Souffle acide du vent, larmes brulantes du ciel. Le monde ne ressemble plus aux paysages d'autrefois. Les cataclysmes ont frappé, des colonnes de flammes et de fumées se sont élevées sur l'horizon. La guerre. La guerre des hommes. Et nous, les loups n'avons eu d'autres choix que de fuir. Nombreux furent nos congénères emportés. Nous traversâmes les plaines cabossées, les forêts de cendres, poursuivis par la faim, traqués par la mort.

Notre salut, nous le devions malheureusement à ceux qui avaient provoqué notre malheur.


 

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 Isildür - chasses solo'

Mélodie Sinistre
Mélodie Sinistre

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Lun 19 Déc - 14:39



In the dark



Jauges : 71 / 67 / 72

Je gonde, je fracasse mes mâchoires contre un tronc et l'arrache, je détruis, le réduit en miette rien que par ma rage. Je suis d'une humeur exécrable, et j'ose espérer qu'un loup ne sera assez fou pour tomber sur moi aujourd'hui. Je suis d'une humeur de chien. Je suis dans tous mes états. Vraiment, je suis furieux. Mais pourquoi, me demanderez vous. Eh bien c'est simple. Après tout ce temps, ces mois passés dans les parages, je n'ai voué ma vie qu'à chasser et m'entraîner. Et tout ça pour quoi ? Pour rien. Je n'arrive même pas à la cheville d'un foutu loup de meute, j'en suis certain. J'ai beau me démener, mettre mes muscles à rudes épreuves, toujours dépasser mes limites, rien n'y fait. J'ai l'impression que les desseins des Navniks sont vains, que notre objectif premier n'arrivera jamais à terme. J'ai la sensation que tout ce que nous traversons, les combats et les maladies alliés, bien évidemment, à la faim, ne nous emmènent que vers la Mort, indéniablement. Nous ne faiblissons pas, mais j'ai l'impression qu'aucun de nous ne progresse suffisamment vite. Le Destin se joue de nous. Il se plait à nous rendre vulnérables et à nous en vouloir aux uns et aux autres. Plutôt que de nous lier pour nous battre contre notre ennemi commun, de loin le plus puissant de tous, voilà que nous cherchons à nous bouffer entre nous. Comme si abattre un loup pouvait nous aider à massacrer les humains et à reprendre nos droits sur ce monde qui est autant le nôtre que le leur. Je suis véritablement à bout. Je ne supporte plus cette existence, et je ne ressens, aujourd'hui, que l'envie de tuer. Ca tombe bien, mes réserves ont besoin d'être remplies. Je ma traque sans plus attendre, impatient de mettre la patte sur une créature quelle qu'elle soit.
Mélodie Sinistre
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Lun 19 Déc - 14:41

Sans attendre davantage, je m'élance dans les bois sous les éclats bleutés d'une lune presque ronde.

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Lun 19 Déc - 14:41

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'Dé de chasse' : 5, 7, 4, 9
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Mar 20 Déc - 10:54

Lancer de dés : 5 + 4 = 9

Il ne faut que peu de temps avant que l'odeur fruitée d'une harde de chevreuils qui, je le sens, paisse encore dans les environs. Etrange idée pour eux que de traîner dans les parages alors qu'une tanière humaine trône ici-même, mais il est vrai qu'elle est rarement investie de bipèdes et que par conséquent, le danger qu'elle représente n'est que minime. Je souffle sur la terre meuble, m’imprégnant de leurs effluves en imaginant avec délice ce que le goût de leur chair provoquera en moi. Hm ... Délice suprême qu'est leur viande entre mes dents. Je sais que je devrais me baser sur un tout jeune animal, ou un très vieux mal en point, mais ça ne m'empêche pas d'être déterminé à trouver quelque chose. Et puis, au pire des cas, je me rabattrais volontiers sur un animal plus petit comme un gros lièvre ou, plus facile à attraper car séquestrés par les hommes, une simple brebis bien poilue mais pas moins délicieuse. Je prends le temps de suivre la piste de long en large pour retrouver le troupeau, et lorsqu'enfin je tombe truffe à truffe avec tout un groupe de femelles paissant dans une petite clairière non loin de la tanière humaine, je laisse un sourire satisfait peindre mes babines. Voilà enfin un moyen de décharger ma colère sur autrui. Ce n'est pas un loup, mais ce sera largement suffisant pour l'instant. Et puis, les terres ne sont pas si restreintes, j'ai encore toute la journée pour rallier un autre territoire et chasser d'autres bêtes.

Tapi dans les herbes hautes, je guette longtemps les créatures pour dénicher à vue un animal plus faible que les autres. Mes soupçons se portent sur une jeune femelle qui semble malade et moins vive que les autres, ainsi que sur un mâle visiblement très âgé dont l'un des bois est tombé de la tête. Hm ... Quel instant délectable que celui qui consiste à choisir la cible parmi toutes les autres ... Je rampe quelques mètres, fixant une à une toutes les bêtes du troupeau, posant mon regard sur les deux qui ont attiré mon attention à tout de rôle, avant de me lever brusquement, surprenant les deux chevreuils les plus proches de ma position, qui relèvent la tête et me fixent, suspicieuses. Je les toise un long moment, le sourire aux babines et soudainement je lâche un aboiement dans leur direction, qui les fait détaler à toute allure. Elles fondent sur le reste du troupeau, renversent une bête dans leur précipitation, et la harde part en vrille en à peine quelques secondes. Satisfait, je pars à leur poursuite pour me faire une meilleure idée des faiblesses de chacun et poser mon jugement dernier sur la créature qui sera ma proie aujourd'hui. Les deux faibles que j'ai repérés plus tôt suivent admirablement bien le groupe malgré leurs difficultés physiques, et mon regard se pose finalement sur un tout jeune mâle, probablement parmi les derniers nés de cette année. Celui-là doit d'ailleurs avoir vu le jour bien en retard par rapport à la normale, parce qu'il est vraiment frêle sur ses pattes. Sans plus réfléchir, je me dirige vers lui et m'arrange pour le séparer de la harde. Paniqué, il suit mes directives sans s'en rendre compte et se retrouve rapidement loin des siens, à courir seul pour sauver sa vie.

Quel ardent plaisir que de voir la peur dans les yeux d'un si jeune animal, alors qu'il se sait acculé contre une roche et que sa seule issue est de me faire face et d'essayer de me passer sur le corps. Je souffle de plaisir, l'impatience me gagne et les idées meurtrières fleurissent dans mon esprit. Je le regarde, et dans ma tête c'est un tout autre manège. Un peu de sang par-ci, un peu de sang par-là, je me sens l'âme d'un artiste et je sais déjà où serait le mieux placée la couleur sanguine. Je souris encore tandis que le petit lâche des cris d'alerte et d'appel au secours, mais déjà sa harde est loin et sa mère ne le reverra pas. Je lâche des jappements excités dans sa direction et à chaque fois, son petit corps se projette contre la roche comme pour fuir alors qu'il n'en a pas la possibilité. Je m'avance de quelques pas, le toise une seconde, et lui balance des coups de pattes pour tester ses réactions. Il se débat, essaie de fuir à nouveau, et je lui mords violemment la cuisse dans un geignement sinistre de sa part. Il me lance un coup de sabot désespéré, que j'encaisse dans l'épaule avant de me reculer aussitôt. Je le fixe encore, grogne doucement, et me jette sur lui dans un aboiement pressé, agrippant furieusement son dos pour planter mes crocs puissants dans son échine tendre. Il rue plusieurs secondes mais s'essouffle rapidement, et après deux ou trois longues minutes, voilà son corps qui s'affale doucement dans la terre et sa tête qui se baisse vers le sol. Je prends rapidement le temps de changer ma position pour lui attraper la gorge, et hormis un balancement de postérieures imprécis, il ne réagit pas. Il ne faut que peu de temps avant qu'il ne rende son dernier souffle, et je ne laisse pas le temps à son corps de refroidir que déjà, je me mets en route vers les réserves de la meute pour les remplir de ma proie.

+ 1 faon
Lancer de dés : 7 + 4 = 11

Ca y est, je l'entends. Ce fourbe ne m'a pas laissé d'odeur à suivre, mais ces bestioles-là sont incapables de rester silencieuses plus de quelques minutes d'affilées. Il est tout prêt, je sens sa présence, maintenant. Je me tapis au sol, persuadé qu'il est dans le coin, et je longe les attractions brisées et les décombres de chevaux imités. Oh oui, continue de glousser, mon beau, appelles-moi, ton bourreau. Je sens déjà la salive affluer dans ma gueule à l'idée de lui mettre bientôt la patte dessus. Il m'attend, j'en suis certain. Il pense que ses ailes l'aideront à vivre une nuit de plus, mais alors que la journée avance, sa vie décline avant même que je l'ai trouvé. Il pense que le seul but de son existence est de trouver de quoi se nourrir, dénicher quelques graines ou quelques restes de pain rassis laissé par les bipèdes lors de leurs dernières promenades dans le coin. Pourtant, la mort frappe à sa porte avec obstination à mesure que je me rapproche. Mon corps ramassé sur lui même, abaissé au maximum sur mes puissantes pattes, je rame dans sa direction et chaque pas me rapproche de lui. Je me lèche les babines, je hume son parfum enivrant, et je continue d'avancer encore et encore, sans jamais me lasser. Cela fait tellement longtemps que je n'ai pas planté mes crocs dans la chair d'un sac à plumes, que je bave rien qu'à l'idée de le faire.

Après un dernier virage, j'aperçois la bête de l'autre côté du chemin de terre. Je souris à sa vue, il ne m'a pas repéré. Il semble en pleine forme, et tout aussi stupide que tous les membres de son espèce. Un gloussement m'informe qu'il est parfaitement à l'aise et ne sent pas le moindre danger approcher. Quelle idiotie ... Si la viande des dindes est délicieuse, la bête en elle-même n'en est pas moins débile au plus haut point. C'n'est pas plus mal, me direz-vous, puisque cela facilite grandement nos chasses. A défaut d'avoir des ailes, elles n'ont pas l'intelligence de s'en servir quand il le faut. Ou du moins, elles le font uniquement au dernier moment, quand le danger est au plus près de leur vie. Sauf que moi, je sais ça, et je m'en sers toujours à mon avantage. Quand la créature pense avoir juste une seconde pour s'enfuir, je laisse passer cette seconde en restant à distance et à l'instant-même où elle croit ne plus être en danger, je fonds sur elle pour mettre fin à ses jours. En ce début de journée, alors que l'obscurité laisse place et que je détaille la bestiole avec délectation, je sais que sa vie ne tient déjà plus qu'à un fil. Si elle pense vivre encore un jour ou deux, voire plus, elle n'a en fait plus que quelques minutes à passer en ce monde, puisque déjà je peaufine mon plan d'attaque et que très vite, mes crocs puissants se planteront dans sa chair pour ne plus en sortir avant de sentir son sang couler entre eux. Maintenant. Appuyant brusquement sur mes postérieures, je bondis hors de ma cachette et me jette de toutes mes forces sur la grosse dinde imprudente. Dans un gloussement affolé elle tente de fuir, mais j'enfonce mes dents dans son aile et l'empêche de s'envoler pour s'échapper. Je la secoue brutalement de gauche à droite malgré son bon poids, et ce n'est que lorsque j'entends le craquement de sa nuque brisée que je cesse tout mouvement. Seconde proie. Je suis satisfait de cette journée de chasse, tant et si bien que je commence à ressentir un certain contentement à la place de mon humeur morose de la journée. Le cou de la bête bien en gueule, je repars en direction de ma réserve pour la remplir une nouvelle fois.

