Souffle acide du vent, larmes brulantes du ciel. Le monde ne ressemble plus aux paysages d'autrefois. Les cataclysmes ont frappé, des colonnes de flammes et de fumées se sont élevées sur l'horizon. La guerre. La guerre des hommes. Et nous, les loups n'avons eu d'autres choix que de fuir. Nombreux furent nos congénères emportés. Nous traversâmes les plaines cabossées, les forêts de cendres, poursuivis par la faim, traqués par la mort.

Notre salut, nous le devions malheureusement à ceux qui avaient provoqué notre malheur.


 

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 born to die - feat roan

Exode Blanc
Exode Blanc

Fiche de personnage
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6/100  (6/100)
agilité:
2/100  (2/100)
endurance:
8/100  (8/100)
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Mer 1 Mar - 18:26

5/5/10

L’aube d’un nouveau jour. Étrangement, les rayons du soleil ne parvenaient pas à percer la fine couche de nuage qui surplombe l’ancien hôpital. Il ne faisait pas vraiment beau ce jour-là ; la bruine s’installa très tôt et la brume s’imposa sur ce terrain encore inconnu pour la jeune solitaire. Louna était parvenue jusqu’ici au petit matin ; elle cherchait l’aventure, elle frôlait le danger en toutes circonstances sans se douter de ce qui pourrait lui arriver. Pourtant, des hommes avaient gardé une petite partie de cet hôpital pour y prodiguer quelques soins. La louve était aussi curieuse qu’un louvard en plein apprentissage. Elle s’approchait de cette zone étrange et remplie de mystères. Cependant, elle resta prudente malgré sa curiosité excessive. Restant sur ses gardes, elle observa la structure de loin, restant cachée dans un buisson situé à proximité.

La jeune vagabonde se sentait prête ; elle voulait braver le danger et pénétrer dans cette enceinte. Seulement, des hommes gardaient l’entrée de l’hôpital et il lui était assez difficile d’élaborer un plan pour y entrer sans qu’elle ne se fasse repérer. Alors, faisant preuve d’ingéniosité, Exode Blanc sorti le grand jeu ; elle sorti de son buisson et s’approcha des gardes en boitant, la gueule de travers, en imitant un loup blessé. Elle se coucha devant l’un d’eux et se mis sur le dos, dévoilant son ventre en signe de soumission.

« Bah alors toi, qu’est-ce qu’il ne va pas ? Eh Gary, faut que Lizzie s’en occupe, il est pas bien ce clebs, et vu sa gueule moi ça m’fait peur … »

Continuant de jouer le malade imaginaire, Louna réussit son coup ; en effet les deux hommes l’amenèrent dans l’enceinte de l’hôpital, prenant tout de même leurs précautions pour ne pas se faire mordre. Ils conduirent la louve dans une salle où une bonne femme l'attendait. Elle n'avait pas l'air très aimable ; et Louna l'avait remarqué. Angoissée par toutes ces machines, elle resta sur ses gardes en continuant de jouer la comédie. La femme s'approcha avec une énorme muselière avec des lanières de cuire très épaisses. Exode Blanc recula à toute vitesse, effrayée. Elle heurta une petite table et fit tomber quelques verres qui étaient posés dessus. Iils se cassèrent et se brisèrent en milles morceaux : la panique pris la vagabonde d'un seul coup. Louna sursauta et, plaquant ses oreilles le long de son échine, sorti de son jeu et redevint la belle louve en pleine santé. Elle montrait les crocs en guise d'avertissement et priait pour qu'il ne lui arrive rien. Décidément elle n'aurait pas du rentrer ici ... La solitaire bondit par dessus la table d'opérations où la louve devait être examinée et pris la fuite en un éclair. Le personnel sonna l'alarme et les sirènes retentirent. La femelle cherchait une sortie : il fallait qu'elle s'échappe, au plus vite !
Bleu de l'Empereur
Bleu de l'Empereur

Fiche de personnage
force:
38/100  (38/100)
agilité:
39/100  (39/100)
endurance:
38/100  (38/100)
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Dim 5 Mar - 18:00

Je m'étais rendu dans les terres qui grouillaient encore de deux pattes par goût du risque et par intérêt car qui disait bipèdes, disait ressources en tout genre à leur dérober au nez et à la barbe. Fort heureusement ce genre de terres n'étaient pas légions dans les environs. Du moins la présence de bipèdes semblait relativement éparse et relative ce dont je n'allais certainement pas me plaindre. Je m'étais par conséquent approcher en catimini d'un vieux bâtiment en pierre qui semblait avoir été relativement épargné par le chaos et les armes destructrices des sans fourrure et autour de laquelle flottait une odeur de deux pattes plus marquée, signe d'une présence bien réelle. J'avais longuement humé les environs à la recherche du moindre indice olfactif de la présence de quelque chose d'intéressant dans l'imposant nid de bipèdes qui semblait d’ailleurs grouiller comme une fourmilière.

