Souffle acide du vent, larmes brulantes du ciel. Le monde ne ressemble plus aux paysages d'autrefois. Les cataclysmes ont frappé, des colonnes de flammes et de fumées se sont élevées sur l'horizon. La guerre. La guerre des hommes. Et nous, les loups n'avons eu d'autres choix que de fuir. Nombreux furent nos congénères emportés. Nous traversâmes les plaines cabossées, les forêts de cendres, poursuivis par la faim, traqués par la mort.

Notre salut, nous le devions malheureusement à ceux qui avaient provoqué notre malheur.


 

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 Perdue [PV Kobalt]

Euphorie Solitaire
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Ven 15 Juil - 11:44



Perdue

Jauges : Force : 64 | Agilité : 58 | Endurance : 59



Sortir pour la première fois depuis des semaines lui avait fait l'impression d'être une goutte d'eau dans l'océan. Le monde était vaste, bien plus vaste que sa cage. Il lui semblait étranger, alors qu'elle y avait vécu si longtemps auparavant. Elle qui en avait si souvent rêvé, retrouver l’extérieur ne lui apportait pas la paix qu'elle avait espéré. Les barreaux avaient disparus, mais ses séquelles étaient encore bien présentes et plus vives que jamais. Elle pouvait sentir le vent souffler sur son visage. Elle pouvait courir, comme avant, mais rien de tout cela ne ressemblait à avant. Sur son corps, la lourde armure de défense qu'on lui avait affublée lui rappelait sans cesse la présence des humains. Elle n'avait plus l'odeur d'une louve. Elle avait cette odeur de rouille et de sang, de poudre et de métal qui caractérisaient les Hellhounds.

Désormais, elle n'avait plus rien d'une louve. Ils n'étaient plus là pour la battre ou pour lui injecter leur poison dans les veines, mais dans son esprit, ils ne la quittaient pas. A chaque pas, ils étaient dans son ombre. Lorsqu'elle marchait, elle avait toujours cette abominable impression qu'ils étaient dans son dos, avec leurs sourire carnassiers, prêts à la récupérer pour la remettre dans une cage et la battre. Lorsqu'elle dormait, elle n'avait pas plus de répit. Elle les voyait en rêve, encore plus cruels, avec leurs piques et leur bâtons. Alors qu'elle croyait que la liberté signerait la fin de son supplice, elle ne parvenait toujours pas à se débarrasser de leur présence. Ils l'avaient laissée partir, l’âme perdue qu'elle était devenue. Ce n'était pas elle ni ses crocs qui lui avaient offerts la voie de la liberté. Ils avaient ouvert sa cage eux même, ils l'avaient laissée partir, simplement, après plusieurs semaine à la torturer. Pourquoi ? Elle ne cessait de se le répéter. Quel était son but ? Elle n'avait plus aucune idée de l'endroit ou elle se trouvait, de ce qu'elle allait faire, ni de quoi elle avait besoin. Elle errait simplement à travers la nature, avec cette horrible impression que les humains ne la lâchaient pas. Pourtant, elle était bien seule. Elle n'en était pas certaine, mais, jamais elle ne les avait aperçu en se retournant. Leur odeur était sur elle, pas à coté d'elle. Ses hallucinations lui avaient fait voir bien des choses qui n'étaient pas réelles, et il était difficile de savoir ce qui l'était ou pas, désormais. Dans son esprit, les choses étaient si confuses qu'elle n'était plus sûre de rien et qu'elle se méfiait de tout. Depuis que les humains ne lui avaient pas injecté à nouveau leur poison, cependant, ses délires s'étaient beaucoup estompés. Cela faisait maintenant deux jours qu'elle était dehors, et elle n'avait quasiment rien vu d'anormal. Sous sa lourde armure, elle sentait néanmoins ses forces s'épuiser, peu à peu. Elle portait cet attirail monstrueux depuis des heures, et même si ses premiers pas avec avaient été difficiles, elle s'y était habituée et avait commencé à courir aussi vite qu'elle le pouvait dans la nature. Pour s'éloigner de ses bourreaux, pour fuir, elle avait parcouru de nombreux kilomètres sans faire la moindre pause. Elle n'avait pas beaucoup dormi, non plus. Chaque fois qu'elle avait essayé, ses cauchemars l'avaient réveillée, en sueur. Elle se sentait poursuivie par la présence indéfectible des humains. Le manque de nourriture durant sa captivité l'avaient rendue maigre. Sous ses plaques de métal, ses cotes apparaissaient très nettement. Elle allait probablement mourir, tôt ou tard... Quand elle aurait fini de courir, sans manger et sans dormir, elle finirait par s'effondrer dans un faussé. Elle mourrait à petit feu, pour disparaître dans l'oubli. C'était là tout ce qu'elle méritait et tout ce à quoi elle aurait droit. La meilleure fin possible pour le monstre qu'elle était devenue...

