Souffle acide du vent, larmes brulantes du ciel. Le monde ne ressemble plus aux paysages d'autrefois. Les cataclysmes ont frappé, des colonnes de flammes et de fumées se sont élevées sur l'horizon. La guerre. La guerre des hommes. Et nous, les loups n'avons eu d'autres choix que de fuir. Nombreux furent nos congénères emportés. Nous traversâmes les plaines cabossées, les forêts de cendres, poursuivis par la faim, traqués par la mort.

Notre salut, nous le devions malheureusement à ceux qui avaient provoqué notre malheur.


 
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 Sois plus violent que - • chasse continue

Souverain Immortel
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SOIS PLUS PUISSANT QUE LES OURAGAANS


CHASSE SOLITAIRE #1




Tableau de chasse :
• 1 mulot
• 1 pie

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Sam 2 Avr - 0:29



SOIS PLUS PUISSANT
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MALUS : +0


FORCE : 7 | AGILITÉ : 7 | ENDURANCE : 6




Le cœur battant, Leviathan s'aplatit au sol : sous son poitrail, une petite cascade de sable fin dévala la pente contre laquelle il tentait de se fondre tant bien que mal. Les rayons de lune baignaient les dunes d'une lueur douce, tamisée, presque magique. Ils rendaient les grains de sable presque gris : cette différence avec l'or du jour les rendait plus semblables à sa fourrure et améliorait son camouflage.
A moins de deux mètres du jeune loup, un gros mulot remuait le nez, aux aguets.
Leevi se fit le plus immobile et silencieux possible. Maudissant les grains de sable qui filaient sous ses pattes sans qu'il puisse y faire quoi que ce soit, il gardait les yeux fixés sur sa cible comme si son regard pouvait l'empêcher de s'échapper. Il était en terrain découvert, mais avait bien pris soin de se mettre contre le vent. Le rongeur ne pouvait le sentir. Et il voyait mal, ce qui était en sa faveur.
Leviathan avait appris sa leçon sur le bout des coussinets.
Après tout, c'était un grand jour. La première fois qu'on le laissait sciemment sortir du camp sans accompagnement. C'est qu'il était grand maintenant. Le jour était venu de faire ses preuves et de montrer combien il était fort ; combien il était apte à devenir un grand guerrier.
Et ces preuves commençaient par ce mulot. La première - il l'espérait si fort - proie de sa vie. Le louveteau plus si petit ne pouvait empêcher son cœur de cogner dans sa poitrine : il craignait tant de rater son coup ! Ce gibier avait une importance toute particulière pour lui, et le moindre pas de travers, le moindre souffle pouvait tout faire rater.
Leevi battit des paupières sur ses yeux gris-jaune : non, tout allait bien se passer. Il était fort. Ou en tout cas il allait le devenir. Il devait avoir confiance en lui.
Cependant, il ne pouvait bouger d'un pas de plus, ou le glissement du sable avertirait sa proie. Le louvard se tritura les méninges : comment faire ?
Un peu plus bas, si près mais si loin à la fois, le mulot s'était apaisé, et grattait désormais le sol à la recherche de quelque insecte ou graine à mordiller. Il tournait le dos au louvard. Leevi s'obligea à garder un souffle calme. Il aurait voulu réfléchir un peu plus ; cependant, il sentait dans tous ses muscles que c'était le moment. L'occasion ne se représenterait pas, et d'un instant à l'autre sa proie s'enfuirait. Il devait bondir, vite, bien, ne pas glisser, ne pas rater sa cible, maintenant.
Leviathan bondit. Ses pattes fourrées s'enfoncèrent plus profondément que prévu dans le sable ; d'un sursaut rageur de ses muscles, il se propulsa plus fort. Tout se passa très vite ; le sable défila sous ses yeux et soudain, la fourrure du mulot se retrouva dix fois plus proche, et ses crocs se refermèrent sur le petit corps chaud.
Un couinement de détresse échappa au rongeur. L'espace d'une seconde, Leevi se retrouva avec l'animal entre les crocs, désorienté, sans savoir quoi en faire. Puis la raison lui revint, et, victorieux, il jeta l'animal en l'air, une fois, deux fois, avant de le rattraper et de lui sectionner le cou.
Sa proie retomba à ses pieds. Ivre de bonheur et de fierté, le jeune loup trépigna sur place, la queue remuant à tout va, puis jeta la tête en arrière et hurla à la lune ses débuts dans le monde.




