Souffle acide du vent, larmes brulantes du ciel. Le monde ne ressemble plus aux paysages d'autrefois. Les cataclysmes ont frappé, des colonnes de flammes et de fumées se sont élevées sur l'horizon. La guerre. La guerre des hommes. Et nous, les loups n'avons eu d'autres choix que de fuir. Nombreux furent nos congénères emportés. Nous traversâmes les plaines cabossées, les forêts de cendres, poursuivis par la faim, traqués par la mort.

Notre salut, nous le devions malheureusement à ceux qui avaient provoqué notre malheur.


 

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 Natblida yu gonplei (entrainement solo)

Bleu de l'Empereur
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Jeu 9 Fév - 22:52


Natblida yu gonplei

Mes premières chasses sur les terres nouvellement occupés par les loups et les louves exilés des terres du sud se sont révélés peu fructueuses. Mais la chasse n'est pas le seul moyen de se nourrir. La recherche peut également parfois révéler d'agréables surprises. Ce n'avait pas vraiment été le cas d'un point de vue alimentaire car il faudrait bien plus qu'un modeste insecte pour me nourrir convenablement et par la même retrouver les forces que l'exode m'avait coûté. Néanmoins, l'objet de facture humaine qui se révélerait probablement utile un jour ou l'autre se trouvait désormais dans ma tanière du moins dans la première que je m'étais aménagé dans ces terres inexplorés. Je réfléchissais à l'usage que je pourrais faire de ma découverte tout en arpentant les terres littorales du nord. Le spectacle de l'océan caressant le sable quelques centaines de mètres plus bas est agréable et reposant pourtant je ne m'éternise pas dans la contemplation et reprends mon chemin. J'imagine qu'une arme ne peut servir à personne d'autre qu'à un deux pattes. Tss. Décision épineuse que celle de donner le bâton pour se faire battre afin d'en retirer un bénéfice immédiat. De toute manière, le sujet est clos pour l'instant car aux dernières nouvelles je ne connais pas de deux pattes. Encore heureux. Mes pattes me conduisent jusqu'à un ensemble de nids de bipèdes abandonnés. Les ruines sont gigantesques et impressionnantes. Je lève le museau et hume l'air ambiant afin de m'assurer qu'il n'y a pas d'humains dans les parages. Je décèle une effluve très ténue signe que l'activité des deux pattes dans les parages est relativement faible. Je m'approche en trottant tout en restant néanmoins sur mes gardes car j'ai malheureusement déjà vu de quoi les deux pattes étaient capables. Rien d'étonnant à ce que je ne préfère pas les recroiser avant très longtemps. Je m'approche d'une ruine de taille titanesque et détaille les environs. Un peu plus loin des navires éventrés semblent échoués sur le littoral, des quais voient quelques monstres marins de taille plus relative amarrés et des débris et déchets parsèment les lieux morts sur lesquels je me suis engagé. Je m'ébroue après avoir longuement inspiré une grande goulée d'air frais teinté d'un goût marin. Je visualise mentalement un parcours d'obstacle potentiel avant de m'élancer au trot vers un premier obstacle de ferraille par dessus lequel je bondis avec habileté. Je continue de trotter afin de faire chauffer mes muscles et habituer mes muscles à l'effort à venir. Mes pattes effleurent le sol fait dans une étrange matière désagréable au contact tandis qu'une brise marine balaie ma fourrure. Je cours à une allure modérée sur quelques mètres avant de passer entre deux tonneaux à la même allure. Un monstre de fer parfaitement à sa place dans ce décor sinistrement marqué par l'empreinte des bipèdes se dresse soudainement devant moi et je me plaque au sol afin de ramper sous le monstre non sans ressentir une certaine appréhension à l'idée que ce dernier ne se réveille soudainement et m'écrase de sa masse menaçante. Je pousse sur mes pattes arrières, me déhanche tel un serpent tout en me traînant dans ce tunnel de fortune. Je pousse encore et toujours, impulsion après impulsion tandis que le haut de mon corps racle le ventre du monstre de fer. J'atteins finalement l'autre coté et me redresse dans la lumière froide du jour. Je m'élance une nouvelle fois cette fois à une vitesse plus importante sans galoper pour autant. Je frôle un mur dans un mouvement d'esquive avant d’accélérer l'allure. Un tas de gravats me bloque le passage et je bondis une première fois pour atteindre le bas du mont brisé avant de bondir une nouvelle fois puis une dernière fois pour redescendre de l'autre coté. Mes pattes caressent l'asphalte tandis que je me mets à galoper le long des quais supportant les monstres marins chancelants ou carrément abattus. Mon sang palpite dans mes veines et ma langue pendouille hors de ma gueule. Mon rythme cardiaque est rapide en adéquation avec l’entraînement auquel je m'astreins. Je galope ainsi sur une bonne centaine de mètres sans rencontrer un obstacle conséquent avant de ralentir progressivement par pallier progressif. Je me mets ensuite à slalomer entre des piquets de fer qui semblent s’étendre jusqu'au ciel. Un bond à gauche, un bond à droite et inversement. J'esquive avant de bondir sur le coté. Ma queue frôle l'un des obstacles avant que je ne repasse au trot quelques instants plus tard. Je sens mon cœur ralentir parallèlement à ma baisse de rythme. Mes foulées sont petit à petit moins amples et mes muscles tirés se détendent. Je finis au pas et arpente les ruines du port de mon pas nonchalant caractéristique. Pour finalement m'étendre sur le littoral et me reposer en observant les vagues déferler sur la rive.