+ 1 dindon
Lancer de dés : 4 + 4 = 8

Je continue mes foulées, jusqu'à ce que mes muscles me brûlent et que mes pattes tremblent. Au point d'en avoir la nausée, et même avec ça je continue de courir. En fait je réalise que je suis vraiment sur les nerfs, malgré les trois proies que j'ai déjà ramenées. Je gronde, gémis, mais je continue encore et encore, sans jamais me lasser. De longues secondes, d'interminables minutes et je ne m'en lasse pas, j'ai vraiment envie de m'épuiser pour ne pas avoir fait tout ce chemin en vain. Quitte à ne rien ramener de plus, je veux au moins avoir utilisé ce temps pour un entraînement, même minime. Soudainement, un bruit sec, un cri strident et bref, et des oiseaux qui s'envolent. Je relève brusquement la tête et la tourne vers l'origine du tapage. Quelque chose se passe. Curieux, je file entre les arbres du sous-bois et je tombe truffe à truffe avec un lapin suspendu dans les airs. J'écarquille les yeux, ça c'est un sacré coup de chance ! Je m'entraîne, et au final épuisé, je trouve quand même quelque chose sans même avoir besoin de courir après ma proie ! Je saute quelques fois avant de réussir à attraper le lièvre, qui se débat face à moi. Il me faut de nombreuses minutes pour le capturer entre mes dents parce qu'il est vraiment déterminé à ne pas mourir tout de suite, comme s'il n'avait pas compris qu'il allait crever, le cerveau asphyxié par son propre sang. Quand enfin j'attrape son corps entre mes dents, je tire dessus pour le décrocher en vain, et je mets encore de longues minutes à sauter partout pour parvenir à descendre ma proie. Mais en une seconde, l'animal part en courant et je n'ai plus qu'à écarquiller les yeux devant sa fuite inattendue. C'est furieux et les pattes en coton que je retourne à ma tanière.
Lancer de dés : 9 + 4 = 13

Les minutes se sont écoulées avec une lenteur exagérée. Je n'ai pas trouvé le moindre petit souriceau ni la moindre trace d'un passage de quelque lemming que ce soit. Visiblement, les petites bêtes ont senti ma présence et se sont profondément enfouies sous terre pour leur protection individuelle. Cependant, alors que la journée est claire et que plus rien ne bouge dans la lueur du jour, je décèle le parfum d'un animal. Une odeur aussi dangereuse que délicieuse, même si la viande de cette créature est plus dure et le goût plus fort que celle d'un chevreuil ou d'un lapin. J'entends les ronflements rauques de l'animal avant même qu'il arrive dans la clairière, et je m'immobilise sans plus faire le moindre bruit. Je sais que mon odeur imprègne les lieux puisque je traîne dans cet endroit depuis déjà trop longtemps, mais en restant parfaitement sans bouger j'ai une chance de passer inaperçu. La bête sort enfin du couvert des arbres, certainement persuadée que tout se passe bien et qu'elle va pouvoir fouiller les environs sans être dérangée. D'autant que les sangliers ne sont pas connus pour être les animaux les plus farouches au monde et qu'au contraire, ils ont davantage tendance à charger leurs ennemis qu'à les fuir en croisant leur chemin. Je respire lentement, calmement, inspirant et expirant profondément pour tâcher d'empêcher mon coeur de s'affoler. C'est une jeune femelle que j'aperçois, ni aussi épaisse qu'un adulte complet, ni aussi ridicule qu'un marcassin.

Les femelles sont moins impressionnantes que les mâles, mais pas moins dangereuses pour autant. Il suffirait que celle-ci vienne d'avoir sa toute première portée, et la hargne qu'elle éprouverait pour la protection de ses petits me vaudrait un combat sans merci dont j'aurais exactement autant de chances qu'elle de sortir vainqueur. Si les louves sont d'une détermination farouche pour protéger leur progéniture, on peut dire des laies qu'elles sont tout aussi mauvaises lorsqu'il s'agit de défendre leurs bébés. Je la regarde qui fouine et retourne la terre de son museau retroussé, et je reste parfaitement immobile dans la pénombre pendant plusieurs secondes. Elle s'arrête, lève la tête, hume l'air puis recommence à creuser furieusement des trous dans le sol à la recherche de nourriture. Je guette des sons dans les sous-bois, essayant de deviner des petits bruits de ronflements, mais je ne perçois rien. Ou elle est seule, ou ses petits sont bien cachés et endormis profondément. Elle continue de s'approcher de moi, sans se douter que je suis là, et ce n'est que lorsque le soleil se reflète sur mon pelage brun et qu'une brise emporte vers la laie l'odeur de mon corps, qu'elle détecte enfin ma présence. Elle se relève brusquement, me fixe de ses minuscules yeux sombres, et lâche de secs grognements de menace. Elle sait que je suis là, mais elle pense que je vais passer mon chemin sans lui chercher querelle. Elle se trompe.

Sans attendre une seconde de plus, je saute à sa rencontre et me mets à galoper pour arriver rapidement vers elle, alors que cette grosse bête furieuse grogne voracement et me charge sans pitié. Par chance, les défenses des femelles sont moins développées que celles des mâles. J'aurais donc plus de chance de me défaire de ce combat sans être trop amoché. Si je joue subtilement et habilement, je pourrais même profiter du terrain particulièrement difficile pour m'en sortir indemne et ramener cet animal à ma meute. Vu le peu d'acharnement qu'elle concentre dans ses cris d'attaque, elle doit être seule. C'est un soulagement. Si je parviens à planter mes crocs dans sa gorge, elle se résignera plus facilement à mourir que si des vies dépendaient d'elle. Quand nos corps ne sont plus qu'à quelques centimètres l'un de l'autre, et qu'elle baisse la tête vers le sol pour mieux me balancer ses dents dans les flancs, je fais un brusque écart et m'arrange pour faire immédiatement demi-tour. Avant qu'elle n'ait le temps de se replacer face à moi et de me charger une seconde fois, je bondis sur son dos et plante autant mes crocs dans son échine que mes griffes dans la peau dure de son dos. Elle grogne d'une voix atroce et je me boucherais volontiers les oreilles si je pouvais, mais je me concentre pour ne pas lâcher prise au risque de subir son fléau. Un sanglier est dangereux, mais un sanglier furieux, c'est bien pire encore. Je mords, mords et mords encore dans sa chair, à la recherche d'endroits plus tendres que je pourrais agripper fermement, mais elle parvient à se dégager de ma prise et me balance au sol.

Poussé par l'instinct de survie, je me relève immédiatement et me remets tout aussi vite de mes émotions pour lui faire face à nouveau et me préparer à son attaque. Je suis prêt avant qu'elle ne m'atteigne et malgré un violent coup de tête dans mon poitrail qui me coupe le souffle quelques secondes, je parviens à attraper son crâne entre mes dents pour le serrer de toutes mes forces. Le sang bat si fort à ses tempes que je le sens résonner dans mes crocs, à moins que ce ne soit mon propre sang dans ma propre tête qui résonne dans les nerfs de mes mâchoires. La laie hurle et se débat, mais après de longues minutes d'acharnement je la sens défaillir. Elle s'affaiblit autant que moi, mais sa faiblesse me donne l'énergie de tenir encore, jusqu'à ce que son corps s'affale sur le sol glacé. Je lui tourne autour de longues secondes et la suis en faisant de petits bonds lorsqu'elle tente de s'échapper à nouveau, mais mon attaque de front aura probablement affaibli ses connexions neuronales parce qu'elle ne fait plus que ramper ou se jeter par terre en essayant de courir. J'essaie à plusieurs reprises de lui attraper la gorge, en vain puisqu'elle lance de furieux coups de gueule dans ma direction en ronflant de douleur, jusqu'à ce que je réussisse à profiter d'une seconde d'inattention pour la chopper fermement entre mes dents. La gorge des porcs est large et sans délimitation, aussi il est difficile de ne plus les lâcher lorsqu'on les tient. Cependant, avec beaucoup de détermination, je parviens à l'immobiliser jusqu'à l’étouffement, et je me réjouis d'avoir une si belle proie à rapporter dans ma cachette personnelle.

+ 1 sanglier

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Mar 20 Déc - 10:54

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'Dé de chasse' : 11, 6, 6, 6
Mélodie Sinistre
Mélodie Sinistre

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Mer 21 Déc - 21:05

Lancer de dés : 11 + 5 = 16

J'entends les frémissements de ma proie depuis plusieurs minutes, mais pour l'instant impossible de la visualiser ni de savoir où elle se cache. Pourtant je sais qu'elle est là, quelque part, et je suis persuadé qu'elle me nargue à sa manière. Elle fait exprès d'être bruyante, elle sait que je ne peux pas la voir. Soudain, quelque chose tombe d'un arbre. Je relève la tête, et je la repère enfin. Ma proie est petite et rousse, touffue, agile et vive. Un écureuil. Je bondit sur l'arbre, griffe l'écorce en grondant, j'essaie de grimper pour le rejoindre, j'essaie de l'attendre. Mais lui reste là-haut, perché sur sa branche, à attendre que je perde patience et que j'abandonne. mais il a fait tomber sa propre nourriture, et il ne pourra pas rester là-haut indéfiniment, il devra bien descendre chercher de quoi se nourrir. Je le vois qui saute de branche en branche. Excité par ses déplacements, je gronde et je saute sur les troncs en essayant désespérément de suivre son mouvement, d'attraper sa banche pour la faire descendre et le ramener à mes crocs. Je m'écorche les pattes sur l'écorce, m'acharne et arrache la couche protectrice de l'arbre dans mes vaines tentatives. Les minutes s'écoulent, et l'autre continue de me narguer en passant de branche en branche, d'arbre en arbre sans jamais se lasser et sans jamais s'éloigner vraiment de moi. Je commence à perdre patience.

Je lance des aboiements agacés vers le ciel comme pour le défier de venir me rejoindre. Il répond par des couinements incessants et particulièrement énervants, qui me font japper de plus belle. Notre ronde me donne le tournis, sa course me fait voir mille et une étoiles mais je continue de m'acharner et de le suivre dans sa course folle. Mes pattes trépignent sur le sol meuble, dessinent un cercle d'incessants virages. Les troncs sont marqués par mes griffes et mes crocs, et l'autre semble toujours aussi obsédé par sa noisette que je le suis par sa propre vie. Je souffle, commence à me fatiguer et à me lasser. Je m'apprête à abandonner, puis je change de tactique. Je m'éloigne dans les fourrés, disparais entre les arbustes feuillus. Je me couche à plat ventre, guette les moindres mouvements de ma cible, et ne bouge plus. Les minutes passent avant qu'il ne descende enfin de son promontoire protecteur, mais il se sent enfin en sécurité, croyant que le loup est parti. Je sors brutalement de ma cachette, fonds sur lui, l'écrase de tout mon poids et roule avec lui dans un talus de feuilles mortes alors que ses crocs s’étouffent dans le pelage de mon poitrail. Je plonge mes crocs dans sa fourrure pendant que nous roulons ensemble, et je plante mes dents dans sa chair en lui transperçant la nuque, l'abattant avant même d'avoir repris mon équilibre.


+ 1 écureuil
Lancer de dés : 6 + 5 = 11

Dans la plaine de cendres, rien n'est trop grand ou trop ouvert pour les proies. Elles viennent souvent brouter les quelques touffes d'herbe qui parviennent à pousser ça et là. C'est pour cette raison que je suis là, couché dans les buissons, à guetter le moindre mouvement dans la plaine. Soudain, je repère un rat qui se balade allègrement entre les herbes. Je souffle, inspire profondément, me concentre. Je ne prends pas garde à ce qui se trouve autour de moi et encore moins ce qui pourrait se balader au-dessus de ma tête. C'est une grossière erreur que je ne referais pas de ci-tôt. Je bondis en avant, fonds sur la grosse bête poilue, bien déterminé à le capturer entre mes crocs pour lui faire sa fête. Mais, contre toute attente, à l'instant où mes crocs semblent prêts à toucher son pelage duveteux, je reçois une rafale de griffures en plein visage et un cri strident me rend presque sourd par sa puissance. Je jappe de douleur en me retournant brutalement, tentant de fuir l'assaillant du ciel. Le rat se fait la malle dans un cri de panique et je n'ai pas le temps de le voir disparaître que les serres m'assaillent à nouveau et me lacèrent les flancs avec rage. Le cri de la buse me vrille les tympans, je prends la fuite dans un premier temps, par pur réflexe de survie. Je me jette en avant, cours à toutes pattes, et je prie pour que la bestiole venue du ciel ne me suive pas. Peine perdue, évidemment, puisqu'elle me traque comme si j'étais le rat.

Je comprends rapidement que nous avons convoité la même proie, et il me faut encore de longues secondes d'une course effrénée avant de comprendre que ce sera elle ou moi. Alors, dans un élan puissant et agile, je saute pour me retourner en l'air et lui faire face. Je claque des mâchoires tout près de son corps, elle bat des ailes pour freiner de justesse et éviter mes crocs meurtriers. Alors commence la danse macabre du chasseur chassé, et aucun de nous ne semble décidé à laisser l'autre remporter la manche. Si elle se sert de ses ailes pour me freiner ou pour prendre de l'altitude et fondre sur moi, j'attends patiemment la dernière seconde à chacune de ses attaques pour bondir d'un côté ou de l'autre, et revenir à la charge sur le champ pour lui asséner un violent coup de patte ou de crocs. Je gronde, montre les dents, hérisse le poil. Et si elle semble si petite, elle n'en n'est pas moins une adversaire redoutable et bien plus dangereuse que sa taille ne pourrait le laisser croire. Je sais bien comment fonctionnent les rapaces. Ils chassent en vol, attaquent même d'autres rapaces plus petits qu'eux lorsque le besoin se fait sentir. Moi aussi, bien sûr. Mais eux sont des traqueurs et des tueurs particulièrement redoutables. Je manque une nouvelle fois ma prise, me rattrape en atterrissant lourdement sur le flanc. Je me redresse lorsque ses serres se referment sur mes côtes, et je hurle en retournant mes crocs puissants contre elle.