Certaines de ses blessures s'étaient refermées, mais la plupart la faisaient encore souffrir. Ses plaies étaient si nombreuses et sa fourrure si mal entretenue qu'elle avait à présent la même allure pitoyable qu'un Hellound. Est-ce qu'elle allait agir comme eux et donner la mort à des innocents, désormais ? Un monstre sans âme, affublé d'une armure annonciatrice de désespoir. Si un loup la voyait, il aurait probablement peur d'elle. Il voudrait la tuer. Qui ferait confiance à quelqu'un comme elle ? Jamais plus elle ne pourrait discuter avec ses anciens congénères. Jamais plus, elle ne serait Véga. Les humains l'avaient transformée, et elle ne pourrait plus jamais redevenir comme avant. Au fond d'elle, il y avait cette toute petite part de conscience qui s’affaiblissait, encore et encore... un peu plus chaque jour. Il y avait en elle une rage, une rage infinie qui grandissait et grandissait encore. Elle avait envie de tuer. Son corps, chacun de ses membres, ils ne reconnaissaient plus que cet instinct primaire. Ses pensées étaient trop embrouillées pour qu'elle réfléchisse correctement. D'ailleurs, elle n'avait même pas réfléchi à l'endroit ou elle se rendait. Voila qu'elle était arrivée dans un lieu qui ne lui semblait pas inconnu, mais dont elle ne parvenait pas à se souvenir. Près d'une stèle de pierre, elle s'était arrêtée, pour se reposer. Elle s'était assise sur le sol gris et froid, provoquant un bruit métallique lorsque son armure avait touché le sol. C'était son nouveau corps, sa nouvelle peau. Elle allait devoir vivre, et surtout, mourir avec.

Fiche réalisée par @Joy
Carnage de l'Éphèmère
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Sam 16 Juil - 11:14


Bon retour chez toi
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Je me trouvais là, par le plus grand des hasards. Le hasard fait bien les choses. J'avais pu retrouver Ewanella, par hasard. Par regret. J'avais pu la libérer de son armure de métal, j'avais pu la retrouver. Et même si son esprit souffrait encore de ce qu'elle avait subit, son corps lui prenait du repos dans le bunker de la blessure, avec moi, Colibri et le reste de nous tous. Je remonte la pente, lentement mais surement... Je finirais par voir le bout du chemin que j'ai décidé d'emprunter. Je les vengerais, tous... Châtiment, Abysse, Ewanella, mes enfants...
Je poussais un léger grondement, faisant voler une pierre d'un mouvement de patte. Je la suis du regard, alors qu'elle roule sur le sol à quelques mètres. C'est en levant les yeux que je constate que le brouillard se lève... Le cimetière semble pris hors du temps et de l'espace, dans un cocon blanc opaque. Je baisse les yeux et poursuis ma route, étirant chacun de mes membres avec prudence. On ne sait jamais sur qui l'on peut tomber : un hellhound, un chien fou et malade, un loup peu scrupuleux ? Ces terres sont peuplées de dangers, je commence à m'y faire. La paranoïa ne me guette pas encore, je sais en qui je peux avoir confiance. Mais encore pour combien de temps ?
A part Nocturne... Je ne sais pas en qui je peux réellement avoir confiance. Hel aussi, cette petite ne pouvait pas être mon ennemie. Mais à part ces deux loups, je ne sais pas, je ne sais plus... Je pousse un long soupire, alors qu'une odeur me chatouille le museau. Une odeur de métal et de sang. De loup et de chien. Une odeur que je reconnais.

Je presse le pas, et allonge les foulées. Mon corps se projette vers l'avant à vive allure, alors que je vois cette silhouette assise, quittant mon brouillard. Je ralentis le pas, puis me stoppe. Je détaille cette silhouette. Je connaissais tous les loups qui avaient été emporté, je me pensais capable de les reconnaître. Et je la reconnaissais.

- Véga... ? C'est toi... ?