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Dim 12 Fév - 18:27


Natblida yu gonplei

Me voilà de retour dans ces terres humaines désolées pour une seule raison bien précise. La même que lors de ma précédente venue à dire vrai. L’entraînement était facilité dans un tel champ de ruines aux possibilités infinies pour les esprits imaginatifs. Arpentant les lieux aussi silencieux qu'un tombeau si l'on faisait abstraction de la faune inhérente à tout littoral. Soit le chant des oiseaux, celui du vent marin caressant la surface de l'eau et la faisant onduler et enfin ceux un brin lugubre des carcasses des monstres de fer étendus tels des baleines échouées sur la cote. Je cherche une branche, une barre de fer ou la moindre chose pouvant faire l'affaire pour ce que j'ai en tète. Je finis par repérer une planche de bois assez conséquente un peu plus loin et décide de m'échauffer en allant la récupérer. Pour ce faire je prépare mes muscles à l'effort à venir en trottant sur quelques mètres avant de me mettre à galoper dans la direction de la planche. Je bondis par dessus un vieux tonneau rapiécé avant de slalomer entre une série de poteaux de fer arrivant à ma hauteur. Je bondis à droite puis à gauche et ainsi de suite sur quelques mètres. Un bond à gauche puis un autre à droite . Avant de me jeter sur le coté dans une roulade afin d'esquiver une carcasse de monstre de fer se dressant de manière menaçante devant moi. Je décide de me rallonger le travail en rampant sous la dite carcasse au lieu de simplement passer à coté. Je me plaque au sol et prends impulsion sur mes pattes arrières pour pousser ma masse en avant. L'odeur de rouille du monstre de fer est désagréable au possible mais j'en fais abstraction et continue de pousser sur mes pattes arrières pour sortir de ce tunnel improvisé. Je finis par atteindre l'autre coté et m'ébroue furieusement pour chasser la poussière de mon pelage ébouriffé avant de prendre quelques instants pour retrouver mon souffle. Je m'approche de la planche trouée en trottant et y plante mes crocs immaculés. Puis, j'entreprends de tirer mon poids à ma suite. J'ai dans un premier temps un peu de mal à assurer ma prise sur le bois travaillé par la main de l'homme mais je finis par y parvenir en resserrant mes crocs dessus. Je traîne mon poids à ma suite en avançant lentement. Je regarde les environs en tournant doucement la tète afin de me fixer des points d'arrivée successifs. Je tire durement sur la planche et mets plus d'intensité dans mon entraînement en accélérant ma cadence. Le mieux que je puisse faire est du petit trot tandis que ma mâchoire me lance un peu plus à chaque chekpoint atteint. Je traîne la planche qui racle le sol sur une douzaine de mètres supplémentaires avant de ralentir peu à peu lorsque je sens mes forces diminuer lentement mais sûrement. Dans un dernier effort, j'atteins mon objectif final avant de lâcher la planche et me laisser tomber sur le flanc avant d'inspirer une grande goulée d'air frais.
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Lun 20 Fév - 19:31


Natblida yu gonplei

Les ruines du port sont identiques à ce qu'elles étaient dans mes souvenirs d’entraînement. Pourquoi auraient t'elles changées ? La destruction n'est pas éphémère mais définitive c'est une leçon cruelle que ce monde brisé nous apprend très tôt. Et l'exode ne l'a que trop bien rappelé. Inutile et stupide est celui qui s'imagine pouvoir trouver un Éden préservé n'importe ou quelque part. Les deux pattes s'en sont assurés dans leur folie meurtrière. Je m'élance vers les ruines le vent dans les oreilles. Je suis à la recherche de quelque chose de bien particulier. Une chose essentielle pour accomplir ce que j'ai en tète. Je m'enfonce dans les couloirs sinueux de béton effondré le museau à l’affût et les yeux inquisiteurs. Ma traque de l'outil le plus intéressant s'avère expéditive car lorsque je rentre dans un bâtiment calciné un objet humain fait de cuir rouge attire immédiatement mon attention. Je bondis sur mes pattes et m'élance à toute allure vers le fauteuil d'assez bonne facture mais se trouvant dans un état déplorable à présent. Arrivé à quelques pas, je prends appui sur mes pattes arrières et donne une impulsion pour bondir en avant. Mes pattes quittent le sol tandis que je vole l'espace de quelque instant tout droit vers le sommet de la masse rougeâtre poussiéreuse. Je finis par la percuter de plein fouet dans un bruit sourd ce qui a pour effet de la faire basculer en avant sous l'effet de mon poids. Je me laisse rouler sur le coté avant de me relever en bondissant sur mes pattes. Un autre bond en avant me ramène sur le sommet à présent renversé. Mes griffes lacèrent furieusement l'étrange cuir qui fut autrefois de la peau de bête.

Mes griffes s'acharnent encore et encore comme s'il s'agissait de la gorge d'un de mes ennemis. Bondissant en arrière dans la foulée je me mets à tourner autour de la forme au sol en grondant. Je me jette sur le coté puis en arrière avant de repartir à l'assaut de ce piètre adversaire inoffensif. Baissant la tète pour esquiver une patte imaginaire je percute de l''épaule la base devenue sommet. Avant de faire claquer mes mâchoires à quelques centimètres du cuir. Me plaquant brusquement au sol je roule sur moi même avant de décocher un coup de patte arrière dans le cuir robuste ce qui a pour effet d'y laisser un modeste trou . Je me remets prestement sur mes pattes dans la foulée avant de donner un coup de tète dans la cible immobile. Levant ma patte avant droite je me mets à harceler l'étendue rougeâtre de coups de pattes bien placés ou qui du moins se veulent bien placés avec un peu d'imagination. Ma patte avant s'écrase contre le rembourrage et je laisse mes griffes participer à l’œuvre destructrice. J’enchaîne les coups de pattes en alternant entre la droite et la gauche avant d'envoyer un brutal revers dans l'amas rouge. Me laissant ensuite tomber sur le coté je me mets à ruer dans tout les sens comme si je cherchais à me défaire d'un ennemi accroché sur mon dos tout en claquant des mâchoires dans le vide. Mes pattes arrières se mettent à mouliner et à lancer des coups rageurs dans un adversaire invisible. Je me laisse rouler un peu plus loin avant de bondir une nouvelle fois en avant pour attaquer la base devenue sommet de mes crocs acérés. Mes armes s'enfoncent dans la fausse chair avec une aisance toute relative et la secoue dans tout les sens tandis que de la bave dégouline de mes babines.

Des morceaux de cuir volent en tout sens alors que je m'abandonne à la fureur. Je me dresse sur mes pattes arrières et continuent de mordre dans la masse imposante comme un fou furieux. Alors que la fatigue commence peu à peu à venir réclamer son du sur mon organisme bouillonnant. Je retire mes crocs de ma cible et fais un bond de repli. Avant de prendre quelques instants pour souffler. Puis, je m'élance une nouvelle fois et bondis par dessus le fauteuil renversé. Une fois de l'autre coté je pivote prestement sur moi même pour me mettre à faire chanter mes griffes sur le bas de l'objet bipède. Prenant ma cible à revers je baisse la tète et entreprends de m’attaquer aux coins avec mes crocs. Je recule d'un second bond défensif quelques instants plus tard. Je me laisse tomber sur le flanc et halète longuement avant de faire le mort. Une tactique somme toute inutile face à mon adversaire sans âme mais qui peut se révéler utile dans un autre contexte. Je bondis en avant sans crier gare et fais claquer mes mâchoires dans le vide avant de bondir une dernière fois par dessus l'obstacle cible pour m'allonger dessus de l'autre coté. Mon cœur bat relativement vite et l'adrénaline pulse dans mes veines. Je ferme les yeux pour me reposer quelques instants avant de continuer à m’entraîner à l'extérieur mais je finis par m'endormir.
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Lun 20 Fév - 19:32