Elle s'envole à nouveau, prend de la hauteur, et je me relève pour lécher rapidement mes plaies. Elle m'a entaillé la peau. Sans gravité aucune, mais ça fait mal tout de même. Vivement que notre guérisseur soit enfin de retour, je ne donnerais pas cher de ma peau si je continue de chasser des proies aussi inhabituelles que celle-ci. Quoi que cette fois, je n'ai pas cherché le conflit, c'est cette foutue buse qui m'est tombé dessus. Elle me frappe la tête, je sens ses serres puissantes se refermer sur mon crâne, et je geins en reculant tant bien que mal. Son bec vorace vise mes yeux, je fais mine de reculer et de chercher à rentrer ma tête dans mes épaules, puis je me redresse brutalement pour la frapper et la sonner. Elle perd l'équilibre, relâche sa prise sur mon crâne et mon visage. Le sang perlant sur les plaies qu'elle m'a infligée, je tend la gueule brusquement pour refermer mes mâchoires meurtrières sur son corps mou et si léger. Je gronde, je m'agrippe même si elle se débat furieusement à coups de becs et de serres. Les minutes me paraissent d'une longueur interminable lorsque la buse commence à reprendre ses esprit pour se battre plus violemment contre ma force. Ses deux serres contre mes crocs sont pratiquement à forces égales, et je peine à percer la peau de son abdomen pourtant si fragile. Lorsqu'enfin j'entends son cri de douleur, je prends confiance et serre plus fort jusqu'à sentir ses entrailles contre mes dents, contre ma langue. Et quand les battements d'ailes ne sont plus que des mouvements aléatoires et discontinu, je comprend qu'elle meurt lentement entre mes crocs. J'ai gagné.

+ 1 buse
Lancer de dés : 6 + 5 = 11

Je trotte derrière le troupeau depuis plusieurs kilomètres. L'un des jeunes me charge, je recule vivement, fais un écart sur le côté pour échapper à ses défenses. Ca fait un moment qu'ils savent que je suis derrière, mais je n'ai pas lâché et je continue de les suivre même s'ils essaient de me faire abandonner depuis un petit moment. La raison de ma présence derrière une harde de sangliers ? Le jeune mâle blessé, au centre, qui suit encore bien la troupe malgré ses blessures sanguinolentes qui attireront bientôt tous les prédateurs de ces terres. J'aurais peut-être mieux faire d'appeler les chasseurs Navniks à la rescousse, mais je suis certain que je peux me faire cette proie tout seul. Je cours un peu plus vite, marque un arrêt brutal lorsqu'un autre jeune me charge encore une fois. Ils ne lâcheront pas l'affaire, eux non plus, tant que leur pote tiendra debout et qu'il continuera à courir avec eux. C'est que ces bêtes ont une détermination farouche quand à la survie de leurs copains. Vu la quantité de sang perdue depuis le départ de leur petite réunion familiale, je doute qu'il tienne encore longtemps. Pourtant cela fait déjà pas mal de kilomètres que nous parcourons, et si les bêtes en parfaite santé continuent de me charger chacune leur tour je suppose que c'est parce qu'elles croient en la guérison de leur semblable. Pourtant, même s'il devait être assez fort pour s'en remettre, je n'ai pas l'intention de le laisser s'en sortir.

Je bondis en avant, accélère l'allure et charge au milieu du troupeau. D'abord la panique, qui les sépare tous. Puis, chacun revient à son poste autour du blessé et les plus forts, les plus courageux me chargent pour tenter de me faire rebrousser chemin. Je les évite de justesse, je bondis d'un côté et de l'autre en tâchant d'échapper à ceux qui attendent de l'autre côté. C'est qu'ils seraient presque bien organisés, ces fourbes. Je freine brusquement devant les ronflements menaçant de l'une des laies, puis je recommence à les suivre à bonne allure et à bonne distance. J'essaie de me rapprocher un peu de ma cible, même si je fini toujours pas devoir remettre quelques mètres de sécurité entre la harde et moi. Les adultes sont vigoureux, et si les jeunes ont moins d'un an, ils n'en sont pas moins décidés à protéger leur compagnon. Ils s'acharnent sur moi, s'agacent, ronflent comme les bons cochons qu'ils sont, et recommencent à courir derrière leurs semblables. Et moi je continue de les suivre, mes pattes foulant le sol avec agilité, travaillant l'endurance de mes membres dans cette course contre la vie, attendant patiemment que l'être essoufflé ne finisse par s'effondrer dans la terre meuble où je n'aurais plus qu'à déchiqueter sa chair pour en faire la nourriture des membres de ma meute. je hume l'air sans m'arrêter, et je comprends que nous arrivons aux frontières Navniks. Par chance, ils se dirigent droit vers les terres de ma meute.

Il ne m'en faut pas plus. Revigoré, persuadé que c'est un signe du Destin, je fonds sur la harde en jappant. Tous s'écartent comme si je venais de débarquer, comme si j'étais un danger bien plus important qu'au départ. Pourtant je n'ai pas changé, je suis toujours moi. Mais peut-être ai-je davantage d'audace maintenant que nous arrivons chez moi. Je traverse la harde en quelques bonds, j’atteins ma cible et lui mords l'épaule avant d'être repoussé brutalement par les lignes défensives. C'est qu'il s'accroche à la vie, ce p'tit con. Je bondis à nouveau, grondant et montrant les dents lorsque l'un des leurs essaie de me repousser seul à l'extérieur des rangs. J’atteins une nouvelle fois le blessé, qui tente de fuir mais qui s'épuise. Je plonge mes crocs dans son flanc, repars aussi vite que je suis venu. Je danse avec les uns, défi les autres de m'empêcher de faire mon job. Je gronde, menace, recule et avance encore. Je harcèle le blessé jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus, jusqu'à ce que son sang ne soit plus qu'un souvenir dans ses veines. Et lorsque nous frôlons les ruines de la chapelle, où ma meute s'endort doucement et où est cachée et gardée la réserve de nourriture, l'animal s'écroule, comme si le cruel Destin l'avait conduit jusque là. Toute la harde freine, chaque animal se poste autour du mourant en attendant qu'il se relève. Et alors, j'entre vraiment en action. Tous crocs dehors, l'air furieux, je charge les animaux les uns après les autres jusqu'à les éloigner tous de ma proie. Ils me regardent comme un monstre, ce que je suis certainement, et finissent par s'en aller enfin. Alors, je mets à mort cette bête agonisante, et je traîne sa carcasse dans la réserve des miens.


+ 1 sanglier
Lancer de dés : 6 + 5 = 11

Tapis dans les herbes courtes, je suis visible mais pas repéré. Je l'observe encore un moment, elle fait des allers retours incessants entre son terrier bien caché, et la prairie où elle déniche probablement de quoi se nourrir. Bientôt elle entrera en hibernation. Je dois faire vite avant qu'elle ne disparaisse sous terre jusqu'à la belle saison. J'inspire profondément, me concentre, et je fonds dans sa direction comme si je glissais sur l'herbe humide. Elle ne me voit qu'au dernier moment, se précipite vers sa tanière. Mais je cours plus vite, et je lui barre le passage pour la faire détourner de son chemin. Je lui bloque la route en grondant, elle se redresse pour paraître plus impressionnante et je saute en avant sans décoller mes postérieures du sol, pour lui faire peur et lui montrer qu'elle ne m'effraie pas. Je montre les dents, retrousse les babines, hérisse mon pelage. C'est elle qui doit trembler, pas moi. C'est elle qui doit sentir l'adrénaline de la peur monter en elle, courir ans ses veines, lui donner effroyablement chaud et froid en même temps. Je claque des mâchoires, m'avance vers elle. Sa seule issue est derrière moi. Pour l'atteindre, elle doit affronter l'équivalent pour elle d'un humain pour moi, et ce n'est pas chose facile. Je lève une antérieure, prêt à l'attaque, lorsqu'elle se met à siffler. Elle en aura mis du temps, pour prévenir ses congénères du danger imminent !

J'entends les galopades dans les terriers autour, dessous, derrière moi. Les marmottes s'agitent là-dessous, toutes les issues sont fermées et condamnées. Plus personne ne sortira, et plus personne n'entrera. Je m'avance d'un pas, la marmotte recule et se redresse sur ses pattes comme pour me menacer. J'avance encore, elle tente de se faire plus grande à nouveau. Soudain, je bondis sur elle, lui mord la tête et recule lorsque ses griffes lacèrent mon poitrail. Je me retourne vivement pour lui asséner un coup de tête et je reprends ma position initiale. Je gronde à nouveau, elle se pose sur ses quatre pattes et hérisse son pelage en grognant d'une voix bien étrange, puis elle s'avance vers moi comme si elle n'avait pas peur. Je sens la peur dans ses effluves, mais elle la combat, elle me défie. Alors je recule légèrement, lentement, faisant attention où je pose les pattes sans la quitter des yeux. Puis j'avance, dressant les oreilles, claquant des mâchoires devant elle, cherchant à l'intimider et, au mieux, à la mordre. La marmotte siffle à nouveau, me cingle le visage d'un violent coup de patte. Je saute dans la mêlée, lui mord épaules et cuisses, nuque et bas-ventre. Je m'étire, me contorsionne, attrape la bête puis la relâche, et je danse avec elle dans un ballet mortel pendant des minutes qui me semblent interminables. Elle se faufile sous moi, tente d'atteindre sa tanière. Je me jette sur elle, lui frappe la tête pour la sonner.

Et c'est là qu'elle se met à courir. Je la suis à pleines pattes, je fonce dans une direction ou une autre, virant de gauche ou de droite brutalement pour suivre sa cadence. Son petit corps est trapu mais vif, elle a bien plus de capacités que moi pour freiner sec et tourner d'un seul bond. Pourtant je m'accroche à mes capacités acquises au fil de mes années de chasse, et je lui colle au train pendant plusieurs dizaines de mètres. Elle freine devant une galerie condamnée, se retourne et repart de plus belle. Elle a compris que je la tuerais si elle ne se cache pas. Elle essaie de prendre la fuite. Je cours derrière elle, si vite que je la dépasse sans parvenir à planter mes crocs dans sa chair. Je me retourne, glisse sur le sol, reprends ma course effrénée contre ma proie. Une autre galerie, tout aussi close que la précédente. Je ne m'arrête pas à temps, elle gagne quelques secondes d'avance sur moi. Et je comprends rapidement, après encore quelques galeries closes, qu'elle va tenter de rejoindre sa propre tanière, dernière ouverture envisageable. Je pousse sur les muscles de mes postérieures, me projette en avant et m'efforce de la rattraper. Son terrier n'est plus qu'à quelques dizaines de mètres, les secondes me sont comptées. Je bondis en avant, percute l'antre de mes postérieures et me projette sur elle de tout mon poids. Sa surprise est marquée par un sifflement strident avant que je ne lui brise la nuque.

+ 1 marmotte

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Mer 21 Déc - 21:05

Le membre 'Isildür' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Dé de chasse' : 11, 7, 4, 3, 8
Mélodie Sinistre
Mélodie Sinistre

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Ven 23 Déc - 6:38

Lancer de dés : 11 + 5

Je slalome entre les arbres à une vitesse fulgurante, je me propulse en avant pour le rattraper. Ses longues jambes fines le font bondir comme s'il était doté de muscles bien supérieurs aux miens, pourtant j'arrive à le suivre depuis l'orée de la forêt et ce n'est pas maintenant que je vais laisser tomber la chasse. Déjà blessé au niveau du cou et de l'échine, j'ai rapidement vu son état de faiblesse accentué par l'absence de harde autour de lui. Les daims ne vivent pas seul, aussi je savais qu'il était mourant. J'ignore où est parti le prédateur qui l'a attaqué en premier, mais visiblement la proie était toute trouvée pour un loup seul tel que moi. Je fonce entre les arbres, manque de rentrer dans certains mais me retiens de justesse et finalement, je coupe la route à ma cible première. Il freine des quatre sabots, les yeux exorbités par la terreur, et tente de faire demi-tour. Grondant férocement je saute puissamment pour agripper mes crocs à sa gorge, et alors qu'il rue violemment pour se débarrasser de moi je m'efforce de griffer son poitrail avant force et conviction. Je ne lâche ma prise sur sa gorge que lorsque la peau semble sur le point de céder, et je retombe lourdement sur mes pattes pour recommencer à poursuivre le fuyard qui, déjà ralentit peu à peu sa course. Pourtant je ne l'attaque pas à nouveau, pas encore. Ces bêtes sont trop dangereuses, autant attendre qu'il se fatigue tout seul et me tombe entre les pattes.

