Souffle acide du vent, larmes brulantes du ciel. Le monde ne ressemble plus aux paysages d'autrefois. Les cataclysmes ont frappé, des colonnes de flammes et de fumées se sont élevées sur l'horizon. La guerre. La guerre des hommes. Et nous, les loups n'avons eu d'autres choix que de fuir. Nombreux furent nos congénères emportés. Nous traversâmes les plaines cabossées, les forêts de cendres, poursuivis par la faim, traqués par la mort.

Notre salut, nous le devions malheureusement à ceux qui avaient provoqué notre malheur.


 

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 Le piège de l'esprit

Vice de l'Amazone
Vice de l'Amazone

Fiche de personnage
force:
38/100  (38/100)
agilité:
41/100  (41/100)
endurance:
33/100  (33/100)
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Mer 8 Fév - 15:33

F: 21
A: 20
E: 22

Je m'étais rendue à la Forêt des Dunes, un endroit qui, malgré la guerre, les hommes, les radiations, les diverses pluies d'acides ou de feu et ce genre de choses, la végétation assez fournie au pied du grand volcan, dressant ses parois grises non loin de moi. Des dunes de sable étaient disposés en grand nombre, assez pour recouvrir presque entièrement l'endroit où je me trouvais. J'étais donc venu à cet endroit avec l'intention de chasser ou de ramener quelque chose à la meute. Je gratta légèrement le sable sous mes pattes jusqu'à tomber sur  quelque chose de dur. Intriguée, je gratta tout autour histoire de pouvoir dégager l'objet. Un petit reflet métallique me parvint. J'approchais mon museau de l'objet non identifié et remarqua alors que ce n'était qu'une simple canette vide et surtout, toute écrabouillée. Je poussais un soupir agacé et huma l'air. Je sentis alors une odeur de viande. Non pas du gibier vivant comme les loups en chassent, mais le genre de viande que font cuire les bipèdes avant de la manger. Je me dirigeais dans cette direction. Mieux valait de la nourriture bipède que rien du tout. Une fois arrivé à une petite clairière de sable, je m'approchais de l'endroit où se trouvait l'odeur. En regardant de plus près la "viande", je m'aperçus que ce n'était qu'une pierre légèrement saumon imprégnée d'une forte odeur de viande. En dessous, se trouvait des sortes de bouts de tissus que j'ignorais. Rageusement, je mis un coup de patte dedans, l'envoyant valdinguer. En moins d'un quart de seconde, je me retrouvas compressée contre moi même, légèrement à l'envers, dans l'incapacité de bouger et avec une vive douleur à la patte avant droite. Désormais, je la sentais. Cette forte odeur de bipède, imprégnée sur ce tissu qui m'enserrait, me compressant et m'étouffant. Je tentas de me débattre mais chaque geste était difficile et de plus, cela refermait la toile sur moi. Mon coeur commença à battre plus vite et j'eus l'impression de voir des silhouettes de bipèdes à chaque recoin de cette clairière, caché derrière une dune, dans un coin d'ombre, prêt à me sauter dessus tandis que j'étais dans cet état de faiblesse. Que me feraient ils s'ils m'attrapaient ? J'avais entendu parler de loups spécialement entraîné par les humains à tuer d'autres loups et même des humains. En y pensant bien, ce n'était pas si mal que ça comme vie... Pourquoi se débattre et se battre pour survivre contre la faim, les maladies et toutes ces petites choses là quand l'on pouvait faire ce que l'on aimait le plus en étant dans de bonnes conditions ? Mais être capturé par les humains voulait aussi dire devoir au revoir à ma liberté et devoir leur obéir au doigts et à l'oeil. Hors je n'aimais pas trop l'idée de devoir me soumettre à de misérables insectes inférieurs. Non. Une vie entière de servitude envers des races inférieurs n'étaient pas souhaitables. Plutôt continuer cette vie là. Mais pour cela, il fallait que je puisse sortir de ce foutu filet. Et ça, ce n'était pas chose aisée. Je calma les battements de mon coeur et inspira un grand coup et fit le vide dans mon esprit puis analysa toutes les possibilités qui s'offraient à moi. Se débattre ne servait qu'à resserrer le filet autour de moi. Je pouvais à peine bouger mes pattes qui se trouvaient, l'une sous mon corps, l'autre me faisant affreusement mal. Mes deux pattes arrières, elles, en revanches, étaient libres mais en l'air et si je les bougeais trop, le filet se resserrerait sur moi encore davantage. Ce n'était pas souhaitable. Délicatement, je tentas de sortir ma patte de sous mon corps mais n'y parvint pas, trop serrée contre moi même. Je marmonna des injures. Mais bien sûr ! J'avais des crocs ! J'approchais mon museau autant que je le pus d'une des mailles du filet et commença à la mordiller. Le tissu était souple et solide. Cela prendrait du temps, mais j'y arriverait. Je mâchonna pendant un moment qui me parut interminable tandis que je guettais le moindre bruit suspect et enfin, la première maille lâcha. Pas assez pour que j'y passe, je l'appris à mes dépens, resserrant le filet contre moi, mais c'était un début. Je mâchonna ainsi plusieurs autres maillons jusqu'à ce qu'une ouverture assez large s'ouvre face à moi. Je tentas de m'y engouffrer et de me réceptionner au sol sur mes quatre pattes mais mes membres ankylosés ne m'offrirent pas ce luxe. Je m'écroulais misérablement au sol. Tandis que je reprenais peu à peu le contrôle de mes pattes que je pliais et dépliais, je tentas de ma lever. J'étais encore assez faible sur mes appuis mais cela suffirait. Je décampais à toute vitesse, fuyant cet endroit qui ne m'avait apporté que du désagrément et retournait vers ma tanière. J'en avais assez fait pour aujourd'hui.
Miroir des Silences
Miroir des Silences

Fiche de personnage
force:
105/100  (105/100)
agilité:
100/100  (100/100)
endurance:
100/100  (100/100)
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Dim 2 Avr - 13:46

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