Natblida yu gonplei

Je me réveille une heure plus tard les muscles ankylosés mais parfaitement reposé et me lève doucement avant de m'ébrouer furieusement. La poussière du sol quitte mon pelage d'ébène en quelques instants. Je me lèche le poitrail d'un geste machinal avant de m'étirer rapidement. Puis, je me dirige vers la sortie d'un pas nonchalant. Je cligne des yeux devant l'éclat du jour avant de me mettre à trotter pour réchauffer mes muscles et les préparer pour l'exercice à venir. Je trotte à travers les ruines du port avant de me mettre à galoper de plus en plus en vite lorsque j'aperçois un amas de débris en tout genre se dressant au loin. Montagne artificielle crée par la destruction d'un monde. Opportunité évidente de progresser pour le loup que je suis. Le monde est fait d’opportunités qui n'attendent que d’être saisis par les audacieux. Celle ci est mineure je le confesse mais il faut bien commencer par quelque chose. Je bondis prestement par dessus un tonneau avec souplesse avant de retomber de l'autre coté. Une monstre de fer se dresse devant moi et je bondis sur une voiture avant de bondir une nouvelle fois pour atteindre le sommet du monstre de fer. Je manque de rater mon objectif mais mes pattes avant parviennent à s'accrocher à une sorte de petit tube de métal rouillé et froid.

Les pattes arrières pendant dans le vide, je pousse de toutes mes forces en avant et plaque mes antérieures contre le métal glacé du monstre pour y prendre appui. Je sens l'effort tendre mes muscles mais je tiens bon. Je ne veux pas chuter. Je ne vais pas chuter. Ma détermination m'aide à faire abstraction de la douleur qui irradie mes muscles et finis par grimper entièrement au sommet du monstre des deux pattes. Mon souffle est court et je dois inspirer une grande goulée d'air avant de retrouver une respiration normale. Une fois reposé, je bondis du haut du char et atterris sur une carcasse de voiture qui a perdue ses roues dont le toit s’affaisse sous l'impact de mon poids. Un autre bond me ramène sur la terre ferme et je pousse un soupir de soulagement. Je repars de plus belle et arrive finalement devant la montagne de pierre entre autre déchets bipèdes et traces de destructions alentours. Jaugeant la hauteur intimidante d'un œil avisé et critique je me prépare à m'attaquer à la pente raide lorsqu'un oiseau se met à planer au dessus avant de se poser sur le promontoire. Tss. Si tu essaies de me narguer le piaf, tu te trompes. Je m'élance en avant et galope jusqu'à la base de la pyramide crée par la folie humaine. Un bond me fait grimper de quelques pas.

Je jette un autre coup d’œil vers le sommet et murmure pour moi même avant de bondir une nouvelle fois pour gagner en hauteur. Puis, je fais plus attention à ou je mets les pattes pour ne pas glisser ou m'écorcher sur quelque chose. Je ralentis donc l'allure autant par prudence avisée que pour m'économiser. J'avance lentement mais sûrement sur la pente raide qui mène au sommet. Je bondis par dessus un obstacle se dressant sur ma route avant de faire une petite pause pour aviser la distance parcourue. Il me reste du chemin mais le sol s'est sensiblement éloigné. Je suis sur la bonne voie. Mes pattes continuent de fouler prudemment le sol instable durant une bonne dizaine de minutes avant que je ne décide de mettre plus de rythme dans mon ascension. Je commence au trot et savoure la sensation de vitesse à une telle hauteur avant de franchement galoper tout en veillant à ne pas trébucher sur quelque chose. Je ralentis lorsque j'entends un bruit assourdissant et lève brusquement la tète. L'amas de débris étant une construction imparfaite je ne m'étonne pas de voir une coulée de débris filer vers ma personne mais cela ne m'arrange vraiment pas. Que faire galoper dans la descente. Rien ne dit que je serais assez rapide pour ne pas me faire engloutir.

Je bondis de manière latérale juste avant que les débris ne m'atteigne et peste longuement. Deuxième fois aujourd'hui. Je me concentre sur la distance qu'il me reste et effectue un autre bond. Mes crocs s'enfoncent dans une planche de bois et mes pattes avant raclent le bois à la recherche d'une prise solide. Elles finissent par se caler contre quelque chose de dur et je pousse en avant pour porter mon corps. Une fois sur la palette de bois je souffle longuement. Un regard rapide m'indique que le sommet n'est plus très loin. Juste à ma portée mais je doute d'avoir la force de continuer l'ascension. Mon précédent entraînement m'a fatigué et a prélevé son quota d'énergie pourtant je me remets en chemin. Les Ambres n’abandonnent pas. Quelques bonds et belles foulées plus tard me voilà au sommet. Délogeant l'oiseau d'un coup de patte, je savoure le panorama à sa juste valeur et reste ainsi de longues minutes avant de redescendre en galopant et en bondissant en suivant la même trajectoire afin de ne pas avoir de mauvaise surprise. La nuit tombe et ma tanière m'appelle. Je suis littéralement épuisé.
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Mar 21 Fév - 15:21


Natblida yu gonplei

Je suis de retour dans les ruines portuaires de cette zone morte avec la même idée et la même détermination inhérente à celle ci. Je veux progresser encore et toujours car je suis bien content que j'ai beaucoup perdu depuis que je suis devenu solitaire. J'ai perdu dans toutes les capacités qui avaient fait de moi le plus jeune général de la meute des Ambres mais la volonté est le premier pas vers la réussite. Détaillant les environs du regard, je balaie les lieux à la recherche de l'outil adéquat. Je finis par tomber dessus au détour d'une ruelle un bout de bois suffisamment lourd pour que l'exercice soit corsé mais pas au point de le rendre impossible. Je saisis le bâton entre mes crocs et fais quelques pas avec afin de vérifier que je peux m’entraîner ainsi sans risquer de le lâcher toutes les cinq secondes. Je parviens à la conclusion que ce sera parfait et m'élance au trot mon poids dans la gueule fermement maintenu en place par mes crocs. Mes foulées sont amples mais mesurées dans un premier temps. Je trotte au milieu du champ de ruine devenu familier au cours des dernières semaines. Mes pattes percutent le sol dur à un rythme régulier. Je traverse les lieux telle une ombre sans faire le moindre bruit. Ma mâchoire s’accommode peu à peu au poids indésirable que constitue le bâton tandis que mes muscles se tendent sous ma peau pour répondre à l'effort que je leur impose.