Les minutes s'écoulent ainsi tandis que mes pattes foulent le sol au rythme du daim. Sa fatigue pointe le bout de son museau rapidement, trop épuisé par ses premières blessures et, probablement, une précédente course poursuite contre ses premiers assaillants qui a dû le laisser déjà dans un sale état. Je bondis en avant, atterris lourdement au sol en n'ayant pas pu planter mes crocs dans son épaule comme je le voulais. Il rue encore sacrément bien, ce bougre. Je lui tourne autour, il s'arrête et me suit du regard en tournant sur lui même. Il n'a plus la force de courir, un bon point pour moi. Je m'avance, recule pour éviter ses sabots meurtriers, m'avance encore et parviens parfois à mordre dans sa chair, le harcelant de coups de griffes et de crocs. Il s'affaisse brutalement, je profite de l'occasion pour me jeter sur son échine et la lui mordre avec autant de force que je le peux, tentant d'arracher la chair en vain. La cuirasse d'un être vivant est encore bien trop souple, bien trop épaisse. Je gronde, m'acharne, il se relève en tremblant et m'éjecte de son dos. Je me reçois sur le flanc, jappe de douleur, mais je reviens à la charge et je lui frappe le postérieur de mes pattes avant pour le faire tomber à nouveau. Il tente de se relever, échoue, et je le harcèle au niveau de l'avant-main. Cette fois, il est à moi. Dans un grondement furieux, je me projette vers sa gorge et la capture entre mes crocs puissants. Il essaie de se dégager mais mon poids le fait tomber sur le flanc et il n'a plus la capacité de se relever. J'attends le goût du sang dans ma gueule, et l'arrête de son coeur battant dans sa trachée. Un de plus pour les miens.

+ 1 daim
Lancer de dés : 7 + 5

Les glouglous incessants me donneraient presque mal à la tête, si je n’étais pas si proche de l’objectif que je me suis fixé il y a longtemps. Ce n’est que la dernière ligne droite. Bientôt, je serais devenu un si bon chasseur qu’aucune proie ne pourra plus me résister. Je trépigne d’impatience, mais je garde mon sang froid et je continue de traquer cette bestiole qui se planque incroyablement bien, pour un animal ayant cette voix-là. Je jappe, renifle encore le sol et continue d’avancer. J’ai beau entendre sa voix, j’ai l’impression désagréable qu’il est tout autour de moi et qu’il ne me lâche pas. Mais je ne le vois pas. Encore et toujours, je ne trouve rien d’autre que des traces de son passage sans arriver à le dénicher lui. Ce foutu dindon a une capacité de camouflage vraiment impressionnante. Je me couche au sol, rampe sur plusieurs mètres. Je m’éjecte d’un buisson en pensant le trouver là, mais toujours le vent et sa voix qui me nargue avec insistance. Je continue mes recherches, je détaille chaque recoin de la forêt, chaque arbre, chaque bosquet. Je finirais bien par le localiser. Sa voix ne peut pas être seulement dans ma tête, il est forcément là, quelque part, à attendre sagement que je prédateur que je suis le trouve enfin. Soudain, des grattements. Le bruit des griffes contre la terre, et je comprends qu’il n’est plus très loin. Je m’avance de plusieurs mètres, recule, je saute par-dessus un buisson et je me mets à courir. Là, droit devant. Il est juste à ma portée, je ne le manquerais pas cette fois. Je fonds droit sur lui, tous crocs dehors et griffes en avant. Je laboure le sol de mes pattes, et j’atterris dans la clairière dans un bond impressionnant.

Il relève la tête, me toise une seconde, puis part en courant. Ses gloussement montent en intensité, il devient ivre de peur et tournoie dans la clairière à un rythme effréné. Je ne le lâche pas d’une semelle, lui colle au train, je bourine le sol avec un seul et unique objectif en tête : planter mes crocs puissants dans sa gorge tendre. Mes pattes frôlent à peine le sol, faisant voleter les feuilles dans leur sillage, et la forêt entière semble retenir son souffle au-devant de ce spectacle extraordinaire qu’est la chasse d’un loup solitaire. Je le rattrape presque, il glousse de plus belle, et par mes souvenirs, le goût du sang de ses semblables me monte à la tête. Je souffle d’excitation, je ne tiendrais pas jusqu’à la réserve des miens, je crois que je vais le dévorer sur place. Il tente de voler, rase le sol quelques mètres et retombe lourdement sur ses pattes mal habiles. Je fonds sur lui, saute sur son dos, l’écrase sous mon poids. Je roule dans la terre avec lui, attrape sa peau entre mes dents mais ne parviens pas à garder ma prise et le relâche. Je retrouve mon équilibre aussitôt, lui fais face, bondis à sa suite et le percute à nouveau. Il tombe en gloussant comme un dingue, comme si sa voix désagréable pouvait le sauver de son funeste destin. Je grogne, plonge mes crocs dans son plumage sombre et le sang coule doucement entre mes dents. Je ricane contre son corps, les canines plantées dans sa chair, et je le laisse se débattre comme une furie pour essayer de se dégager. Il ne réussit qu’à se blesser davantage, jusqu’à ce que je déplace mes crocs sur sa gorge pour lui briser la nuque.

+ 1 dindon
Lancer de dés : 4 + 5

Je cours à toutes pattes, slalome entre les arbres et m’agrippe à certains pour freiner ou pour prendre appuis et me balancer en avant. J’accélère, m’arrête brutalement et repars en trombe. Je m’acharne à continuer de m’entraîner ainsi pendant de longues minutes, jusqu’à ce que mes muscles me brûlent et que mes pattes me semblent coulées dans du béton armé. Je m’arrête alors enfin, fatigué mais vidée d’une énergie négative que je peux désormais remplacer par ce que l’on nommerait ailleurs de bonnes ondes. J’inspire profondément, souffle tout l’air de mes poumons et recommence pour que mon cœur reprenne un rythme régulier. Je me laisse alors aller dans la terre meuble et je ferme les yeux, reposant mon corps et mon esprit après ce dur labeur. Je laisse les minutes passer, puis les heures, et je suis réveillé par un grognement sourd qui m’alourdis les sens et m'engourdis l'esprit. Je mets du temps avant de reprendre vraiment conscience, et encore plusieurs secondes avant de comprendre l'urgence de la situation. Je me relève en sursaut, cherche d'où vient la menace, et trouve en face de moi un gros renard roux au pelage hérissé qui me dévisage comme si j'étais sa proie. Je penche la tête sur le côté, j'essaie de comprendre ce qui peut bien lui arriver, mais il m'attaque aussitôt. Dans un jappement surpris je fais un bond en arrière, et je claque des mâchoires par réflexe pour le faire reculer. Il s'exécute, mais ne cesse de gronder et me fixe dans les yeux, défiant.

Je gronde, le toise en retour, avance d'un pas vers lui. S'il croit qu'il m'impressionne, il se met la griffe dans l'oeil. Je bondis dans sa direction, il recule mais charge aussi et me mord le museau. Je jappe, recule, et avance encore une fois. Tous crocs dehors, je saute dans sa direction et lui mords l'échine. Il couine, me lance de violents coups de griffes, s'acharne à essayer de capturer ma peau entre ses crocs. Je me retrouve prisonnier de ses dents acérées, ses griffes me labourant le poitrail tandis qu'il tente de déchiqueter mon museau de ses crocs. Je me secoue, essaie d'atteindre son corps avec mes mâchoires. Je me contorsionne tant bien que mal pour le mordre, le capturer et lui faire lâcher prise sur ma gorge. Par chance il n'a attrapé que la peau, et j'ai encore la place pour respirer. Mais l'entreprise me fatigue, et pendant quelques secondes je me demande si je parviendrais à me sortir de cette sale aventure. Je ne comprends même pas pourquoi il s'est jeté sur moi. Je me contorsionne brutalement, recule vivement et me tourne si vite que son corps vole, accroché à ma gorge. Je fais face à un arbre de manière à lui faire percuter le tronc, et dans un cri strident il relâche enfin sa prise sur ma gorge pour se laisser rouler au sol. Je prends de l'élan en m'élevant sur mes pattes postérieures, et je me jette sur lui en grondant férocement pour lui asséner des coups de crocs brutaux et carnassiers. Le sang gicle dans ma gueule, ses muscles tendres se déchirent sous la force de mes mâchoires et je le déchiquette vivant alors que sa voix hurle sa douleur. Ses cris d'agonie résonnent encore à mes oreilles lorsque la vie le quitte, et j'emporte son corps vers les terres de ma meute.

+ 1 renard
Lancer de dés : 3 + 5

Je m'efforce de rester le plus discret possible. Je rampe sur le sol depuis plusieurs mètres, mais j'ai peur que ce ne soit pas suffisant. Le lièvre redresse la tête, je m'immobilise. Il guette les alentours, essaie de dénicher un éventuel prédateur avant de se faire surprendre. Je bondis à sa suite avant qu'il ne prenne la fuite, et le voilà qui cavale à toutes pattes en espérant me semer. Je grogne de frustration, mais je pousse plus fort sur mes pattes et j'accélère la cadence. Le rythme de mon coeur va crescendo, et bientôt je sens mes veines pulser à mes tempes. Je ne m'arrête toujours pas, vire à gauche une seconde après le lièvre et continue de le poursuivre. Une détermination farouche luit dans mon regard, ce n'est pas ce soir que je cesserais de chasser les lapins. Ils sont certes petits, mais ils sont bourrés de protéines et leur chair est délicieuse. C'est un peu comme notre met gourmand, à nous les loups. Je bondis à sa suite, essaie de sauter pour reprendre l'avance que j'ai perdu, et tente de le rattraper en lui coupant la route dans les virages. Il parvient à serrer fort ses pattes contre son corps pour effectuer des changements de directions si brutaux que je peine à le suivre, mais je m'accroche à ma rage et à ma faim, et je parviens à maintenir le niveau derrière lui.

S'il se faufile sous les troncs d'arbres écrasés sur le sol, je saute puissamment par-dessus et le rejoins de l'autre côté. S'il passe d'un côté d'un arbre pour courir dans l'autre sens, je coupe la route en passant sur le côté opposé et je reste toujours derrière lui, à lui coller au train, claquant des mâchoires en tendant le cou le plus loin possible pour essayer de l'attraper. Il pense s'en sortir, voit son échappatoire dans la forêt qui se rapproche de plus en plus. Mais je ne laisse toujours pas tomber et je continue de labourer le sol de mes pattes. La terre s'infiltre et colle à mes griffes. J'ai la sensation de m'alourdir, pourtant je garde cette même vitesse de pointe et je suis toujours plus près de ce lièvre persuadé qu'il va vivre. Et avant qu'il n'ait envisage un autre virage pour essayer de me semer, mes crocs se referment brutalement sur l'une de ses pattes postérieures pour la faire craquer dans un cri de douleur. Je le lâche en prenant un coup de l'autre patte, et il repart en courant. Mais rapidement, sa vitesse n'est plus qu'un tentative désespérée de s'enfuir, et je finis par trotter à ses côtés. Je saute par à-coups, le frappant de mes antérieures comme pour le pousser à courir encore, mais il est déjà trop mal en point pour continuer à se battre pour sa survie. Quand tout à coup, dans un élan de lucidité, l'animal bondit une seule fois pour disparaître dans un trou que je n'avais même pas repéré jusque là.
Lancer de dés : 8 + 5

C'est la dernière ligne droite. Je m'autoriserais le repos lorsque j'aurais ramené aux miens assez de nourriture pour nous garantir au moins l'estomac plein lorsque la guerre contre les hommes commencera. Je gronde et pars en trombe. Les bêtes s'affolent, et je me rends compte que j'aime particulièrement chasser dans les enclos humains. Je me projette en avant, à la suite du troupeau. Les brebis se collent les unes aux autres et se poussent violemment, et moi je m'amuse à les faire paniquer en mordant leurs jarrets avec rage. Le sang coule dans l'herbe sans que sa perte semble ralentir les bêtes, qui au contraire perdent davantage leurs moyens et accélère l'allure. Je me jette dans la mêlée, passe par-dessus une brebis et atterris sur le dos d'une autre. Je lui mords la tête, tombe à la renverse et me relève avant que le troupeau me piétine. Les brebis se séparent, créant un cercle autour de moi, et repartent en courant pour se rassembler plus loin et se coller à nouveau les une aux autres. Je me relève, boitille quelques mètres, et recommence à courir derrière elles. Le sang bat à mes tempes, mais je n'ai pas fini de propager la terreur et le jeu est bien plus amusant. De plus, je dois me défouler, oublier la frustration d'avoir manqué une belette plus tôt dans la soirée. J'attrape une antérieure, tire dessus, fais tomber sa propriétaire qui bêle presque plus fort que je ne peux hurler.