Demandais-je à voix basse, les pattes tendues, prêt à bondir vers l'arrière si elle venait à m'attaquer. Après tout, Châtiment avait été fou. Ewanella avait gardé l'esprit. Je ne pouvais pas savoir dans quel état mental pouvait se trouver Véga.




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Sam 16 Juil - 13:04



Perdue

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Le brouillard était fort autour d'elle. Véga avait fermé les yeux l'espace d'un instant, un instant seulement, et sa tête s'était remise à tourner. Soudain, un bruit de pas avait raisonné à l'intérieur de son crâne. Écarquillant les yeux en reconnaissant l'odeur qu'elle venait de percevoir, Véga tourna vivement la tête en direction du loup noir qui émergeait de la brume...

- Véga... ? C'est toi... ? Demanda t-il de sa voix douce et inquiète.

C'était exactement la manière dont il aurait réagit, en la voyant ainsi, si il avait réellement été là... Serrant les mâchoires, Véga le fixa durant quelques instants, souhaitant qu'il disparaisse du plus profond de son cœur. Pourquoi ? Pourquoi se faisait t-elle autant de mal ? Souhaitait t-elle donc à ce point retrouver Kobalt ? Ce loup avec qui elle se sentait en sécurité, avec qui elle aimait tant parler... Il n'était pas ici. Il était dans sa tête. Seulement dans sa tête...

Elle avait très souvent pensé à lui durant sa captivité. Elle avait espéré qu'il vienne la sauver, avec les autres Mercenaires, mais personne n'était venu. Elle ne l'avait encore jamais vu ainsi, aussi réel. Il semblait bien là, mais lorsqu'elle les avait vus dans sa cage, sa mère et Kornog semblaient bien là, eux aussi. Au final, ils n'avaient été que le fruit de son imagination. Elle voulait tant retrouver sa vie d'autrefois qu'elle avait du l'imaginer auprès d'elle, comme si il allait l’aider, la soutenir... Le véritable Kobalt aurait été d'un tel support, mais cette chose, ce n'était pas le véritable Kobalt. Elle ne le reverrait jamais. Elle allait vivre et mourir seule. Qui voudrait s'approcher de ce qu'elle était devenue ? Les monstres n'avaient pas d'amis. Elle voulait cesser d'avoir ces illusions qui lui donnaient tant de joie et d'espoir, pour disparaitre l'instant d'après...

- Va-t'en... Gémit t-elle en refermant les yeux. Secouant la tête, elle poussa un grognement. Je ne veux plus... Souffrir.

Se redressant lentement sur ses pattes, soulevant le poids de sa lourde armure de défense, elle sentit son désespoir monter en flèche à l’intérieur de son corps.

- Kobalt...
Gémit t-elle. Pourquoi... Tu n'es pas venu ? Resserrant les crocs, elle sentit son sang bouillonner en elle. Il devait être avec sa famille, à l'heure actuelle. Cette vulgaire illusion allait disparaitre ! D'un bond, elle se jeta avec véhémence sur lui, lui donnant un puissant coup d’épaulière métallique dans le poitrail. Redressant la tête, elle essaya de planter ses crocs dans sa gorge, voulant à tout prix en finir.

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Mer 20 Juil - 13:30


Bon retour chez toi
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Mon poil se dressait sur mon dos, lentement. Mes muscles se tendaient sous ma peau, alors que la tension, ces petites décharges électriques se glissent dans mon corps. J'inspire, une fois seulement. Le brouillard semble se déplacer, pousser par le vent dans notre direction. Et je suis là... Placide, immobile. Et je la regarde sans un bruit, sans un son. Juste celui du vent qui caresser cet endroit désert, sifflant dans les taules de métal. J'observe son souffle, sa respiration qui soulève lentement l'armure qu'elle a sur le dos.
Je ne dois pas perdre ma concentration.
Je dresse mes oreilles vers l'avant, découvrant légèrement les crocs, voulant la dissuader d'attaquer. Peut-être lui restait-il un instinct de survis... Je ne veux pas me battre contre elle, ni la blesser. Ni risquer sa vie avec la bombe sur son dos. Le même dilemme qu'avec mon père... Sauf qu'il s'agit cette fois-ci de Véga, une amie qui m'avait soutenue quand je me plongeais dans mon ombre.
Je ne peux pas la laisser tomber !