Un bond par dessus un obstacle quelconque manque de me faire lâcher le bout de bois mais je resserre durement ma prise dessus tout en continuant de trotter à la même allure. Je me jette entre deux monstres de fer abandonnés là par leurs maîtres probablement décédés d'un bond leste avant de me jeter sous les roues gigantesques d'un autre tas de ferraille à jamais immobilisé et ce sans lâcher mon poids ni desserrer ma prise dessus. Poussant durement à l'aide de mes pattes arrières je rampe lentement mais sûrement sous l'obstacle paralysé. Je donne une impulsion dans mes postérieures pour continuer d'avancer. La peau de mon ventre racle le sol fissuré et je peste dans un soupir entravé par le bâton entre mes crocs. Je pousse encore et toujours et avance tel un serpent rampant sinueusement vers sa proie. Je finis par déboucher de l'autre coté quelques instants plus tard avant de reprendre ma course à un rythme plus élevé à mi chemin entre le galop et le trot. Mes pattes font leur travail à merveille et je cours le long de la rive peuplée de carcasses de monstres marins rouillés et autres créations bipèdes en rapport avec l'océan. Je bondis sur une carcasse de voiture avant de bondir à nouveau sur le toit qui plie sous mon poids avant d'effectuer un ultime bond pour redescendre. Je me mets à galoper le vent sifflant des mes oreilles grandes ouvertes et le cœur battant rapidement en raison de ma course effrénée. Une série de poteaux à demi tordus émergeant du sol se dresse sur ma route et je décide de mettre mon environnement à profit en me lançant dans un slalom intense.

Je bondis sur ma droite de justesse avant de faire de même sur la gauche pour éviter un autre poteau. Un bond après un autre. Droite, gauche, gauche, droite et ainsi de suite sur une bonne centaine de mètres. Je sens la transpiration plaquer mon pelage contre mon corps et mon souffle se faire moins assuré tandis que je tourne brusquement la tète vers la plage bordant la rive. Je bifurque dans la foulée et bondis une nouvelle fois pour atterrir les quatre pattes dans le sable. Je me fige et me mets à creuser de toutes mes forces à l'aide de mes pattes arrières. Mes muscles déjà brûlants se tendent sous l'effort tandis que je creuse encore et encore sans lâcher le bout de bois entre mes crocs. J'enfonce mes pattes arrières et les remue furieusement dans des moulinets rageurs. Je ne mets fin à l'acharnement qu'une fois un tas de sable conséquent constitué à coté de moi. Pivotant sur moi même je lâche finalement le bâton dans le trou avant de reprendre l’entraînement en repoussant le tas de sable dans la cavité dont je l'avais tiré. Je prends le temps de souffler avant de me diriger vers l'océan tout proche. Les vagues qui viennent s'écraser sur le rebord me rappelle le cataclysme et durant un temps je reste figé en proie à une peur irrationnelle désormais ancré dans ma chair et ma mémoire avant de m'élancer à toute allure comme pour rejeter ce passé tragique et le repousser au loin.

Je me jette à l'eau et entreprends de nager contre le courant tout en veillant à ne pas trop me laisser emporter vers le large. Je ne tiens pas à mourir d'une mort aussi stupide. Je remue furieusement des quatre membres afin de me maintenir dans la ligne que j'ai mentalement marqué par rapport à la rive. Je nage ainsi durant quelques minutes avant de sentir la fatigue m'emporter tandis que le bruit des vagues dans mes oreilles finit par me bercer. Dans un ultime effort je parviens à rejoindre la rive et m'éloigne de quelques pas avant de m'ébrouer dans tous les sens puis de me laisser tomber sur le flanc sur le sable désormais mouillé.
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Mar 21 Fév - 15:21


Natblida yu gonplei

Je me remets finalement sur mes pattes après une longue pause durant laquelle j'ai contemplé cet élément sauvage et indomptable qu'est l'eau avec un sentiment de respect mêlé de crainte. Je ne l'ai pas lâché des yeux comme si je voulais que ce mouvement de ressac m'apprenne quelque chose sur ce monde, sur moi même. L'océan est un bon professeur bien que peu bavard je peux vous l'assurer. Savoir reculer pour mieux revenir. Rester fluide en toutes circonstances. Ne faire qu'un avec son environnement et l'utiliser au lieu de le subir. Frapper vite et fort lorsqu'on décide de le faire. Les enseignements sont nombreux pour ceux qui ont la patience de l'élève. Je m'ébroue avant de faire volte face après un dernier regard pour cette vaste étendue bleu sombre qui ne semble pas avoir de fin. Je porte mon regard vers un navire échoué à demi renversé contre le sable gris. Ma curiosité me pousse à m'élancer dans sa direction. Je ralentis en arrivant devant et longe la gigantesque structure à la recherche de la moindre ouverture afin de pénétrer dans le ventre du monstre de fer.

Je finis par tomber sur une fissure dans le métal noir du navire et m'approche d'un pas nonchalant avant d'étudier l'ouverture en laissant mes sens balayer les environs. Après un moment de flottement, je m'élance et passe la frontière éphémère intangible entre l'extérieur et l'intérieur. Le souffle du vent se fait moins puissant mais siffle encore à mes oreilles tandis que je chemine d'un pas nonchalant mais prudent dans ce nouveau monde au silence oppressant. Tout semble chaotique, brisé et abandonné mais je ne tarde pas à aviser plusieurs objets de bipèdes ressemblant à celui que j'avais utilisé pour m’entraîner au combat quelques jours plus tôt. Je bondis sur le premier et y plonge durement mes crocs avant de secouer furieusement la gueule dans tout les sens comme un forcené. Je les retire quelques instants plus tard avant de cracher les lambeaux de cuir brun puis de les replonger aussi durement dans la foulée. Je les retire une seconde fois avant d'envoyer un coup de tète dans le renfoncement rembourré. Un bond en arrière et une esquive corporelle plus tard je décoche un coup de patte rageur qui fend le vide. Je me dresse ensuite sur mes pattes arrières et envoie une série de coup de pattes sur la surface lisse à l'odeur de moisissure.