Je la relâche, elle se redresse aussitôt en paniquant. Les yeux révulsés, elle court derrière les autres, les rattrape, et j'en fais de même pour en mordre une seconde. Je tire sur les pelages duveteux. A cette époque de l'année, la laine n'a pas encore été prise sur leurs corps et elle me complique la tâche pour les blesser au corps. Ce pelage dégueulasse est d'une épaisseur incroyable. Je bondis en avant, freine devant une brebis, repars en arrière et plonge mes crocs dans le ventre d'une autre en essayant d'atteindre le corps, la peau, la chair tendre. Je gagne une belle ruade et un coup de sabot près de l'oeil, mais je tourne dans le même temps et parviens à rendre cette attaque minime. Je repars dans l'autre sens, cherche les petits, les harcèle à leur tour. Quand le troupeau entier se terre dans un coin de l'enclos, je fonce dans le tas et sépare les têtes pour les faire courir et les voir se rassembler encore un peu plus loin. Leur manège comme à m'énerver, elles ne semblent pas décider à isoler l'une des leurs. Alors je change de tactique, et plutôt que de traquer une bête seule, je choisis une tête dans le troupeau et la harcèle sans pitié, la blesse, fais couler son sang avec la plus grande finesse. Je lui arrache des lambeaux de chair, je la fais hurler de douleur, mais je continue jusqu'à ce qu'elle tombe enfin à la renverse. Alors, caché au milieu de ses soeurs, je prends sa gorge entre mes crocs et je l'étouffe sans aucune pitié. Son corps est miens. Les autres finissent par courir dans l'autre sens, ne reconnaissant plus le corps de leur compagne.

+ 1 brebis

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Ven 23 Déc - 6:38

Le membre 'Isildür' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Dé de chasse' : 9, 6, 5, 3, 7
Mélodie Sinistre
Mélodie Sinistre

Fiche de personnage
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Dim 25 Déc - 18:07

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Fatigué par les derniers jours, je m'octroie quelques heures de repos sous un pin dont les aiguilles me tombent sur le corps et me recouvrent doucement. Je rouvre les yeux et me redresse en sursaut, attiré par un bruit sourd. Je dresse les oreilles, écoute les alentours, et entends plusieurs voix. Des voix cristallines, courtes, et trop nombreuses pour être mes semblables ou les membres de ma meute. Je me lève rapidement, m'ébroue de toutes les épines, et je m'éloigne de cet endroit devenu dangereux. Mes pattes frôlent le sol, je m'efforce de me faire le plus discret possible en parcourant les kilomètres qui me séparent de la sécurité des miens. Je traverse la plaine de cendres, et c'est là que je tombe truffe à truffe avec la meute. Pas la mienne, non. La leur, celle des coyotes qui hurlaient tout à l'heure. Où est la proie qu'ils semblaient défendre des concurrents ? Pas de corps ici. Alors ils étaient en chasse. Sur quel genre de bête ? J'ai bien peur de le savoir déjà. Je me dresse de toute ma hauteur, hérisse le poil, et les fixe les uns après les autres. Je gronde en sourdine, puis je commence à montrer les dents puisqu'un petit nombre commence à s'avancer dans ma direction. Je n'aime pas la façon dont leurs petits yeux fourbes me fixent. Je gronde en sourdine, me plante sur mes quatre pattes et les toise un par un.

Brusquement, l'un d'eux fond sur moi. Je tends le cou en avant et plante mes crocs dans sa chair, le faisant japper, puis je le tire en décrivant un arc de cercle et je le balance à distance. Je me retourne pour lui faire face, montre les crocs, contracte chacun des muscles de mon corps. Je le toise, le défis de revenir. Deux autres me prennent de revers, s'avancent et bondissent. Je fais un écart brutal, je glisse dans la cendre et je percute un troisième coyote avant de planter mes crocs dans l'épaule de l'un d'eux. Son aboiement alerte les autres qui hésitent à attaquer de nouveau. Je gronde, me retourne pour les suivre du regard, et brutalement j'attaque en premier. Je fonce sur le plus proche, lui attrape l'échine et serre si fort qu'il se met à hurler. Les autres grondent, me sautent dessus et m'assènent de violents coups de griffes et de crocs. Je relâche ma prise, me défends tant bien que mal. Les minutes coulent comme le ruissellement de la pluie sur les tanières, et je commence à fatiguer mais je ne lâche pas mes proies du regard et je continue de m'acharner sur eux, de gronder, de me rendre impressionnant pour les faire déguerpir. Je fais mine d'en charger un, et je me rabats à la dernière seconde sur celui de droite. Je l'écrase de tout mon poids et je lui arrache la gorge, son sang coulant dans ma gorge et entre mes dents pendant que ses crics étranglés font s'écouler la vie hors de lui. Lorsque je tourne ma face ensanglantée vers les autres coyotes, ils jappent tous avant de partir en courant.

+ 1 coyote
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Je trottine sans but sur les terres neutres, lorsque des bruits étranges émanent d'un buisson tout près. Je m'en approche, renifle à l'intérieur et guette le moindre mouvement. D'abord rien, puis, une petite chose se dégage des branchages et file devant moi. Je me jette dessus par réflexe, mais ses poils piquent et brûlent mon nez par leur dureté. Je recule vivement, je pigne de douleur, et je reviens à l'assaut mais cette fois, les pattes en avant. J'essaie de faire rouler le petit animal, j'essaie de le retourner pour voir ce que je pourrais bien trouver en dessous. J'essaie de l'attraper entre mes crocs, je relâche aussitôt et je recommence ainsi indéfiniment. Jusqu'à ce que, agacé, je lance un grand coup de patte pour le faire voler comme un caillou. La petite bête s'écrase violemment contre une pierre et retombe avec moins de dureté, comme si le choc l'avait assouplie. Je la hume, elle ne bouge pas. Je tente de la faire rouler avec mes pattes, elle 'esquisse toujours aucun mouvement. Alors, avec plus d'assurance, me voilà qui enfonce mon museau dans les piquants, là où il y en a le moins, et je capture les minuscules pattes entre mes crocs pour tirer dessus et détendre les muscles de la petite bête inanimée. Il me faut un temps fou pour arracher les membres, et encore plus pour réussir à sortir la chair de sa carapace piquante. Mais j'y parviens avec force et détermination, et voilà que j'estime encore avoir fait un bon boulot.

+ 1 hérisson
Lancer de dés : 5 + 5

Ca fait des heures que je suis là à attendre de le voir sortir, ce foutu lagomorphe. Il n'est pas décidé à mourir, pourtant moi j'ai bien choisi ma proie et je ne repartirais pas sans elle. Je patiente encore longtemps, couché là comme un clébard bien dressé qui surveille la maison, et je guette le moindre son qui sortirait du terrier pour m'indiquer que ma proie n'est plus très loin. Soudain, mes oreilles pivotent vers l'arrière. Je tourne vivement la tête et je découvre un lièvre, énorme et en parfaite santé, en train de gambader tranquillement dans la prairie alors que je guette l'un de ses potes depuis des heures. Ni, ni deux, je bondis à sa suite. Mes pattes frappent le sol avec brutalité, mes muscles se tendent à un rythme rapide et régulier, et mon sang accélère sa course dans mes veines. Mon coeur, ce muscle puissant, bat en rythme avec mes membres sur la terre ferme, et je cours plus vite à chaque foulée. Lorsque le lapin se rend compte qu'il est l'objet de ma précipitation, il se met à courir lui aussi. J'ai le temps de voir ses yeux exorbités alors qu'il a compris que je le poursuivais pour mettre fin à ses jours. Je me délecte déjà de son sang entre mes dents, de sa chaleur contre mon palet. Et je me régale d'avance de sa chair tendre et moelleuse, de ses os croquants que je pourrais broyer entre mes mâchoires puissantes. Je cours toujours derrière lui, je me rapproche et il s'éloigne, dans un ballet incessant.

Je tape sur le sol, toujours plus fort et toujours plus vite pour revenir tout près de lui et tenter de le ralentir dans sa course ou, au mieux, de l'attraper. Mon pelage se plaque contre mon corps lorsque je fends l'air, et prend du volume à chaque fois que le vent pénètre en son sein pour le rebrousser contre ma peau. Je souffle fort, inspire par à-coups, et je continue de courir à toutes pattes pour rivaliser avec l'agilité et l'endurance du lièvre. Par chance l'espace est réduit, et il ne part jamais très loin lorsqu'il dévie de côté pour le fuir. Je bondis de droite à gauche comme si j'avais moi-même été un simple et ridicule lagomorphe, pourtant je suis bel et bien le prédateur qui fera de lui son repas. Mes pattes semblent dotées de leur propre conscience, partant d'un côté ou de l'autre à mesure qu'elles suivent les traces du lapin fuyard, et je me rapproche chaque fois un peu plus de lui. Pourtant, alors qu'il cavale et se faufile sous un énorme tronc pour m'échapper, je vois son salut arriver. Je ne suis pas assez petit pour le suivre, et je suis obligé d'escalader l'obstacle comme je peux. Je bondis puissamment pour m'agripper à l'écorce grâce à mes griffes, mais il me faut plusieurs secondes pour parvenir à grimper sur le tronc et encore quelques secondes pour retrouver la trace de ma cible et bondir du tronc pour toucher à nouveau la terre ferme et reprendre la course poursuite contre ma proie.

Je me suis toujours demandé si l'on sent notre dernier jour arriver, ou si on ne peut le prévoir que lorsque la dernière des heures de notre vie touche à sa fin. Est-ce que le lièvre s'est levé ce matin en sachant que c'était là l'aube de sa dernière journée en ce monde ? Est-ce que moi, un jour, je saurais que le soleil levant sera le dernier que je verrais ? Je vire rapidement de bord alors qu'il vient de me passer sous les crocs, et je traverse un buisson en glissant, emporté par mon élan. Je reviens à la charge, lui colle au train. Dans un violent demi-tour, le lagomorphe me percute de ses quelques kilos, mais la puissance de ses postérieures est telle qu'il me tort la tête sur le côté en m'envoyant un coup de patte. Il prend appui dans le même élan, et s'échappe dans l'autre sens. Il me faut une fraction de seconde pour faire demi-tour aussi et le suivre, et le voilà qui repart avec une allure d'avance. Pourtant je n'abandonne pas, je recommence à danser avec lui dans une chorégraphie mortelle, et mes crocs claquent de plus en plus fort à mesure que ma gueule se rapproche chaque fois un peu plus de sa cible. Dans les derniers instants de notre course pour survivre, je crois même pendant un temps qu'il serait possible de perdre ma proie, tant sa détermination à vivre est puissante. Mais, sans plus de pitié pour l'animal né dans le mauvais corps, je bondis sur la droite, prends appui sur un rocher et fonds sur lui par la gauche pour le percuter douloureusement. Emmêlés l'un à l'autre dans notre chute, je profite de la confusion pour planter mes crocs puissants dans sa nuque et l'abattre en plein vol.

+ 1 lièvre
Lancer de dés : 3 + 5

Je n'ai pas énormément d'attente avant de trouver enfin un passage d'animaux récent. Je suppose que les désordres causés par les bipèdes ont perturbé toutes les créatures et pas seulement les loups, ce qui est un gros avantage pour moi ce soir et le restera dans les semaines à venir, puisque j'ai plus de boulot à mesure que l'hiver s'installe. Quand ma truffe capte l'odeur du sang frais, je m'immobilise aussitôt. Une bête blessée attire beaucoup de monde, et tout autant les prédateurs comme moi que les bipèdes ou autres carnivores opportunistes. Je n'ai pas entendu de hurlement, ce qui signifie que cette odeur de sang n'est pas due à une attaque de loup. J'ignore qui a causé l'écoulement de sang de cet animal, aussi je préfère être prudent et demeurer sur mes gardes tandis que je remonte lentement la piste fraîche.

Après près de deux kilomètres de course à une allure soutenue, je trouve enfin la cible que je traquais. Il s'agit d'un énorme blaireau agonisant qui se traîne dans l'humus et les décombres, blessé à la cuisse et dont l'entaille semble avoir été faite par un humain. Un petit trou rond, bien défini, comme les projectiles qu'ils lance avec leurs objets de métal. L'animal aura probablement été au mauvais endroit au mauvais moment, et maintenant il est condamné à agoniser jusqu'à ce que la blessure guérisse, s'infecte, ou qu'un prédateur le trouve et l'achève. En l'occurrence, pour lui ce sera le prédateur. Moi. Parce que si la viande de blaireau est amer et probablement l'une des moins tendre, elle n'en reste pas moins de la nourriture et en ces temps sombres, je ne peux me permettre de me montrer difficile sur l'alimentation. Je pourrais toujours troquer sa chair contre quelques lièvres, ou un morceau de chevreuil s'il en reste. De toute façon entre ça et les rats ... Je suppose que je devrais bien m'adapter un jour ou l'autre à la difficulté de survie dans le monde où j'ai vu le jour. Quand on voit les choses ainsi, il peut paraître égoïste de vouloir procréer. Mais il en va de notre survie, et si les parents ne sont pas les plus forts ...