Elle me fit face, me regardant dans les yeux comme si je n'étais pas réel, comme si je n'étais qu'un fantôme. Ewanella m'a dit ce qu'ils subissaient, tous... Ce qu'ils avaient vécu. Peut-être que Véga ne me voyait pas, ou bien pensait-elle que j'étais une illusion dû aux drogues ? Tout est possible, mais la sauver me semblait de plus en plus difficile à présent. Elle ne pouvait pas être totalement condamnée...
Elle se redressa, et les mots qu'elle prononça me traversèrent le cœur. Pourquoi je n'étais pas venu ? Car j'avais peur ? Car je ne pouvais pas le faire seul ? Car il était impossible pour moi de bouger, de tenter quelque chose, car j'étais prisonnier d'une chose, comme eux... Je ne voulais pas les affronter. Je ne veux pas mettre en danger mes enfants.
J'aurais beau cherché toutes les raisons du monde, aucune ne se valent réellement.
La louve en armure bondit soudainement dans ma direction, et je ne bouge pas. Tel un roc, j'attends son impact, contractant mes muscles pour encaisser le coup qui me percute de plein fouet dans le poitrail. Le souffle coupé, je roule, la louve au dessus de moi qui me prend à la gorge. Je n'ai pas peur... Simplement de la tristesse qui se glisse en moi.

- Je suis désolé...


Ses crocs me prirent dans la gorge, alors que je ne bougeais pas, tentant simplement de parler malgré la douleur qui me serre la gorge.

- J'aurais du agi plus tôt... Mais c'était impossible Véga... Nous allions venir, il vous l'a dit... Qu'il fallait garder espoir ? Ils ont mes enfants... Ils auraient pu les envoyer contre nous. Vous envoyez... Contre nous. Je ne voulais pas vous blesser...

Je redressais la tête, l'ayant laisser glisser sur le côté, percutant ses iris avec les miennes. Les pupilles largement dilaté, je laissais sortir ces mots avec une hargne déconcertante par rapport à la douceur de mes mots d'avant.

- Reprend toi Véga ! Est-ce que tu es assez faible pour te laisser manipuler par ces humains ? Par ces monstres ? Est-ce que tu veux devenir un monstre ? D'autres comme toi ont déjà pu s'en sortir. Mon père, une amie guérisseuse qui était avec vous. Toi aussi Véga, tu peux le faire, te libérer de ce qu'ils t'ont mis dans la tête !


Je roulais sur le dos, la dégageant sans violence grâce à mes pattes, roulant pour me mettre sur le ventre. Mon sang coulait le long de mon poil noir, tâchant le sol sous mes pattes, tandis que je sentais la douleur d'avoir frappé l'armure parcourir mon corps.

- Je suis là Véga ! En face de toi ! Regarde moi vraiment ! Ou alors pour toi aussi ce monde n'a plus de couleur ?! Es-tu devenu plus aveugle que moi ?!

J'aboyais un peu plus fort, laissant ma voix raisonner en écho, la rage dans les yeux. J'ai du taire trop longtemps mes émotions. Bien trop longtemps... Mon cœur s'emballait, je sentais mon poil chauffer. Je laissais le flot se déverser.

- Nous nous sommes vu un jour où mon regard était assombrit par la détresse. Où tu m'a redonné de l'espoir quand mon monde s'écroulait... C'est à mon tour...


Je m’asseyais lentement sr le sol, gardant mes yeux dans le sien, avant de tendre une patte lentement dans sa direction.

- Vient Véga... Laisse moi recolorer ton monde perdu... Fais moi confiance...


J'étirais un sourire, avant d'ajouter.

- Nous nous le sommes promis, tu t'en souviens ?





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Mer 20 Juil - 20:38



Perdue

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Le loup qu'elle avait en face d'elle ne bougea pas d'un poil. Il se laissa percuter de plein fouet, recevant le bord de son armure au centre du poitrail. En sentant le métal raisonner contre les os du mâle, Véga trouva la sensation étrangement réelle. Il ne semblait pas souffrir, pourtant. Il s'était laisser frapper sans laisser échapper un seul cri de douleur. Elle appuya de toutes ses forces contre lui, resserrant les crocs jusqu'à ce que que le loup se mette à rouler au sol.

Dévoilant les crocs, Véga sentit ses pupilles se dilater avec fureur. Elle se plaça au dessus de ce qu'elle croyait être une illusion, saisissant sa gorge à pleines mâchoires. Elle allait le tuer d'un coup sec, mais son odeur la stoppa en pleine lancée. A moins qu'elle ne se l'imagine à la perfection, c'était bien là l'odeur du mâle noir... Entre ses crocs, elle sentait ses poils sombres vibrer sous son souffle saccadé, une perle de sang aller au contact de se langue.