Le ciel était humide. D'un gris délavé caractéristique d'une pluie qui s'annonce. C'était mauvais signe. Mauvais, mauvais, mauvais. Les pluies étaient mauvaises ces derniers temps. Certes, il avait toujours été remarquablement idiot de braver les éléments quand l'eau tombait du ciel, imbibant les plumes, alourdissant les corps pour les faire irrémédiablement plonger vers le sol. Affronter le vent était une mauvaise idée. Mieux valait le respecter, flotter sur ses ailes, se laisser bercer dans la direction que l'on voulait prendre. Quant à la pluie, elle était désagréable, mais ne tuait pas. Sauf celles qui tombaient dernièrement. Elle était sèche. Elle irritait la chair, la rendait brûlante. Brûlante, brûlante, brûlante ! De nombreux voyageurs des cieux avaient péri, foudroyés par les larmes du ciel.
La voûte céleste rejetait ses enfants. Il fallait se tenir loin de son courroux.
C'est pourquoi, comprenant que le temps était à l'orage, la pie descendit en longs cercles liés vers la terre imbibé des pleurs de nuage. Elle n'aimait pas bien se rendre à terre. La terre était couverte de stupides quadrupèdes qui passaient leur temps à courir après les maîtres des cieux en aboyant à tue-tête. Stupides, stupides, stupides. Ils étaient incapable de comprendre qu'avec leurs corps lourds et leurs grosses têtes, ils étaient trop patauds et trop maladroits pour attraper ceux qui ont des ailes. Certes, certains se faisaient avoir par hasard. Mais la pie était maline : jamais un habitant du sol n'avait ne serait-ce qu'effleuré les reflets bleus de ses ailes. La plupart du temps, elle les narguait avec bravache du haut des arbres auxquels ils étaient incapables de monter. Krkrrk, monter, monter, monter.
Et en compagnie des corbeaux aux plumes noires, c'était elle qui dévorait les yeux de leurs cadavres.
Alors, où allait-elle bien pouvoir se poser en attendant la fin de l'orage ?
Descendant sous les nuages, l'oiseau aperçut les contours d'un édifice en ruines au sommet d'un entrelacs de dune d'un jaune que le mauvais temps rendait grisâtre. Cela ferait suffisamment l'affaire en terme d'abri. Elle décida de faire voile dans cette direction.
Cependant, à mi-chemin, un éclat de lumière attira soudain la bille noire de son œil.
Cédant immédiatement à ses plus obscurs penchants, la pie vira de bord sans attendre ni réfléchir et descendit en piqué vers les collines de sable. Où ? Où ? Où ? L'excitation s'était totalement emparée d'elle : fébrile, elle atterrit dans le sable et se mit à chercher avec impatience tout autour d'elle. Elle ne voyait rien, mais était certaine d'avoir repéré un objet brillant depuis le ciel. Certaine ! Certaine ! Certaine ! Furieuse de ne pas obtenir son bien sur-le-champ, l'oiseau se mit à donner des coups de bec éparses dans le sable ; celui-ci entra en contact avec sa langue et elle secoua la tête de plus belle, croassant de colère.
Soudain, l'éclat de lumière se produisit à nouveau. La pie bondit dans cette direction et piqua du bec sur son butin : c'était un morceau de métal, à moitié enfoncé dans le sable, qui réfléchissait la lumière du soleil. Aux anges, l'oiseau noir et blanc sautilla furieusement autour de sa trouvaille, l'inspectant sous toutes ses coutures. Qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce que c'est ? Qu'est-
Soudain, une horrible sensation déchira en deux le corps de la pie. De longs crocs s'enfoncèrent dans les plumes de son dos entre les deux ailes, tandis que de lourdes pattes se saisissaient de ses flancs. Elle cria de douleur, soulevée du sol, tandis que l'odieuse certitude d'être privée à jamais du ciel heurtait sa conscience. C'était trop tard. C'était trop tard. Le haut et le bas se mélangèrent en des traînées de couleurs jaunes et grises, puis rouges, alors que la pie se débattait une dernière fois en vain. La vie quittant son corps en même temps que son sang emporta alors la dernière question sans réponse : Comment ? Comment ? Comment ?

Leviathan recracha quelques plumes.

« C'est vraiment débile, une pie. » Marmonna-t-il pour lui-même avant de saisir une dernière fois le cadavre de son gibier entre ses crocs tachés de sang frais.

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Sam 2 Avr - 8:06

SOIS PLUS ARDENT

*sort très loin et très vite*
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