Alors je m'extirpe des buissons qui me retiennent prisonnier, et j'approche de ma cible. Lorsqu'il m'aperçoit, le blaireau se redresse aussitôt et me fixe, l'oeil mauvais. C'est que ces bestioles peuvent se montrer particulièrement agressives, en combat. Leur tempérament est probablement au goût de leur chair, acide, tendu, mauvais. Je soupire, je le fixe moi aussi, j'analyse ses actions, ses mouvements. J'essaie de savoir où il en est de sa mort. Depuis quand est-il touché ? Je n'ai pas entendu les retentissements des objets humains depuis plusieurs heures. Il doit traîner dans les parages depuis un bon moment, il est probablement épuisé. Je tente ma chance, m'approche un peu plus et tends le museau, curieux de voir sa réaction. Je gagne un sourd grondement et une morsure à la truffe, dont je parviens à minimiser l'impact en reculant vivement. Heureusement que j'ai de bons réflexes. S'ensuit une sorte de danse. Par de petits bonds, j'essaie de le déstabiliser. Il me suit bien malgré la fatigue, et essaie de ramper pour s'éloigner de moi entre deux attaques. Je le harcèle, saute vers lui, recule brusquement, reviens à la charge et recommence le manège. Je tente de lui asséner quelques coups de crocs, des coups de pattes pour le renverser, mais il se relève et recommence à se défendre et à me menacer de sa voix sourde et rocailleuse.

Je retourne en arrière pour recommencer de plus belle. J'avance, je recule, lentement d'abord, puis j'accélère la cadence et j'essaie d'aller plus vite que sa réflexion. Mais cet enfoiré est doué, il s'accroche à la vie. Qu'il étouffe avec ses baies, tiens ! Je lui flanque un bon coup de patte dans la cuisse, juste sur sa blessure, et il se retourne pour essayer de me mordre la joue mais je l'évite de peu, dans un sourire pleinement satisfait. Il se contorsionne, moi aussi, et nous jouons ainsi au loup pendant de longues minutes. Il semble ne pas vouloir perdre courage. Comme si je pouvais me lasser, comme si j'allais abandonner une proie si accessible. Et bien non, je continue de le harceler, à bondir comme un lapereau au printemps, à me pavaner comme un yearling amoureux. Je travaille mes aplombs, je sens mes muscles se tendre et se détendre à chaque fois que je fais un pas sur le côté ou que je saute en arrière. Je me redresse sur mes pattes postérieures, me laisse tomber en avant et repars de plus belle pour ne pas écoper d'une griffure ou d'une autre morsure. Et puis, enfin, il fatigue. Et sous sa respiration saccadée, je sens déjà son coeur ralentir et sa chaleur aller decrescendo. Il ne me faut plus très longtemps pour en finir, je parviens à attraper sa gorge pour l’étouffer. Mais il se dégage en me labourant le poitrail de ses griffes acérées, et se faufile avant que j'ai le temps de comprendre, dans une fissure où je n'ai aucun accès. Quelle poisse !
Lancer de dés : 7 + 5

Mes sens sont en alerte et je continue de courir, bien décidé à ne pas rentrer les crocs vides. Je dois trouver quelque chose, n'importe quoi. Je continue de courir, de trotter. De ralentir, d'accélérer. De tourner, de freiner, de filer dans une autre direction. Et lorsqu'enfin je me sens prêt, lorsqu'enfin mon corps est opérationnel, je m'arrête. Ma truffe hume les effluves qui courent autour de moi, et je cherche les odeurs intéressantes. Je repère rapidement celle d'un animal que je connais bien. Un animal pas farouche pour un sous, et même plutôt facile à approcher. Malheureusement ce n'est pas dans le bon sens du terme, pour un chasseur comme moi, puisque qui dit animal peu farouche dit aussi défenses redoutables. J'entends d'ici les grognements de la créature, et il me faut peut de temps pour la découvrir à quelques bosquets de ma position, en train de fouiller dans les glands au pied d'un arbre. Je m'en approche en silence, lui tourne autour discrètement. Et, brusquement, je bondis à sa rencontre. La laie se retourne lorsque mes pattes frappent son dos, hurlant de sa voix stridente avant de partir en courant pour mieux faire demi-tour et me charger. Je l'évite de justesse en dérapant sur le côté, ne la quittant pas des yeux pendant mon mouvement de fuite. Je reviens à la charge en même temps qu'elle, et c'est avec une chance formidable que je parviens à planter mes crocs dans son épaule.

Je l'affaiblis, repars en trombe pour ne pas me faire percer par ses dents sortant de sa gueule et envisage déjà ma prochaine attaque. Ses grognements sont impressionnants, mais elle est si maladroite que je parviens par quelques prouesses d'équilibriste à éviter ses attaques et à lui porter encore plusieurs coups de crocs bien placés. Son sang excite mes sens, me rend ivre et me donne faim, mais je tâche de me concentrer pour ne pas perdre la partie. Il est hors de question que je perde bêtement ma proie alors que je suis en si bon chemin pour nourrir les miens une fois de plus. Brusquement, je reçois l'animal de plein fouet dans les côtes, roulant au sol dans un grondement de douleur. Une chance qu'elle n'ait pas été de face, j'aurais probablement écopé d'un trou dans les poumons ... Je gronde, me relève et charge, labourant sa cuirasse épaisse de mes griffes acérées. Les griffures laissent des sillons rouges sur sa peau, et je m'acharne sur le même endroit en attaquant plusieurs fois d'affilée, sans lui laisser le temps de me charger de front. Les minutes s'écoulent avec une lenteur abominable, et lorsqu'enfin je fais tomber la bête, j'en viens à me demander si je parviendrais à continuer ma nuit de chasse après avoir traîné son cadavre dans mes réserves. Le silence qui engloutit à nouveau le monde est reposant, après les grognements incessants de la laie qui me vrillaient les tympans. Je profite de ce moment de calme pour reprendre mon souffle.

+ 1 sanglier

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Dim 25 Déc - 18:07

Le membre 'Isildür' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Dé de chasse' : 1, 12, 10, 3, 6
Mélodie Sinistre
Mélodie Sinistre

Fiche de personnage
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Mer 28 Déc - 18:38

Lancer de dés : 1 + 5

Je n'ai pas énormément d'attente avant de trouver enfin un passage d'animaux récent. Je suppose que les désordres causés par les bipèdes ont perturbé toutes les créatures et pas seulement les loups, ce qui est un gros avantage pour moi ce soir et le restera dans les semaines à venir, puisque j'ai plus de boulot à mesure que la meute s'agrandit. D'autant que les plus jeunes ont besoin de nettement plus de nutriments que nous, adultes, et nécessitent des repas quotidiens et réguliers. A leur âge, ils ne peuvent plus se contenter de la lactation apportée naturellement par leur mère. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'elles maigrissent, j'en suis certain. Les petits ne mangent pas assez, alors ils se servent inconsciemment dans les réserves de leurs mères, et c'est ce qui les rend vulnérables. Quand ma truffe capte l'odeur du sang frais, je m'immobilise aussitôt. Une bête blessée attire beaucoup de monde, et tout autant les prédateurs comme moi que les bipèdes ou autres carnivores opportunistes. Je n'ai pas entendu de hurlement, ce qui signifie que cette odeur de sang n'est pas due à une attaque de loup. J'ignore qui a causé l'écoulement de sang de cet animal, aussi je préfère être prudent et demeurer sur mes gardes tandis que je remonte lentement la piste fraîche.

Après près de deux kilomètres de course à une allure soutenue, je trouve enfin la cible que je traquais. Il s'agit d'un énorme blaireau agonisant qui se traîne dans l'humus et les décombres, blessé à la cuisse et dont l'entaille semble avoir été faite par un humain. Un petit trou rond, bien défini, comme les projectiles qu'ils lance avec leurs objets de métal. L'animal aura probablement été au mauvais endroit au mauvais moment, et maintenant il est condamné à agoniser jusqu'à ce que la blessure guérisse, s'infecte, ou qu'un prédateur le trouve et l'achève. En l'occurrence, pour lui ce sera le prédateur. Moi. Parce que si la viande de blaireau est amer et probablement l'une des moins tendre, elle n'en reste pas moins de la nourriture et en ces temps sombres, je ne peux me permettre de me montrer difficile sur l'alimentation. Je pourrais toujours troquer sa chair contre quelques lièvres, ou un morceau de chevreuil s'il en reste. De toute façon entre ça et les rats ... Je suppose que mes frères et soeurs de meute devront bien s'adapter un jour ou l'autre à la difficulté de survie dans le monde où ils ont vu le jour. Quand on voit les choses ainsi, il peut paraître égoïste de vouloir procréer. Mais il en va de notre survie, et si les parents ne sont pas les plus forts ...

Alors je m'extirpe des buissons qui me retiennent prisonnier, et j'approche de ma cible. Lorsqu'il m'aperçoit, le blaireau se redresse aussitôt et me fixe, l'oeil mauvais. C'est que ces bestioles peuvent se montrer particulièrement agressives, en combat. Leur tempérament est probablement au goût de leur chair, acide, tendu, mauvais. Je soupire, je le fixe moi aussi, j'analyse ses actions, ses mouvements. J'essaie de savoir où il en est de sa mort. Depuis quand est-il touché ? Je n'ai pas entendu les retentissements des objets humains depuis plusieurs heures. Il doit traîner dans les parages depuis un bon moment, il est probablement épuisé. Je tente ma chance, m'approche un peu plus et tends le museau, curieux de voir sa réaction. Je gagne un sourd grondement et une morsure à la truffe, dont je parviens à minimiser l'impact en reculant vivement. Heureusement que j'ai de bons réflexes. S'ensuit une sorte de danse. Par de petits bonds, j'essaie de le déstabiliser. Il me suit bien malgré la fatigue, et essaie de ramper pour s'éloigner de moi entre deux attaques. Je le harcèle, saute vers lui, recule brusquement, reviens à la charge et recommence le manège. Je tente de lui asséner quelques coups de crocs, des coups de pattes pour le renverser, mais il se relève et recommence à se défendre et à me menacer de sa voix sourde et rocailleuse.

Je retourne en arrière pour recommencer de plus belle. J'avance, je recule, lentement d'abord, puis j'accélère la cadence et j'essaie d'aller plus vite que sa réflexion. Mais cet enfoiré est doué, il s'accroche à la vie. Qu'il étouffe avec ses baies, tiens ! Je lui flanque un bon coup de patte dans la cuisse, juste sur sa blessure, et il se retourne pour essayer de me mordre la joue mais je l'évite de peu, dans un sourire pleinement satisfait. Il se contorsionne, moi aussi, et nous jouons ainsi au loup pendant de longues minutes. Il semble ne pas vouloir perdre courage. Comme si je pouvais me lasser, comme si j'allais abandonner une proie si accessible. Et bien non, je continue de le harceler, à bondir comme un lapereau au printemps, à me pavaner comme un yearling amoureux. Je travaille mes aplombs, je sens mes muscles se tendre et se détendre à chaque fois que je fais un pas sur le côté ou que je saute en arrière. Je me redresse sur mes pattes postérieures, me laisse tomber en avant et repars de plus belle pour ne pas écoper d'une griffure ou d'une autre morsure. Et puis, enfin, il fatigue. Et sous sa respiration saccadée, je sens déjà son coeur ralentir et sa chaleur aller decrescendo. Il ne me faut plus très longtemps pour en finir, je parviens à attraper sa gorge pour l’étouffer. Mais il se dégage en me labourant le poitrail de ses griffes acérées, et se faufile avant que j'ai le temps de comprendre, dans une fissure où je n'ai aucun accès. Quelle poisse !
Lancer de dés : 12 + 5

Je m'élance en espérant trouver une proie, mais rapidement l'odeur nauséabonde des bipèdes vient jusqu'à mes narines et je préfère faire demi-tour avant d'être repéré.
Lancer de dés : 10 + 5

Là, par un heureux hasard, je découvre deux pièges remplis que les bipèdes n'ont pas encore pris le temps de vider. Deux lièvres dodus pourrissent dans leurs collets, et ce n'est pas moi qui refuserais un tel met et en plus, sans plus d'efforts que nécessaire ! Le premier collet me demande une certaine adresse, puisqu'il est positionné au-dessus d'un buisson d'épine rouges. Un guérisseur aurait probablement pu m'en donner le nom, moi je l'ignore. M'enfin peu importe. Je m'approche en silence, guettant des mouvements ennemis autour. Mais vu l'odeur relativement forte des carcasses, le chasseur à deux pattes n'est pas revenu ici depuis plusieurs jours, et je doute qu'il se pointe avant un petit moment. Je profite de son absence. J'essaie d'abord d'atteindre l'animal en sautant habilement, mais le buisson est trop près et je gagne seulement une épine dans la patte droite. Alors je m'y prends autrement, et après avoir rampé sous les premières branches, je m'aperçois que le lapin est devenu plus accessible. Cependant, le tour n'est pas encore joué. Ces bipèdes sont malins, la viande n'est accessible qu'au prix de nombreuses contorsions que je parviens à effectuer avec beaucoup de mal. La lune a commencé à tomber dans le ciel lorsque je réussi à descendre mon premier lapin. J'ai intérêt à me dépêcher.