- Je suis désolé... Murmura t-il de sa voix douce.

Le fixant du regard, Véga resta littéralement bloquée au dessus de lui, incapable de l'achever, tout comme de le relâcher. Quelque chose la retenait de le faire. Son esprit était complétement embrouillé, et les chose n'allaient pas en s'arrangeant.

- J'aurais du agir plus tôt... Continua t-il. Mais c'était impossible Véga... Nous allions venir, il vous l'a dit... Qu'il fallait garder espoir ? Ils ont mes enfants... Ils auraient pu les envoyer contre nous. Vous envoyez... Contre nous. Je ne voulais pas vous blesser...

Ses enfants ? Elle sentit ses pattes trembler sous son poids. Ils allaient venir les sauver, mais ils ne l'avaient pas fait... par peur de les blesser, eux et ses enfants ? Ces monstres avaient vraiment fait subir leurs atrocités à de pauvres enfants ? Aux enfants de Kobalt ? A nouveau, elle sentit sa rage grimper en elle, mais plus contre le loup qu'elle maintenait au sol. Ses yeux se perdirent dans le vide quelques instants, puis elle remonta jusqu'à ceux de Kobalt. Croiser son regard bleu rubis lui fit l'effet d'un électrochoc. Desserrant peu à peu son étreinte, elle laissa ses souvenir revenir en elle.

Un bleu pur et magnifique.

- Reprend toi Véga ! S’exclama t-il. Est-ce que tu es assez faible pour te laisser manipuler par ces humains ? Par ces monstres ? Est-ce que tu veux devenir un monstre ? D'autres comme toi ont déjà pu s'en sortir. Mon père, une amie guérisseuse qui était avec vous. Toi aussi Véga, tu peux le faire, te libérer de ce qu'ils t'ont mis dans la tête !

Elle écouta ses mots sans réagir, au premier abord, mais chaque phrase se répéta plusieurs fois dans son esprit. Il put se dégager d'en dessous d'elle sans qu'elle ne lui oppose la moindre résistance. Elle tourna alors lentement la tête vers lui, sentant le poids de son armure devenir de plus en plus écrasant. D'autres... Comme elle. Oui, elle le savait. Il y en avait d'autres. Il disait qu'ils s'en étaient sortis... mais comment ? Les humains l'avaient tellement fait souffrir qu'elle ne parvenait plus à trouver de repos ni même de la paix en elle. Je peux le faire... Se répéta t-elle. Me libérer...

- Je suis là Véga ! En face de toi ! Regarde moi vraiment ! Ou alors pour toi aussi ce monde n'a plus de couleur ?! Es-tu devenu plus aveugle que moi ?!

Elle sentit son cœur se serrer, alors qu'elle replongeait son regard dans les iris bleus du mâle. De tels yeux n'appartenaient à personne d'autre qu'a Kobalt... Elle n'aurait jamais pu se les imaginer aussi réels, aussi beaux. Il était là... Vraiment, face à elle. Et elle, qu'avait t-elle fait ? En glissant son regard jusqu'à son poitrail, elle remarqua le sang qui s'en écoulait. Il l'avait laissée le frapper sans réagir... Elle l'avait blessé, alors qu'il voulait seulement l'aider... Elle l'avait blessé... C'était vraiment ce qu'elle était devenue ? Ce genre de monstre... Fait de violence et de haine ?

- Nous nous sommes vu un jour où mon regard était assombrit par la détresse. Où tu m'a redonné de l'espoir quand mon monde s'écroulait... C'est à mon tour... Ajouta t-il.

Elle sentit des larmes de tristesse lui monter aux yeux. Les souvenir de cette soirée étaient très nets à présent, mais ils semblaient appartenir à un autre monde. Elle se souvenait à quel point la présence de Kobalt lui avait fait passer un bon moment, à quel point elle l'avait trouvé attirant. Toutes ces émotions, si variées et si agréables, s'étaient t-elles éteintes de son être ? Les mots qu'il venait de prononcer avaient réveillés une petite part d'entre elles... L'idée qu'il allait lui redonner de l'espoir lui réchauffait le cœur. Elle s'était sentie si seule et si désespérée, au cours de ces derniers mois... Mais c'était terminé, maintenant, il était là, et il allait l'aider.