Je ne décèle rien de bien particulier si ce n'est une légère odeur aigre et acide alors je décide de pénétrer sur les lieux pour voir ce que je pourrais dérober directement dans l'action. Qui sait si je ne déniche pas de médicaments canins ou ce genre de choses particulièrement précieuses pour les guérisseurs qui me permettrait de marchander. Sans perdre une seconde de plus en tergiversation inutile, je m'approche d'une entrée devant laquelle deux sans fourrure discutent bruyamment. L'un des deux semble inspirer la fumée d'un drôle de bâton avant de la recracher dans la foulée. Je me tapis dans l'ombre d'un muret adjacent et reste à l’affût d'une opportunité de pnétrer sur les lieux. La porte est ouverte mais je me doute qu'elle se refermera lorsque les deux amateurs de fumée et de gesticulations rentreront. Finalement, l'un des deux bipèdes jettent son minuscule bâton sur le sol et l'écrase du talon. Les deux hommes se retournent pour rentrer et je m'élance hors de ma cachette.

Les deux bipèdes rentrent dans le bâtiment et la porte se referme sous mes yeux impuissants alors je bondis et parviens à glisser l'une de mes pattes dans l'ouverture juste avant qu'elle ne se clôture à jamais devant moi. Je pousse de toutes mes forces à l'aide de mes deux pattes avant et parviens à repousser la planche de bois plus loin. Voilà l'entrée du poulailler. Je pénètre sur les lieux d'un pas tranquille, un sourire satisfait sur les babines.

(…)
J'ai arpenté les lieux en faisant bien attention à ne pas me faire repérer par un deux pattes qui ne manquerait pas de réagir de manière hostile envers le prédateur que je suis. J'ai eu beau cherché quelque chose d'utile, je n'ai rien trouvé sans compter que bien des portes étaient fermés. Un coup dans l'eau j'en ai bien peur. Je continue de cheminer en me disant que je ferais mieux de chercher une sortie pour quitter ce guêpier avant qu'il ne devienne un piège se refermant sur moi. Soudain arrivé à un carrefour je me rends compte qu'une effluve lupine flotte dans les airs et bifurque de ma trajectoire. Une louve au pelage immaculée galope à toute allure dans ma direction. Prenant le temps de l'observer rapidement, j'écarquille les yeux de surprise lorsque je reconnais une des solitaires ayant connue l'exode des terres du sud avec moi. Je tends l'oreille et entends une cavalcade et des bruits de course de pas bipèdes et sens une accentuation d'odeur de sans fourrure. Ça ne sent pas bon du tout ça.

Au lieu de me sentir irrité par cette louve car après tout c'est elle qui vient de me mettre dans le pétrin en se trouvant sur ma trajectoire d'exploration et qui m'amène des bipèdes furieux aux trousses je ressens un élan de solidarité profond pour une ancienne partenaire de fuite. Fuir encore et toujours face à la nature. Face aux hommes. Tss. Mon élan de conservation se déclenche au bon moment et je m'élance à la suite de la louve avant de lui lancer : Suis moi solitaire. Il faut que l'on sorte de là.

Oui, je rabâche des évidences mais cela ne fait jamais de mal surtout dans les situations critiques. Je me fie à mon odorat et à tout mes sens pour déceler un courant d'air qui pourrait indiquer une quelconque ouverture sur l'extérieur. Je bifurque finalement au détour d'un couloir avant de freiner des quatre fers devant un cadre de fenêtre dans lequel il n'y a plus de fenêtre mais du carton entre autre matières destructible avec un peu de bonne volonté. Je lance un coup de patte dans le carton et celui ci est troué. Je tends l'oreille et comprends que les deux pattes sont trop proches alors je lance à la solitaire au pelage immaculé. Détruit ce colmatage et fuis. Je vais les occuper pour te donner du temps avant de te rejoindre.

L'aplomb dans ma voix pourrait faire passer ce programme pour une promenade de santé alors que c'est loin d’être le cas. Je pourrais très bien me faire capturer par ces deux pattes. Et tout cela pourquoi ? Parce que je ne peux pas m’empêcher de jouer les héros au nom d'un code moral que je suis bien le seul à respecter. Je m'élance dans la direction des bipèdes sans attendre de réponse de la blanche. Je ne veux pas mourir stupidement aujourd'hui. Mais ma haine des bipèdes supplante mon appréhension.

 born to die - feat roan


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