Je dépose ma première proie sur un talus, et mon regard se pose sur le lièvre suivant. Celui-là sent moins fort que le premier, je suppose qu'il s'est fait attraper plus récemment. Je m'en approche, et j'analyse les objets qui l'entourent. De gros morceaux de bois, des troncs tombés lors des bombardements, probablement. J'essaie d'en escalader un, mais sans succès. Alors je tente de voir malgré tout le chemin à parcourir par en-dessus, et je mémorise quelques passages qui me semblent envisageables. Je m’aplatis au sol et je commence à ramper, me contorsionnant de mon mieux pour atteindre ma cible. De temps en temps, je tords mon corps de manière à extirper ma tête entre deux troncs, pour localiser mon objectif. J'avance petit à petit, mais toujours trop lentement et je crains de ne pas arriver à atteindre le lièvre avant l'aube, avant que les bombardements meurtriers ne reprennent avec véhémence. Il me faut glisser, ramper, me faufiler interminablement. Tant et si bien que j'ai l'impression de ne bientôt plus pouvoir me sortir de là. Et lorsqu'enfin je parviens sous mon lièvre, il me faut encore trouver le moyen de l'atteindre, suspendu dans les airs. J'escalade comme je peux les troncs morts, et j'essaie de monter le plus haut possible sans me casser un membre. Par chance, je n'ai pas trop de difficultés.

Je détache mon lapin en tirant vivement dessus, et malencontreusement je glisse sur l'un des troncs. Nous tombons tous deux, le cadavre et moi, en bas de la pile d'arbres sans vie. Après m'être remis de mes mésaventures, j'attrape ma proie et rejoins la première que j'arrive à caler dans ma gueule par la patte. Mon regard s'élève vers le ciel, déjà coloré des premières lueurs de l'aube. Je file à travers les bois pour rejoindre ma tanière au plus vite, et lorsque je suis à une dizaine de mètres de chez moi, j'enterre ma proie pour que personne ne la trouve et me la vole.

+ 1 lièvre
Lancer de dés : 3 + 5

Je sens les odeurs, je vois les ombres, mais je ne trouve aucune des proies que je convoite. Je soupire, grogne de frustration, et je m'élance entre les bois. Peut-être que, si je fais suffisamment de bruit, je pourrais faire peur aux herbivores et les faire sortir de leurs foutues cachettes. Je slalome entre les arbres, échappe de peu à l'étreinte douloureuse des racines qui tentent de capturer mes pattes hors du sol. Je bondis par-dessus les obstacles, rampe sous ceux qui se trouvent hors d'atteinte et m'extirpe avec détermination des passages les plus difficiles, des lieux les plus inaccessibles. Je garde mon équilibre sur des troncs écroulés, sur des rondins glissants ou instables, et je continue ainsi de m'aventurer au fond fond de la forêt en suivant des odeurs fantômes, des ombres peut-être imaginaires. Mais, je ne lâche pas mon objectif de vue. Je veux tuer, je veux traquer, et je veux sortir vainqueur de ce défi que me lance la nature. J'ignore où sont cachées mes proies, mais elles sont là quelque part et je finirais bien par les trouver, où qu'elles soient. Je crois entendre quelque chose, je me retourne brusquement et me jette tous crocs dehors sur un tronc de quelques centimètres de diamètre, acharnant mes crocs puissants sur l'écorce et bientôt la chair de l'arbre, me débarrassant de ma colère et de ma frustration en bousillant l'être vivant à coups de mâchoires brutaux et mortels. Mes griffes lacèrent l'écorce, mes crocs arrachent le bois tendre et encore humide de sève, mais l'arbre ne réagit pas et bientôt je me sens trop stupide pour continuer. Ce n'est pas ici que je trouverais quoi que ce soit à me mettre sous le croc, je me fais une raison.

Voilà des kilomètres et des kilomètres que j'avale au trot, économisant mes forces dans une allure relativement lente. Je poursuis mes proies comme un dératé, comme si ma vie en dépendant, et au fond c'est probablement le cas. Et pas seulement ma vie, celles de toute une meute derrière moi. Je souffle fort, inspire aussi vite que je le peux pour continuer de courir et accélérer l'allure à chaque foulée. D'abord, la biche et son petit semblent parvenir à maintenir une distance certaine entre eux et moi, mais bientôt je parviens à trouver des stratagèmes pour les rattraper. Je slalome entre les arbres, leur coupe la route et les force à changer d'itinéraire pour les faire ralentir sur des sentiers difficiles. Des obstacles, des ralentissements, des troncs tombés qui bloquent le passage. Autant de difficultés que je me donne à moi-même, mais qui me permettent grâce à mon habileté à rattraper une partie du retard que j'ai sur leur propre course. Me voilà sur leurs talons, sentant le vent agité par leurs sabots affolés, les entendant renâcler devant moi. Ma patte se prend dans une racine, je reprends mon équilibre aussi vite que possible et ma course dans la foulée. Je claque des mâchoires juste près du jarret du petit, qui bondit, s'écrase au sol et roule alors que sa mère continue sa route. Le temps qu'elle se rende compte de la chute et qu'elle freine à son tour, je me suis jeté sur la jeune créature et lui maintiens la gorge fermement entre mes crocs mortels. Je la fixe dans les yeux, grondant férocement, et je recule vivement à chaque fois qu'elle me charge sans pour autant lâcher son petit. Elle semble dépassée, complètement paniquée, et bientôt la vie quitte le faon qui s'immobilise sous la force de mes crocs.

+ 1 faon
Lancer de dés : 6 + 5

Une foulée, deux foulées, inspiration. Une foulée, deux foulées, expiration. Je me projette en avant, frappe le sol de mes pattes et sent la répercussion de chacune de mes avancées, remonter jusque dans mes épaules. Je sens mes muscles vibrer sous la force de mes membres cognant sur le sol, et je sens la brûlure de l'oxygène dans mes poumons alors qu'ils s'efforcent d'approvisionner mon sang qui boue jusque dans mes tempes. Je cours à en perdre haleine, je passe à gauche d'un arbre pour à la droite d'un autre dans le seul but de freiner brusquement pour entraîner mes pattes à répéter ce mouvement inlassablement. Je cours dans le seul but de m'épuiser alors que ma truffe cherche une piste à suivre comme par réflexe. Je cours dans le seul but de courir, et les territoires qui défilent autour de moi ne laissent place qu'à l'émerveillement malgré l'épuisement qui coule dans mes veines et la chaleur qui court dans tout mon être. Je cours jusqu'à sentir mes tendons comme s'ils étaient dotés d'une conscience propre, et je cours jusqu'à ce que mes muscles me semblent coulés dans du béton armé. Même lorsque j'ai l'impression que mes poumons se sont perforés à force d'être gonflés à bloc et vidés en un rien de temps, je continue de m'acharner dans une course poursuite que je sais pourtant veine, pour avoir tenté des dizaines de fois ce genre de traque acharnée. Mais, je ne m'arrête pas, jamais, et j'attends encore que la vie menace de quitter mon cerveau, que mon coeur soit sur le point de refuser de battre à nouveau, pour enfin abandonner cette chasse inutile et veine, m'écroulant brusquement dans les cendres d'une plaine aussi vide que le reste du monde.

Je les suis depuis des heures, elles sont persuadées de m'avoir échappé mais je suis toujours là, tapi dans l'ombre, rampant pour me rapprocher des unes ou des autres à mesure qu'elles se déplacent pour paître dans la prairie. Je repère un petit mâle qui semble bien faible, probablement sa mère n'a-t-elle pas de quoi le nourrir. Je me propulse brusquement en avant, tous les animaux redressent la tête dans un même mouvement et la débandade est provoquée. Les proies s'échappent, s'évertuent à s'éloigner de moi le plus possible en tentant par le même biais de retrouver chacune leur petit. Je me projette vers ma cible déjà toute choisie et m'apprête à la percuter pour lui faire perdre l'équilibre, quand c'est moi qui m'affale lourdement dans la boue. Furieux, je me redresse aussitôt pour faire face à mon assaillant : la mère. Je la harcèle de coups de crocs et de claquements de mâchoires voraces, l'éloignant chaque fois assez de son petit pour lui infliger à lui des blessures douloureuses, faisant couler son sang entre mes dents et sur le sol meuble. J'écrase brutalement mes antérieures sur son flanc, il s'écroule en pleine course, et j'attrape sa gorge entre mes crocs pour l’étouffer. La vie quitte lentement son corps mais sa mère me nargue, me charge sans jamais oser me toucher. Je gronde, me méfie, suis prêt à répliquer si elle parvient à être assez courageuse. Mais elle continue ainsi de charger dans le vide, d'approcher et de reculer, jusqu'à ce que son petit ne soit plus qu'un cadavre entre mes crocs et qu'elle n'ait plus la capacité de le reconnaître. Elle s'éloigne, le cherche ailleurs, comme si entre mes dents il était devenu invisible. Alors, je commence à le traîner vers le camp des miens, usant de toutes les forces qui me restent pour tracter son corps à la seule force de mes mâchoires.

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Mer 28 Déc - 18:38

Le membre 'Isildür' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Dé de chasse' : 11, 11, 10, 8, 8
Mélodie Sinistre
Mélodie Sinistre

Fiche de personnage
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Mer 28 Déc - 18:45

Lancer de dés : 11 + 5

Je reviens sur mes pas en espérant retrouver la mère de ma première victime. Elle est restée sur les lieux du décès de son petit, comme si elle avait encore une chance de le retrouver. Je bondis en avant, la percute de tout mon poids, ancre mes crocs dans son échine. Elle se débat violemment, m'envoie un coup de sabot dans le flanc et me fais valser à plusieurs mètres. Alors elle part à toute vitesse, mais je la prends en chasse et je la talonne avec rage, bien décidé à mettre fin à ses jours. J'écrase mes antérieures contre sa croupe, bondis sur son arrière-train pour la mordre et tenter de la faire tomber. Elle reprend chaque fois son équilibre et parvient à fuir à nouveau mais je n'abandonne pas la course pour autant, frappant le sol de mes quatre puissantes pattes pour continuer de courir derrière elle. Elle pense peut-être s'en sortir vivante, mais les miens ont faim et je n'ai pas l'intention de lui laisser la vie sauve. Je me propulse contre elle, elle m'esquive d'un bond lest et je m'écrase dans la boue. Je me redresse tant bien que mal, reprends une allure rapide pour la rejoindre et recommence. Je claque des mâchoires tout près de sa gorge, elle m'évite de son regard fou et repart dans l'autre sens encore une fois. Je m'écrase dans la boue, gronde ma rage, et recommence ce manège jusqu'à ce qu'elle s'infiltre entre les arbres pour essayer de me fuir. Je la poursuis dans les sous-bois, slalome entre les troncs morts pour lui coller ua train, mais bientôt je ne sens plus que son odeur et son pompom blanc disparait de mon champ de vision. Essoufflé, à bout de forces, je fini par ralentir jusqu'à m'arrêter, et je décide de faire demi tour pour rentrer chez moi.

Le gros animal gris se prélasse, fouillant au pied des arbres probablement pour trouver de la nourriture. Moi aussi je chasse aujourd'hui, mais nous n'avons pas le même régime alimentaire. Je bondis sur lui, l'écrase de mes antérieures et plante mes crocs dans son échine. Il se débat, me surprend par un grondement furieux et je lâche prise pour m'écarter. Je dresse les oreilles dans sa direction, il se place face à moi et se grandit. Il était déjà imposant, le voilà maintenant impressionnant. Mais je ne perds pas pied. Je m'avance, lui balance un coup de patte qu'il essaie de mordre. Je retire mes doigts rapidement, il se rate. Je suis certain d'avoir v des crocs dans sa gueule. Un prédateur ? Je bondis en avant, claque des mâchoires près de son museau, il réplique et me balance ses griffes en pleine face. Je recule à grande vitesse, le contourne, et danse autour de lui en me projetant en avant et en reculant vivement pour tenter de lui asséner quelques morsures. Mon but n'est plus de chasser. Je veux l'affaiblir pour mieux le tuer ensuite. Il part en courant, je le suis de près. Il s'arrête brusquement, je freine des quatre pattes. Il me fait face, gronde, et je jappe d'excitation et je pousse à avancer encore. Mais il reste sur place et me nargue, me provoque à coups de griffes et à crocs tirés. Je me jette en avant, glisse sur le côté, me propulse au-dessus de lui et lui mords violemment le dos. Je ne lâche plus ma prise, certain que ça y est, j'ai gagné. Ses griffes me lacèrent le poitrail, je pousse pour l'écarter de moi mais refuse de lâcher prise. Je serre fort mes crocs sur sa peau, faisant gicler son sang, puis je secoue violemment la tête dans tous les sens jusqu'à l'épuiser, jusqu'à le tuer à coups de crocs meurtriers.