Il s'était assis sur le sol, l'invitant à venir le rejoindre.

- Vient Véga... Fit t-il. Laisse moi recolorer ton monde perdu... Fais moi confiance...

Elle resta immobile quelque secondes, ne le lâchant pas du regard, puis, lorsqu'il lui sourit, elle se redressa doucement, allant à sa rencontre. Elle s'assit près de lui, laissant son armure percuter le sol avec un lourd fracas. Son regard se posa alors dans celui du mâle, plus doux que jamais.

- Nous nous le sommes promis, tu t'en souviens ?

- Je me souviens... Murmura t-elle en posant sa tête contre le poitrail du loup. Les yeux clos, elle murmura d'une voix tremblante : Kobalt... Pardonne-moi... J'ai été faible. Je me suis laissée torturée par ces créatures et j'ai essayé de te faire du mal... J'ai détesté le monde. J'ai voulu mourir. J'ai cru que tu m'avais abandonnée...

Elle laissa échapper un sanglot avant d'enfouir un peu plus sa tête contre lui, profitant du contact chaud et amical dont elle avait manqué si longtemps.

- Je croyais être devenue un monstre comme eux mais... tu m'a rappelée le vert... le vert des forêts au début du printemps... J'ai vécu les pires jours de ma vie, là bas... Chaque jour... ils se sont amusés à me briser un peu plus. Et regarde-moi... Comme je suis pitoyable.

Plaquant ses oreilles contre son crâne, elle laissa peser un lourd silence avant de sentir sa tête tourner à nouveau.

- Je veux qu'ils sortent de mes pensées... Et... redevenir comme avant.

Quittant le poitrail du mâle, elle se laissa glisser sur le coté, mettant en évidence ses lanières de cuir et de métal qui maintenaient son armure en place, ainsi que la bombe qui lui recouvrait le bas du ventre. Elle ne s'était jamais mise dans une position aussi vulnérable, mais cette fois, elle préférait mourir que de garder cette chose sur elle.

- Retire-moi ça... je t'en prie. Gémit t-elle. Retire-moi ça, et jette là au diable !

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Mer 20 Juil - 21:06


Bon retour chez toi
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Elle se relevait, avançant vers moi. Son regard était empli d'une autre lueur. Non plus celle de la folie, mais celle de la raison, de la détresse. Je me tenais sur ma patte, l'autre toujours tendue en attendant qu'elle approche un peu plus encore. Que ce soit pour me tuer ou pour me rejoindre, qu'importe... Je voulais la serrer contre moi, li prouver qu'elle n'était pas seule. Je taisais les émotions qui me serraient le cœur en silence, je ne les connaissais que trop bien.
Si j'avais agi plus tôt, ils n'auraient jamais été capturé. Si j'avais agi plus tôt, j'aurais pu leur épargner tant de douleur. Si j'avais pu, j'aurais déjà détruit tous les Hellhounds. Avec des si, les loups pourraient toucher la lune... Personne ne souffrirait. Elle ne souffrirait pas, je ne souffrirais pas.
Je pris une courte inspiration, alors que sa tête rencontrait mon poitrail. Lentement, je redressais ma patte, la glissant sur son épaule armurée. Je sens le métal m'érafler les pattes mais qu'importe. Posant ma tête sur la sienne avec douceur et réconfort, je la laissais parler, exprimer ce qu'elle ressentait.
Je savais, tout ça... Je savais ce qu'elle avait subit là-bas. Je glissais lentement mon museau contre une partie de son pelage qui dépassait de l'armure, tentant de lui communiquer un peu de chaleur, articulant lentement.

- Je sais que ça a été difficile Véga... Ils m'ont raconté ce que vous avez vécu... Mais tu es là maintenant... Tu as été plus forte qu'eux.

Tentais-je de la rassurer. Elle n'avait rien fait de mal, absolument rien.

- Tu n'as rien à te reprocher... Mon propre père a manqué de me tuer quand nous nous sommes revu... Ce n'est pas de votre faute, mais la leur... Je ne t'en veux pas.

Les oreilles de la louve penchèrent vers l'arrière, alors que je déposais un léger coup de langue sur ces dernières. Elle s'éloignait de moi, me demandant de lui retirer ce poids sur ces épaules. Alors je m'approchais, attaquant chaque lanière férocement, tirant sur celle-ci jusqu'à ce qu'elles craquent toutes une à une.
Je jetais de temps en temps un coup d’œil dans sa direction, voulant vérifier comment elle se sentait après son retour à la réalité... Je murmure lentement, une fois la plupart des lanières retirée.