Une fois de nouveau sur mes quatre pattes je bondis en arrière avant de m’élancer et d'envoyer un coup d'épaule dans le cuir brun boueux. Je me jette ensuite sur le flanc et roule sur moi même en décochant quelques coups de pattes brusques et réguliers dans le vide au dessus de ma gueule. Bondissant sur mes pattes pour me relever je gronde en marchant latéralement devant la cible sans âme qui me fait face. Je bondis en arrière dans un mouvement de repli défensif avant de claquer des mâchoires dans le vide. Un autre bond me ramène sur le canapé et mes crocs plongent une nouvelle fois dedans pour y laisser une marque indélébile. Une fois lassé de ce premier carnage je me détourne et avise un autre amas de cuir d'une teinte plus claire cette fois ci. Labourant ma première cible de mes griffes au passage, je bondis d'un amas de peaux séchés à l'autre dans un bond leste et me réceptionne de justesse. Tss. Je viens d'éviter une chute bien ridicule quand bien même il n'y aurait eu aucun témoin pour témoigner de ma maladresse passée. J'enfonce mes griffes dans le cuir d'un mouvement rageur avant de doubler la furie en mettant mes crocs en action. Je déchiquette le moindre centimètre de matière passant près de ma mâchoire tout en laissant mes griffes lacérer le reste avec brutalité. Puis, je bondis derrière l'ensemble avant de le percuter de l'épaule puis de la tète. Un bond sur le coté et je reviens à la charge le percutant de nouveau de la tète puis de l'épaule avant de feinter avec un coup de patte tout en me jetant sur le coté. Je roule sur moi même sur quelques pas tout en décochant quelques coups dans le vide en faisant bien attention à viser même si il n'y avait strictement rien à viser pour le coup.

Je me remets sur mes pattes avant de m'élancer une nouvelle fois et me jeter au dernier moment au bas du machin deux pattes pour le percuter comme si je me jetais dans les pattes d'un loup. Mes mâchoires claquent dans le vide et mes griffes chantent le chant du sang quand bien même il ne peut pas couler en cet instant ici dans ce monstre de fer échoué. Puis, je me relève prestement une dernière fois avant de me mettre à ruer dans tous les sens comme si je voulais me débarrasser d'un ennemi accroché à mon dos. Je rue ainsi durant quelques instants avant de m'arque bouter et freiner des quatre fers comme si je souhaitais projeter le même ennemi invisible contre le cuir me faisant face. Je me rends soudainement compte que je suis littéralement épuisé et tout transpirant. Je me laisse tomber sur mon séant avant de jeter un coup d’œil vers un autre amas de cuir d'un œil découragé. Non, j'en ai assez fait pour aujourd'hui. Je prends le temps qu'il me faut avant de repartir comme je suis venu à travers la faille.
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Mer 22 Fév - 20:08


Natblida yu gonplei

Points précédentes récupérés le samedi 25 février 2017

Et c'est reparti pour une nouvelle séance d’entraînement dans les ruines de cette zone autrefois placé sous domination incontestable des deux pattes. Que reste il aujourd'hui de cette domination. Rien du tout si ce n'est des stigmates défigurant le paysage. Des ruines, des ruines et encore des ruines. Sans oublier les cadavres gigantesques de monstre de fer échoués le long de la cote artificielle sortie de l'imagination des sans fourrure. Ce paysage a quelque chose de profondément déprimant mais je ne suis pas venu là une fois de plus pour me plaire dans ce chaos bien au contraire. Je ne fais que le traverser encore et encore pour en ressortir plus expérimenté et puissant. Je m'avance au milieu de la zone portuaire et laisse mes sens quadriller la zone à la recherche de la moindre proie susceptible d’être traqué. Je ne compte pas en faire mon repas mais simplement faire travailler mes muscles dans un terrain difficile.

Trottant à une allure tranquille au milieu des bâtiments en ruine je laisse mon museau enregistrer et étudier les diverses effluves chimiques, industrielles mais également minérales et végétales présentes dans l'air. Je ralentis lorsque mes oreilles m'indiquent une piste non loin. Je me mets en position du chasseur et remonte la piste le plus discrètement possible. Mon ventre frôlant le sol goudronneux tandis que j'hume et renifle à plusieurs reprises afin de m'assurer que je ne dévie pas de la trajectoire et finis par atteindre un pan de mur en ruine sous lequel se trouve un nid de rongeur. Je donne un coup de patte dans le repaire des souris et ces dernières détalent dans tous les sens. Bandant mes muscles, je m'élance à la poursuite de celle qui a l’outrecuidance de me passer sous le museau. Mes pattes se plient avant de se déplier dans une impulsion soudaine et brusque lorsque j'amorce un premier bond.

Mes foulées sont amples et légères tandis que mes pattes martèlent le sol à un rythme relativement régulier. Le cœur battant à belle allure dans mon poitrail comme une imitation de microcosme de ma propre course poursuite dans les ruelles crées par les destructions immobilières. Le sang pulsant dans mes veines et les battements du palpitant résonnant dans mes oreilles, je galope dans la zone portuaire sans quitter la souris des yeux. Trop minuscule pour pouvoir uniquement me fier à l'odeur. Le petit être serait capable de se faire la malle dans un autre trou ce qui ficherait tout mon entraînement en l'air. Alors tandis que j'esquive de justesse un obstacle fait de métal tordu je ne le quitte pas des yeux. Un bond me propulse au dessus d'un muret de moindre envergure pour me faire atterrir dans un tas de débris de bois. Un autre me fait atteindre le capot d'une voiture à demi démolie. Je suis contraint de perdre de la vitesse à cause de ces multiples bonds. Et crains durant un instant d'avoir perdu de vue mon partenaire improvisé d’entraînement. Mais la souris sors de sous la voiture pour filer vers un mur un peu plus loin. Je bondis et me jette à sa poursuite la langue pendante.

Ça pour me faire galoper. Elle me faisait galoper. Je frôlé un poteau à demi arraché du sol avant de me laisser rouler sous un monstre de fer suffisamment haut pour que je n'ai pas à ramper. Une fois de l'autre coté, je me lance dans un slalom tout à fait inutile vis à vis de ma traque mais assez éreintant d'un point de vue physique. Un bond à droite, un bond à gauche, un autre à droite puis un à gauche. Un écart à gauche puis un autre à droite et me voilà de nouveau dans un espace relativement dégagé. Je commence à fatiguer à force d'avoir à galoper aussi vite et esquiver tant d'obstacles et sens que la rupture est toute proche. Je ralentis progressivement l'allure et laisse la souris filer. Cette dernière se jette dans un autre trou et pour conclure mon entraînement par un dernier effort, je m'approche au trot d'un camion et me plaque au sol pour ramper en dessous. Je me plaque doucement contre le sol froid et me traîne lentement mais sûrement sous le poids mort qui grince par intermittence. Mes pattes arrières impriment des impulsions régulières tandis que je rampe en faisant abstraction de la sensation indésirable de confinement. Je pousse sur mes postérieures et m'aide de mes antérieures pour avancer un peu plus vite. Et je finis par atteindre l'autre coté en pestant avant de m’asseoir pour reprendre mon souffle. Je me lèche la fourrure après m’être ébroué comme si cela importait que je sois présentable juste après avoir sué dans un entraînement exigeant. Les habitudes ont la dent dure.
Bleu de l'Empereur
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Mer 22 Fév - 22:19