+ 1 baireau
Lancer de dés : 11 + 5

Je découvre bientôt une famille de cochons sauvages. La mère semble nerveuse, aux aguets. Mais je ne passe pas mon chemin. Avec le monde qu'elle doit surveiller, j'ai bien une chance de chopper l'un des petits. Je me couche au sol, rampe discrètement en direction des petits les plus éloignés d'elle. Je diminue prudemment la distance qui nous sépare et les vois bientôt tout près, si près que je pourrais les toucher du bout de mon museau. Je me projette hors des fourrés calcinés, m'éjecte dans leur direction. Les petits hurlent, j'en attrape un entre mes crocs et serre fort mes mâchoires pour ne pas le lâcher, lui se débattant comme une furie et moi tentant de garder mon équilibre malgré sa force brutale. Un regard à la mère m'indique que je dois décamper et vite. Le petit encore vivant entre mes crocs, je pars à toute vitesse, une mère furieuse sur mes talons. Je me propulse aussi fort que possible entre les arbres pour tenter de lui échapper, et je serre toujours plus fort les mâchoires pour ne pas lâcher ce bébé à la force d'un mufle qui me fait perdre l'équilibre et qui menace de me faire tomber ou de me faire lâcher prise à plusieurs reprises. Dans un virage je glisse dans la boue, me rattrape de justesse et continue ma course comme un forcené, alors que la mère hurle toujours derrière moi. Elle se rapproche, mais à mesure que les arbres défilent autour de moi et que ma force se resserre autour de ma proie, la vie le quitte lentement et les cris ne sont bientôt plus que des plaintes étouffées. Je continue de courir, jusqu'à enfin semer la mère folle de rage, qui perd ma trace et n'entend plus son petit. Je m'arrête quand je suis certain qu'elle est repartie s'occuper de sa nichée, et je pose le petit animal au sol pour lui briser la nuque d'un seul coup de crocs.

+ 1 marcassin
Lancer de dés : 10 + 5

Tout près des terres que j'habite, je tombe sur plusieurs lièvres qui rongent les quelques pousses d'herbe dans une prairie encore vide. Je me projette en avant, les prends en traque sans plus attendre. Le premier me passe à côté à toute vitesse, un autre part totalement dans l'autre sens et un troisième met une fraction de seconde de plus que les autres pour me repérer et partir. Je le prends pour cible, lui colle au train, claque des mâchoires derrière lui comme pour lui dire de courir plus vite. Excité par la poursuite, je frappe le sol de mes pattes avec une telle précision que je me donne l'impression de voler à chaque nouvelle foulée. Je me précipite vers lui, m'approche à chaque fois un peu plus même si les virages secs qu'il m'oblige à prendre me font perdre une distance considérable dans ma course. Je m'approche à ma détermination, me concentre sur mon désir de nourrir les miens, et je continue de courir comme si je n'étais pas fatigué, comme si mes muscles ne me faisaient pas un mal de chien à chaque fois que je les sens rouler sous ma peau épaisse. Je claque des mâchoires tout près de sa croupe, il détale comme un lapin -et c'est le cas de le dire- mais je lui colle au train jusqu'à parvenir à resserrer mes mâchoires sur sa cuisse. La force de sa postérieure m'arrive en pleine gueule, m'engourdissant la mâchoire le temps d'un instant. Je resserre les dents pour ne pas lâcher ma prise, et je freine des quatre pattes pour stopper ma course et les sienne. Je me rapproche en trottant d'un arbre malgré la force hallucinante de ma proie entre mes crocs, et je le frappe violemment contre un tronc d'arbre pour l'assommer avant de lui briser la nuque d'un coup sec.

+ 1 lièvre
Lancer de dés : 8 + 5

J'arrache l'écorce de mes griffes pour marquer mon passage et me repérer au retour. Je m'avance entre les arbres, suit la piste que je traquais déjà depuis plusieurs minutes, et continue de m'aventurer sur ce terrain qui jusqu'alors m'était totalement inconnu. Je découvre entre les arbres la présence de traces de pas, je sais que ma proie n'est pas loin. Je m'élance sans plus attendre, désireux d'enfin faire disparaître la distance qui nous sépare. Je tombe truffe à truffe avec un chevreuil qui me fait face, et l'espace d'un court instant nous nous détaillons en chiens de faïence, aucun de nous n'esquissant le moindre mouvement. Puis, c'est la débandade. Il fait un bond en arrière et part en courant, je me propulse sur mes postérieures et fonds dans sa direction comme un dément. Je claque des mâchoires, bondis sur sa croupe et lui mords l'arrière-train avec une force phénoménale dans les mâchoires, avant d'atterrir lourdement sur le sol pour recommencer à courir. Il rue lorsque je le chevauche, mais j'ancre mes griffes dans sa peau épaisse et à défaut de le blesser gravement, je ralentis sa course. Je plonge brutalement mes crocs dans son échine, persuadé que je vais pouvoir le faire tomber et le mettre à mort, mais son équilibre est fantastique et il m'écrase contre un tronc, pour prendre appui dans le même temps et reprendre sa course folle pour survivre. Il me faut plusieurs secondes pour me remettre de mes émotions, me redresser et recommencer à courir derrière lui. Je le poursuis sur plusieurs dizaines de mètres, mais il est plus rapide et, sonné, je n'arrive plus à le rattraper. Je ralentis doucement, freine finalement, et m'arrête pour reprendre mon souffle.

Je rampe quelques secondes, puis je m'arrête et reste parfaitement immobile. Je l'observe, le surveille, attends le moindre de ses faits et gestes. Je reste silencieux durant longtemps, préparant mon plan d'attaque pour qu'il soit parfait. Et puis, je bondis en avant. Je cours sur quelques mètre, l'animal se jette dans une course folle pour essayer de m'échapper, et après quelques foulées il se projette vers le ciel en quelques battements d'ailes. Je saute dans les airs, assez haut et assez loin pour l'attraper au vol. Je le plaque lourdement au sol et le relâche, l'obligeant à recommencer son entreprise encore et encore. J'ai probablement l'air d'un cabris stupide à bondir comme ça dans tous les sens, mais je m'en moque. Mon but ultime sera de le tuer, mais à court terme je compte bien m'amuser. Je le plaque de nouveau au sol, l'écrasant sous ma masse avant de me bouger pour lui laisser entrevoir la liberté. Il s'échappe, court à nouveau et je le poursuis exactement de la même manière. Il essaie de s'envoler, je frappe le sol de mes postérieures et me projette à sa suite pour capturer sa croupe entre mes crocs puissants, l'envoyer rouler au sol une enième fois. Epuisé, il s'arrête, ne bouge plus, et l'espace d'un instant je le crois mort. Mais il se relève et recommence à courir comme un forcené avant de recommencer une tentative de fuite. Cette fois je capture ses pattes, lui éclate la tête contre le sol, et l'écrase de tout mon poids lorsque j'atterris de ce nouveau bond dans les airs. Un loup qui se prend pour un oiseau. Je plonge mes crocs vers sa gorge et la lui sectionne en un coup de crocs, ravi de ma petite partie de chasse truquée.

+ 1 faisan
Lancer de dés : 8 + 5

Les minutes se sont écoulées avec une lenteur exagérée. Je n'ai pas trouvé le moindre petit souriceau ni la moindre trace d'un passage de quelque lemming que ce soit. Visiblement, les petites bêtes ont senti ma présence et se sont profondément enfouies sous terre pour leur protection individuelle. Cependant, alors que la journée est claire et que plus rien ne bouge dans la lueur du jour, je décèle le parfum d'un animal. Une odeur aussi dangereuse que délicieuse, même si la viande de cette créature est plus dure et le goût plus fort que celle d'un chevreuil ou d'un lapin. J'entends les ronflements rauques de l'animal avant même qu'il arrive dans la clairière, et je m'immobilise sans plus faire le moindre bruit. Je sais que mon odeur imprègne les lieux puisque je traîne dans cet endroit depuis déjà trop longtemps, mais en restant parfaitement sans bouger j'ai une chance de passer inaperçu. La bête sort enfin du couvert des arbres, certainement persuadée que tout se passe bien et qu'elle va pouvoir fouiller les environs sans être dérangée. D'autant que les sangliers ne sont pas connus pour être les animaux les plus farouches au monde et qu'au contraire, ils ont davantage tendance à charger leurs ennemis qu'à les fuir en croisant leur chemin. Je respire lentement, calmement, inspirant et expirant profondément pour tâcher d'empêcher mon coeur de s'affoler. C'est une jeune femelle que j'aperçois, ni aussi épaisse qu'un adulte complet, ni aussi ridicule qu'un marcassin.

Les femelles sont moins impressionnantes que les mâles, mais pas moins dangereuses pour autant. Il suffirait que celle-ci vienne d'avoir sa toute première portée, et la hargne qu'elle éprouverait pour la protection de ses petits me vaudrait un combat sans merci dont j'aurais exactement autant de chances qu'elle de sortir vainqueur. Si les louves sont d'une détermination farouche pour protéger leur progéniture, on peut dire des laies qu'elles sont tout aussi mauvaises lorsqu'il s'agit de défendre leurs bébés. Je la regarde qui fouine et retourne la terre de son museau retroussé, et je reste parfaitement immobile dans la pénombre pendant plusieurs secondes. Elle s'arrête, lève la tête, hume l'air puis recommence à creuser furieusement des trous dans le sol à la recherche de nourriture. Je guette des sons dans les sous-bois, essayant de deviner des petits bruits de ronflements, mais je ne perçois rien. Ou elle est seule, ou ses petits sont bien cachés et endormis profondément. Elle continue de s'approcher de moi, sans se douter que je suis là, et ce n'est que lorsque le soleil se reflète sur mon pelage brun et qu'une brise emporte vers la laie l'odeur de mon corps, qu'elle détecte enfin ma présence. Elle se relève brusquement, me fixe de ses minuscules yeux sombres, et lâche de secs grognements de menace. Elle sait que je suis là, mais elle pense que je vais passer mon chemin sans lui chercher querelle. Elle se trompe.

Sans attendre une seconde de plus, je saute à sa rencontre et me mets à galoper pour arriver rapidement vers elle, alors que cette grosse bête furieuse grogne voracement et me charge sans pitié. Par chance, les défenses des femelles sont moins développées que celles des mâles. J'aurais donc plus de chance de me défaire de ce combat sans être trop amoché. Si je joue subtilement et habilement, je pourrais même profiter du terrain particulièrement difficile pour m'en sortir indemne et ramener cet animal à ma meute. Vu le peu d'acharnement qu'elle concentre dans ses cris d'attaque, elle doit être seule. C'est un soulagement. Si je parviens à planter mes crocs dans sa gorge, elle se résignera plus facilement à mourir que si des vies dépendaient d'elle. Quand nos corps ne sont plus qu'à quelques centimètres l'un de l'autre, et qu'elle baisse la tête vers le sol pour mieux me balancer ses dents dans les flancs, je fais un brusque écart et m'arrange pour faire immédiatement demi-tour. Avant qu'elle n'ait le temps de se replacer face à moi et de me charger une seconde fois, je bondis sur son dos et plante autant mes crocs dans son échine que mes griffes dans la peau dure de son dos. Elle grogne d'une voix atroce et je me boucherais volontiers les oreilles si je pouvais, mais je me concentre pour ne pas lâcher prise au risque de subir son fléau. Un sanglier est dangereux, mais un sanglier furieux, c'est bien pire encore. Je mords, mords et mords encore dans sa chair, à la recherche d'endroits plus tendres que je pourrais agripper fermement, mais elle parvient à se dégager de ma prise et me balance au sol.

Poussé par l'instinct de survie, je me relève immédiatement et me remets tout aussi vite de mes émotions pour lui faire face à nouveau et me préparer à son attaque. Je suis prêt avant qu'elle ne m'atteigne et malgré un violent coup de tête dans mon poitrail qui me coupe le souffle quelques secondes, je parviens à attraper son crâne entre mes dents pour le serrer de toutes mes forces. Le sang bat si fort à ses tempes que je le sens résonner dans mes crocs, à moins que ce ne soit mon propre sang dans ma propre tête qui résonne dans les nerfs de mes mâchoires. La laie hurle et se débat, mais après de longues minutes d'acharnement je la sens défaillir. Elle s'affaiblit autant que moi, mais sa faiblesse me donne l'énergie de tenir encore, jusqu'à ce que son corps s'affale sur le sol glacé. Je lui tourne autour de longues secondes et la suis en faisant de petits bonds lorsqu'elle tente de s'échapper à nouveau, mais mon attaque de front aura probablement affaibli ses connexions neuronales parce qu'elle ne fait plus que ramper ou se jeter par terre en essayant de courir. J'essaie à plusieurs reprises de lui attraper la gorge, en vain puisqu'elle lance de furieux coups de gueule dans ma direction en ronflant de douleur, jusqu'à ce que je réussisse à profiter d'une seconde d'inattention pour la chopper fermement entre mes dents. La gorge des porcs est large et sans délimitation, aussi il est difficile de ne plus les lâcher lorsqu'on les tient. Cependant, avec beaucoup de détermination, je parviens à l'immobiliser jusqu'à l’étouffement, et je me réjouis d'avoir une si belle proie à rapporter à mon garde-manger.

+ 1 sanglier
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