- Tu devrais parler avec Ewanella... Vous avez vécu la même chose, ça pourrait t'aider à... Tourner la page.

Je tirais sur la dernière lanière, mordant alors sur le coin de la bombe pour la soulever délicatement, sans geste brusque, avant de m'écarter légèrement. Je la déposais au sol, faisant signe à Véga qu'elle pouvait se relever à présent. J'étirais un doux sourire, posant sur elle un regard chaleureux.

- Alors... Tu te sens plus légère, n'est-ce pas ?

Je m'approchais lentement dans sa direction, posant mon museau contre son front avec tendresse. Elle était pour moi une amie, très importante... Peut-être plus qu'une amie. Abysse avait beau être de retour, elle avait subitement disparu sans prévenir... La disparition de nos enfants l'avait sans aucun doute affecté mais... Je ne pensais pas qu'elle m'abandonnerait à nouveau.
Je n'ai pas le temps de penser à ce genre de choses à présent, j'ai une mission plus importante...

- Je vais te conduire chez moi... Tu pourras t'y reposer, le temps de reprendre des forces... Est-ce que tu as faim ?

Je me tournais lentement, à côté d'elle, cherchant à savoir de quoi elle allait avoir besoin.




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Mer 27 Juil - 15:38



Perdue

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Kobalt s'approcha pour la libérer de son fardeau, saisissant les lanières qui lui entravaient le corps pour les faire céder les unes après les autres. Le laissant procéder sans exécuter le moindre geste de recul, Véga attendit qu'il ait fini avec une pointe d'impatience. Le mâle noir tâchait de faire au plus vite, mais elle sentait également qu'il prenait garde à ne pas la blesser avec ses crocs. A chaque craquement de cuir, elle avait le sentiment que son corps et son esprit étaient soulagés d'un terrible poids. L'armure était de moins en moins plaquée contre sa peau. Lorsqu'il ne resta plus que quelques lanières encore accrochées, Kobalt s'interrompit pour lui parler.

- Tu devrais parler avec Ewanella... Vous avez vécu la même chose, ça pourrait t'aider à... Tourner la page.

Ewanella... Elle ne connaissait pas ce nom, mais lorsqu'il l'évoqua, quelque chose la mit mal à l'aise. Qui était cette louve pour Kobalt ? Était-ce... Sa compagne ? Sentant une boule se former à l’intérieur de son poitrail, la louve chassa cette idée de son esprit. Non, ce n'était pas le moment d'éprouver de telles émotions. Peu importait... C'était sans doute l'une de ses amies. Il voulait simplement qu'elles se rencontrent pour parler de ça, rien de plus. Il avait raison d'ailleurs, parler faisait du bien. Véga avait toujours aimé rencontrer de nouveaux loups, alors un tel sentiment de malaise ne devait pas avoir lieu pour cette Ewanella. Elle irait lui parler, un point c'est tout.

Son regard se dirigea vers le ciel, alors que Kobalt retirait la dernière bande de cuir ainsi que le coffre qui renfermait sa charge d'explosifs. Véga l'observa aller le déposer loin d'eux avec inquiétude. Et dire qu'elle l'avait attaqué avec cette chose en dessous du ventre... Et si elle avait explosée ? Kobalt serait mort à cause d'elle, et elle ne se le serait jamais pardonné. Jamais. Elle chassa cette pensée de son esprit en voyant le doux sourire du mâle sombre au dessus d'elle. Maintenant qu'elle était débarrassée de son hideuse armure pour de bon, elle pouvait se relever librement. Chancelante, la louve se dressa donc sur ses pattes, sentant à nouveau le vent souffler contre sa peau.

- Alors... Tu te sens plus légère, n'est-ce pas ? Demanda t-il.

Elle jeta un regard en direction de la carcasse métallique qui jonchait le sol, puis elle se tourna vers Kobalt en souriant. C'était la première fois depuis des semaines... et cela faisait du bien.

- Oui... Murmura t-elle. Merci, Kobalt.

Elle le laissa venir auprès d'elle, puis lui donner une caresse du bout du museau. En sentant son contact chaud sur sa peau, Véga se souvint de ce qu'était le bien être qu'elle croyait avoir perdu... Depuis qu'elle avait retrouvé Kobalt, son cœur se remplissait de chaleur. Il lui avait sauvé la vie. Il lui avait redonné le gout de continuer. Avec autant de douceur que possible, Véga lui donna quelques coups de langue sur le poitrail, abaissant légèrement la tête pour lui retirer le sang qui avait commencé à sécher sur son pelage.