Je pivote sur moi même après m’être suffisamment reposé à mon goût et observe les alentours à la recherche de diverses choses. Ou plutôt d'une seule chose mais en différents exemplaires afin d’être un brin plus précis. Car les entraînements avaient rapidement tendance à devenir répétitifs si l'on ne prenait pas la peine de varier les plaisirs. Je compte bien me prémunir contre ce risque de lassitude en me montrant aussi imaginatif que créatif. Je finis par dénicher visuellement un bâton semblable à celui qui m'avait déjà servi à quelques pas de ma position. Pas besoin de chercher bien loin dans un cimetière urbain à ciel ouvert. Je m'étire longuement presque paresseusement avant de m'approcher de ma trouvaille qui se révèle être un morceau de bois assez léger par rapport à ce que j'avais imaginé. Je le saisis entre mes crocs et le cale durement dans ma gueule avant de faire quelques pas ainsi. Parfait. Je dépose le bâton un peu plus loin et me mets en quête d'un second morceau de bois plus lourd cette fois ci. J'avise une planche de bois blanc quelques minutes plus tard et la traîne derrière moi les crocs enserrés dessus.

Le poids de ce second outil est déjà plus conséquent et je mets un certain temps avant d'atteindre la position du premier morceau de bois, le plus léger. Je laisse tomber ma seconde trouvaille juste à coté de la première et claque des mâchoires dans le vide comme pour m'assurer que le transport de ce second poids ne les avaient pas endommagés. Je me remets en quête d'un ultime poids après m’être rassuré sur mon état. Je déniche une barre de fer un peu plus loin et entreprends de la tirer jusqu'aux deux autres poids alignés sur le bas coté. La tache se révèle déjà bien plus ardue mais je tiens le coup. Je ne vais quand même pas abandonner alors que je viens tout juste de commencer. Il s'agit à peine d'un échauffement pour l'heure. Je tire la barre métallique ce qui produit un bruit de raclement sur le sol artificiel sentant le brûlé. Avant de desserrer mes crocs dessus et la laissant ainsi tomber à coté des morceaux de bois dans un choc sourd. Je reprends mon souffle tout en visualisant un parcours potentiel pour l'exercice auquel je souhaite m'adonner. Une fois de nouveau frais et reposé, je saisis le premier bâton le plus léger entre mes crocs. Ce dernier bien ancré dans ma gueule, fermement maintenu et prisonnier de ma mâchoire je m'élance d'un bond en avant et pars au petit trot arpenter les lieux. Je trotte à une allure modérée mon poids dans la gueule. L'impression est comparable à celle d'avoir un lapin pendouillant dans la gueule. Je prends peu à peu de la vitesse, parvenant même à faire abstraction du poids dans ma gueule.

Je me mets peu à peu à galoper dans les rues encombrées de débris en tout genre. Le bâton tente de se faire la malle mais je ressers ma prise dessus, raffermissant l'emprise de mes crocs sur le végétal. Galopant à toute allure, je sens le vent siffler dans mes oreilles tandis que le sang pulse dans mes veines dans un afflux sanguin machinal. Bondissant au dessus d'un morceau de carcasse de ferraille avec agilité, je continue à galoper à la même allure avant de bifurquer pour revenir sur mes pas. Un autre bond me fait passer au dessus d'un obstacle sommaire avant que le suivant ne me propulse sur une carcasse de véhicule abandonné depuis bien des années. Lorsque je retrouve la terre ferme je manque de lâcher le bâton à cause du choc mais parviens de justesse à le maintenir en place. Je ralentis l'allure en avisant le lieu ou m'attendaient les deux autres poids étendus sur le sol et repère un monstre de fer un peu plus loin. Je le rejoins en quelques foulées et me plaque au sol brusquement avant de me glisser dans la fine ouverture entre le monstre de métal et le sol. Je pousse sur mes pattes arrières et me tortille comme un fichu vers de terre pour avancer. Le bâton racle le sol dans l'opération mais je m'en moque. Je pousse encore et encore sur mes pattes arrières dont les muscles sont éprouvés par l'opération. D'impulsions en impulsions, je finis par ramper hors du tunnel improvisé et m'ébroue avant de m'élancer au galop vers les deux autres poids attendant sagement leurs tours. Je freine des quatre fers en arrivant à destination et laisse tomber le bâton au sol avant de saisir la planche entre mes crocs. Je tente de la soulever à la seule force de ma mâchoire mais n'y parviens que temporairement alors je renonce et opte pour une autre solution, la laissant traîner à ma suite tandis que je m'avance au pas dans les ruines du port. Je traîne la planche à ma suite en tentant d'aller le plus vite possible avec un tel poids dans la gueule. Mais, je ne parviens pas à dépasser le petit trot. Ma mâchoire me lance et mes muscles se tendent durement sous mon pelage mais je ne m’arrête pas. J'avise une série de poteaux à demi arrachés un peu plus loin et entreprends de réaliser un slalom tout en traînant mon poids à ma suite. Pas de bonds ici bien évidemment seulement un trot en zig zag entre les petits arbres de fer rouillé. Je fais finalement demi tour à la même allure alors même que je commence à ressentir une pointe de fatigue dans mes muscles.

