur. Je bondis par dessus un obstacle que j'ai du mal à identifier mais qui s'avère un ralentissement dans ma cavalcade effrénée pour attraper mon casse croûte. Je décide de ne pas trop m'épuiser dans cette lutte pour la survie basée sur la vitesse pure car j'ai passé ces derniers jours sur l’île alors je commence à la connaître de mieux en mieux. Je bifurque donc vers l'ouest bien décidé à abattre ma proie en m'économisant.

Ce raccourci devrait me permettre de lui couper la route un peu plus loin si le lièvre ne s'est pas jeté dans un terrier avant bien évidemment. C'est là tout le risque de le perdre de vue. Mais je fais confiance à mon odorat pour ne pas le perdre. Alors je galope à toute allure à travers la végétation toujours aussi dense de ce coin de l’île. Des feuilles me fouettent le visage sur mon chemin et je grogne de mécontentement sans ralentir. Un bond sur une souche me fait gagner du temps lorsque j’atterris sur une autre souche un peu plus loin. Allez Roan ce n'est pas le moment de faiblir mon vieux. Tu y es presque. Je bondis en mettant toutes mes forces dans le saut pour atterrir entre deux arbres. Comme prévu le lièvre file dans ma direction et au lieu de l'attendre je préfère ne prendre aucun risque et me jette en avant.

Au moment ou l'herbivore tente de freiner des quatre fers pour faire volte face. Mes crocs claquent dans son dos et s'enfoncent dans son duvet. Le sang se met à couler alors que l'animal tente malgré tout de s'échapper de ma prise en battant rageusement des pattes dans tous les sens. Je broie sa colonne vertébrale avant de l'achever d'un coup de croc expéditif. Voilà une bonne chose de faite. Je rentre au bercail ma prise dans la gueule.
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Jeu 16 Mar - 18:40

L'exploration est un exercice de curiosité et d'observation prudente que j'apprécie tout particulièrement. Bien moins sportif que les entraînements et bien moins intense qu'une chasse. Je trouve que l'exploration a presque quelque chose de reposant quand on y pense. J'arpente la foret des dunes après une bonne nuit de sommeil. Tous les sens à l’affût de la moindre découverte potentielle pouvant s'avérer utile d'une manière ou d'une autre et ce un jour ou l'autre. Je chemine au milieu de cette végétation dense. Mon regard ne tarde pas à être attiré par un objet de facture humaine à quelques mètres et je me précipite devant l'objet d'un pas rapide. Mes pattes se mettent à gratter la surface boueuse avec acharnement et je tends mes muscles sous ma peau afin de creuser plus efficacement. Je creuse inlassablement à toute allure. Excité par ce que je pourrais tirer de ce drôle de trou. Je finis par planter mes crocs dans ma découverte pour la hisser hors du trou. Je déblaie la terre de ma trouvaille en la balayant de la patte. Je saisis ma découverte entre mes crocs et me remets en chemin un sourire satisfait sur les babines. Sur le chemin de ma tanière de fortune, je tombe sur une plante me paraissant intéressante alors je l'arrache du sol le plus délicatement possible avant de la caler comme je peux dans ma trouvaille précédente afin de ne pas trop l’abîmer. Il est temps d'aller se reposer.
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Sam 25 Mar - 19:01

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Sam 25 Mar - 19:01

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#1 'Dé de chasse' : 14, 14

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#2 'Dé de recherche' :
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