- Je vais te conduire chez moi... Lui dit t-il. Tu pourras t'y reposer, le temps de reprendre des forces... Est-ce que tu as faim ?

Véga acquiesça lentement. Elle ne voulait plus être seule... Du moins, plus pour l'instant. Elle voulait rester avec lui. Son ventre criait bel et bien famine, mais elle ne voulait pas qu'il se fatigue encore pour elle, surtout après ce qu'elle avait essayé de lui faire... Véga hésita à lui dire qu'elle n'avait pas faim, mais il ne la croirait pas. Les os de ses cotes étaient trop apparents. La louve n'avait pas chassé depuis qu'elle était sortie de la cage et les humains ne l'avaient que très peu nourrie durant sa captivité. Elle mourrait de faim, et elle ne voulait pas non plus mentir à Kobalt.

- Oui, répondit t-elle, comme tu peux le voir, je n'ai pas mangé depuis plusieurs jours...

Ses oreilles s’abaissèrent en arrière. Elle ne voulait pas que son camarade perdre du temps et de l’énergie à chasser pour la nourrir. Il n'avait rien à lui devoir. C'était même plutôt le contraire...

Fiche réalisée par @Joy
Carnage de l'Éphèmère
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Mer 27 Juil - 16:09


Bon retour chez toi
KOBALT & Véga



Je la laissais venir vers moi, redressant doucement la tête pour qu'elle puisse venir contre mon poitrail, y déposant quelques caresses. Les poils de mon dos se lèvent lentement, alors que je me laisse bercer par cette chaleur. Depuis combien de temps ne l'avais-je pas connue, cette chaleur ? Abysse avait disparu du jour au lendemain, la folie l'avait consumée... Mais pas Véga. Je fermais les yeux, déposant mon menton sur son crâne pour profiter de cette étreinte un peu plus. Je sais que c'est mal... Mais ça me manque réellement. Dès que l'on y a goûté, on ne peut pas s'en passer, ni l'oublier. Véga était une louve formidable, et forte... Une louve que je suis heureux d'avoir à mes côtés. Une louve que je suis heureux d'avoir retrouvé.
Elle s'éloigne et je rouvre doucement mes pupilles azurs à l'horizon, reprenant mon souffle, imbibé de son parfum. Je prends un temps avant de me sentir revenir sur terre, quittant mes pensées.

Je fais un pas vers l'avant, avant de glisser ma langue délicatement sur son front et sur une partie de son encolure. Mon épaule me fait encore un peu souffrir mais Mambo ou Ewanella va s'en occuper, je ne m'en inquiète pas...
Le cœur légèrement serré, je me recule d'un pas avant de laisser aller entre mes crocs, à voix basse.

- Allons-y dans ce cas... Il doit rester de la nourriture à la tanière, n'hésite pas à te servir quand on arrive... J'ai bien assez de vivres pour partager.

Maintenant que je suis presque seul... La Crew n'est plus, je n'ai plus de loups à nourrir ou aider. Je n'ai plus cette obligation qui m'aidait à avancer. Je me mettais en route, lui indiquant le chemin à prendre pour rejoindre sa nouvelle demeure.




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Euphorie Solitaire
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Jeu 28 Juil - 23:53



Perdue

Jauges : Force : 64 | Agilité : 58 | Endurance : 59



- Allons-y dans ce cas... Murmura t-il. Il doit rester de la nourriture à la tanière, n'hésite pas à te servir quand on arrive... J'ai bien assez de vivres pour partager.

Acquiesçant lentement, elle se prit à regretter que leur étreinte ne se soit pas prolongée plus longuement. Elle devait être si fatiguée qu'elle ressentait le besoin d'avoir d'avantage de contacts physiques avec ses congénères. Quoi que... Ressentirait t-elle une si profonde envie avec quelqu'un d'autre Kobalt ? Elle se souvenait d'avoir eu cette proximité avec lui bien avant d'être enlevée, alors, peut-être ne devait t-elle pas mettre tout ce qu'elle ressentait sur le dos de sa captivité. Mettant de coté ces pensées pour le moment, la louve fauve lui emboita le pas en se promettant qu'un jour, elle lui rendrait la pareille.

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 Perdue [PV Kobalt]


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