C'est au pas que je reviens à mon point de départ après être parti au trot. J'abandonne la planche à son sort avant de prendre plus de temps pour me reposer. Ma fourrure est plaquée sur mon corps par la transpiration et je finis par saisir la barre métallique entre mes crocs et la traîne à ma suite au pas. Ne pouvant aller plus vite, je réprime un soupir d'exaspération en sentant l'objet glisser inexorablement. Je me fige sur place pour le remettre à sa place avant de reprendre mon chemin à la même allure de tortue. Je ne me presse pas une seule fois alors même que ma mâchoire me lance. Je continue d'avancer lentement mais sûrement sans me décourager une seule fois. La fatigue irradie dans mes membres et je n'avance presque plus sur la fin. Pourtant, je finis par atteindre mon point de départ sans trop savoir comment et laisse tomber le métal dans un bruit sourd avant de me laisser tomber sur le flanc juste à coté.
Bleu de l'Empereur
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Sam 25 Fév - 12:11

Je me trouve dans les ruines du port comme à chaque fois que je viens m’entraîner. C'est une routine désormais bien ancrée dans mon esprit. Ces ruines portuaires sont mon terrain d’entraînement privilégié. Je commence à bien les connaître depuis le temps que je viens y traîner ma carcasse d'ébène pour la faire suer, souffrir et progresser. Ce jour là, j'avise un tas de débris formant une montagne de fortune, une parmi tant d'autres tant le chaos a refaçonné ce lieu à son image. Tragique et grotesque à la fois. Grotesque parce que ces débris sont bien de la pierre mais n'ont pourtant rien à voir avec la splendeur des montagnes que j'aimais tant et tragique parce qu'il devait y avoir de la vie ici avant la fin. Ce lieu ne peut pas avoir été un cimetière déserté depuis toujours.

Je me mets en quête d'un bout de bois qui se montrera utile pour pimenter l'exercice et finis par tomber sur une trouvaille adéquate que je ne tarde pas à saisir durement entre mes crocs avant de m'élancer vers la montagne de choses brisées d'un pas rapide. Sans lâcher le bâton je lève la gueule vers le sommet et jauge la hauteur intimidante d'un œil inquisiteur et calculateur. Ce n'est pas la première fois que je vais escalader ce genre de chose alors pas la peine d'appréhender de manière excessive. La seule différence c'est qu'aujourd'hui je vais le faire différemment tout simplement. Je me prépare à attaquer mon ascension de la pente raide mon poids bien ancré dans la gueule au moment ou un filet de vent marin vient effleurer mon visage et ébouriffer mon pelage. Je m'élance en avant et galope à toute allure jusqu'à la base de la pyramide artificielle dominant les alentours de sa masse et de sa hauteur.

Un initial me fait grimper de quelques mètres. Une broutille à l'échelle de mon ascension mais je ne peux réprimer un sourire satisfait en sentant mes muscles rouler sous ma peau tels les rouages d'une mécanique bien huilée. Un autre bond me fait une fois de plus gagner de la hauteur et je me stoppe un instant pour raffermir ma prise sur le morceau de bois. Je jette bref coup d’œil vers le sommet avant de bondir une nouvelle fois pour une fois de plus gagner en hauteur. Puis, je fais plus attention à ou je mets les pattes pour ne pas glisser ou m'écorcher sur quelque chose ce qui serait dommageable d'autant plus que mes crocs étant occupés je ne pourrais pas les utiliser pour m'accrocher à quelque chose en cas de risque de chute. J'augmente l'allure avec l'objectif d'engloutir le plus de distance possible tant que je suis encore en forme et non affecté par la fatigue. J'avance à vive allure sur la pente raide qui mène au sommet. Je bondis une fois de plus mais cette fois ci par dessus un obstacle se dressant sur ma route avant de faire une petite pause pour aviser la distance parcourue et me reposer.

Je laisse tomber le bâton à mes pattes et prends le temps d'inspirer une grande goulée d'air frais. Je lève la gueule vers le sommet et avise la distance restante à parcourir. Je la réduis lentement mais sûrement c'est l'essentiel. Je ne dois pas me décourager. Saisissant de nouveau le bois entre mes crocs , je m'élance à vive allure sur le chemin sinueux menant au sommet tant désiré. Mes pattes continuent de fouler à toute allure le sol instable durant une bonne demi douzaine de minutes avant que je ne décide de mettre moins de rythme dans mon ascension afin d'économiser sagement mes forces Je passe donc au trot et savoure la sensation du vent fouettant mon pelage en raison de l'altitude. Je peux désormais ne plus m'inquiéter de trébucher ou non sur quoi que ce soit car mon rythme plus tranquille me permet de ne pas me précipiter. Je ralentis un peu plus lorsque j'entends un bruit assourdissant et lève brusquement la tète. Un rongeur arpente le flanc de la montagne improvisée et ce dernier a fait tombé un débris métallique en contre bas ce choc sourd me fait soudainement prendre conscience de la hauteur à laquelle je me trouve.

Je souffle sans pour autant lâcher mon poids avant de reprendre ma route en maudissant les rongeurs pour leur capacité de nuisance illimitée. Je bondis de manière latérale juste avant que le second débris ne m'atteigne et peste longuement. Je me re-concentre sur la distance qu'il me reste à abattre et effectue un autre bond. Je bondis sur un obstacle chancelant puis un autre tandis que le précédent chute dans le vide. Une fois sur la palette de bois je souffle longuement le bâton obstruant ma gueule. Je me remets ensuite en chemin au pas et atteins le sommet après quelques bonds supplémentaires. Je laisse tomber mon poids à mes pattes et claque ma mâchoire dans le vide avant de m’asseoir au sommet et de profiter de la vue.
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Sam 25 Fév - 12:11

Mes pas me mènent dans un bâtiment détruit des ruines du port. J'espère bien y trouver un punching ball pour un entraînement au combat. Je ne tarde pas y dénicher ce que j'y cherche et esquisse un sourire satisfait. Je bondis en avant et m'élance à toute allure vers le canapé en cuir blanc d'assez bonne facture mais se trouvant dans un état déplorable à présent. Complètement déchiré et poussiéreux. Il fait peine à voir. Je freine des quatre fers juste avant de le percuter et bifurque sur le coté avant de me jeter au sol et de rouler sur moi même. Puis j'amorce un bond puissant en prenant impulsion sur mes pattes arrières. Mes pattes quittent le sol tandis que je décolle du sol durant quelques instants vers le sommet de la masse blanchâtre poussiéreuse. Je finis par la percuter de plein fouet dans un bruit sourd ce qui a pour effet de la faire basculer en avant sous l'effet de mon poids.

De la poussière s'élève dans les airs et me fait toussoter. Je me laisse rouler un peu plus loin en claquant des mâchoires dans le vide tout en fixant le canapé d'un regard mauvais. Je me relève ensuite dans la foulée en bondissant sur mes pattes comme j'en avais le réflexe de combattant. Un autre bond sur le coté me ramène sur la droite du canapé à présent renversé. Je me jette sur le flanc dans un élan brusque et brutal. Mes griffes lacèrent furieusement l'étrange amas de cuir blanchâtre qui fut autrefois de la peau de bête avant d’être transformé en repose fesse pour deux pattes. Mes griffes s'acharnent encore et encore sans discontinuer comme s'il s'agissait de la peau d'un ennemi. Bondissant en arrière dans la foulée je me mets à tourner autour de la forme au sol en grondant tel un moteur de hors bord les crocs à découvert sur mes babines. Je fais un bond d'esquive sur le coté puis un bond de repli en arrière avant de repartir au combat face cet adversaire complètement inoffensif. Baissant la tète pour esquiver une griffe imaginaire je percute de l''épaule la base du canapé avant de décocher un coup de museau dedans.

Avant de faire claquer mes mâchoires à quelques centimètres du cuir. Je bondis sur le canapé déchiré et y plante durement les crocs avant de secouer furieusement la gueule dans tous les sens pour faire le plus de dégâts possibles. Puis, je bondis en arrière avant de rouler sur moi même pour décocher un coup de patte arrière dans le cuir en piteux état. Je me remets prestement sur mes pattes dans la foulée avant de donner un coup de patte avant dans la cible immobile. Levant ma patte avant je me mets à harceler l'étendue autrefois d'un blanc immaculé de coups de pattes rageurs et puissants. Ma patte avant s'écrase contre le rembourrage et je laisse mes griffes prélever leurs quotas de destructions sur la cible. J’enchaîne les coups de pattes en alternant entre la gauche puis la droite à un rythme effréné. Je me laisse rouler un peu plus loin avant de bondir une nouvelle fois en avant pour attaquer le haut du canapé de cuir aux teintes claires avec mes crocs. Mes crocs s'enfoncent dans la fausse chair avec une aisance agréable à contempler secoue la gueule dans tout les sens tandis que de la bave dégouline de mes babines. Des morceaux de cuir volent en tout sens au fur et à mesure que j'arrache des lambeaux de cuir et les recrache dans la foulée.

Je recule d'un second bond défensif quelques secondes plus tard. Je me laisse ensuite tomber sur le flanc et me mets à ruer dans tout les sens comme si je cherchais à me défaire d'un ennemi accroché sur mon dos. Mes pattes arrières se mettent à mouliner et à lancer des coups brutaux dans tout les sens comme si je cherchais à atteindre un ennemi invisible. Alors que la fatigue commence peu à peu à venir affaiblir ma détermination guerrière. Je m'élance une dernière fois et bondis par dessus le canapé renversé. Une fois de l'autre coté je pivote prestement sur moi même pour me mettre à faire chanter mes griffes sur le bas de l'objet bipède. Une fois mes dernières forces jetées dans l’entraînement je me traîne jusqu'à l'extérieur avant de me laisser tomber sur la plage et me mettre à contempler le ciel couvert.
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Dim 5 Mar - 17:49

Me trouvant au milieu des ruines portuaires, je ferme les yeux et m'élance au trot. Cet exercice est compliqué parce que quand bien même il ressemble à un vulgaire parcours d'obstacle ordinaire je vais l’effectuer les yeux clos ce qui va me forcer à être extrêmement prudent et à me fier entièrement à tous mes autres sens. Je commence à une allure extrêmement tranquille, un trot vraiment modéré. Et ce afin de m'habituer peu à peu à cette condition d'aveugle qui me déstabilise. Pourtant je me force à ne pas rouvrir les yeux et entame mon parcours d'obstacle. Je continue de trotter afin de faire chauffer mes muscles et habituer mes muscles à l'effort à venir. Mes yeux restent fermement clos tandis que je me meus de plus en plus rapidement. Mes pattes effleurent le sol en ruines comme si des sillons y avaient été creusés par une serre d'oiseau géante. Je m'habitue peu à peu à trotter les yeux fermés en faisant abstraction de la sensation d'appréhension irritante qui grandit en moi tandis qu'une brise marine caresse mon pelage. Je cours à une allure modérée sur quelques mètres supplémentaires en me fiant à mon odorat et mon ouïe avant de passer entre deux monstres de fer à la même allure. Comment sais je qu'il s'agit de deux monstres de fer.

La puanteur de la rouille sur la ferraille. Une odeur aigre et cuivrée sans oublier le souffle du vent sur la carcasse de fer démolie. Je me rends compte qu'un autre monstre de fer se dresse devant moi au moment ou je le percute de plein fouet. Heureusement que je ne galopais pas mais que je trottais sinon je me serais fracassé la gueule contre ce fichu obstacle. Bien décidé à passer sans avoir besoin de la vue, je me plaque au sol afin de ramper sous le monstre non sans ressentir une certaine appréhension du au fait que je rampe dans un endroit clos sans voir la lumière ni devant ni derrière moi. Ne pas voir est être vulnérable et je déteste cela. Je pousse sur mes pattes arrières, me déhanche tel un serpent venimeux en me traînant dans ce tunnel de fortune. Tunnel qui me paraît de plus en plus interminable au fur et à mesure que je pousse encore et encore sans ressentir l'impression d'avancer de manière concrète. Je pousse encore et encore, impulsion des pattes antérieures après impulsion des pattes antérieures tandis que mon ventre racle le sol goudronneux et ma gueule le ventre du monstre de fer. J'atteins finalement l'autre coté et me redresse dans l'obscurité la plus complète car je ne vois toujours rien. Je m'ébroue furieusement dans tous les sens avant de m'élancer cette fois à une vitesse plus importante sans galoper pour autant. Je frôle un muret délabré au bord de l'effondrement d'une esquive de justesse avant d’accélérer l'allure. Un tas de gravats entre autres immondices me bloque le chemin vers la lumière et je bondis pour la première fois pour atteindre le bas du mont poubelle avant de bondir une deuxième fois puis une ultime fois pour retrouver le sol de l'autre coté. Mes pattes foulent l'asphalte tandis que je me mets à galoper à toute allure le long des quais que je devine identiques à mes visites précédentes. Mon sang palpite dans mes veines et pulse dans mes oreilles tandis que ma langue pend mollement hors de ma gueule.

Je galope ainsi sur une bonne centaine de mètres sans rencontrer un seul obstacle à mon plus grand soulagement. Je me mets ensuite à slalomer entre des murets que je percute à chaque fois ce qui m'arrache quelques touffes de poil. Un bond à droite , un bond à gauche et inversement. J'esquive avant de bondir d'un coté puis de l'autre coté. Ma queue frôle l'un des murets avant que je ne baisse l'allure et ne repasse à un trot tranquille quelques minutes plus tard. Je sens mon cœur ralentir parallèlement à ma baisse de régime. Mes foulées sont petit à petit moins amples et mes muscles tirés se détendent. Je finis au pas et arpente les ruines du port de mon pas tranquille et nonchalant.Je m'étends finalement là ou je me trouve après avoir rouvert les yeux et été ébloui par la luminosité éclatante.
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