Souffle acide du vent, larmes brulantes du ciel. Le monde ne ressemble plus aux paysages d'autrefois. Les cataclysmes ont frappé, des colonnes de flammes et de fumées se sont élevées sur l'horizon. La guerre. La guerre des hommes. Et nous, les loups n'avons eu d'autres choix que de fuir. Nombreux furent nos congénères emportés. Nous traversâmes les plaines cabossées, les forêts de cendres, poursuivis par la faim, traqués par la mort.

Notre salut, nous le devions malheureusement à ceux qui avaient provoqué notre malheur.


 

 :: Archives :: Archive des RPs :: Zones extérieurs :: La Surface

 where are you now | ANTARES

Invité
Invité
avatar
En savoir plus
Lun 29 Juin - 19:54



where are you now ?

Antarès & Palladium


F. 77 | A. 84 | E. 74

La nuit tombe lentement sur les marécages silencieux. Le crépuscule enveloppe de sa quiétude chaleureuse le paysage étriqué et puant. Un des rares endroits que le passage des Hommes a épargné. Le loup brun contemple son terrain de chasse favori. Nombre de proies sont tombées entre ses crocs ici. Le monde semble tellement calme. Un canard aperçoit la silhouette menaçante du Pantin et plonge immédiatement sous la surface. Mais Palladium n’a guère envie de le pourchasser. Il est ici pour se détendre l’esprit. Ce besoin de solitude récurrent est de plus en plus oppressant et impérieux. Il ne laisse place à aucune distraction, aucune alternative. Il est un dictateur farouche et bien décidé à se faire obéir. Palladium s’arrête un instant pour s’asseoir face au soleil couchant. Quel triste tableau, tellement stéréotypé… Il ne peut s’empêcher de se moquer de lui-même, pauvre loup errant et solitaire face à l’astre de lumière qui jette ses derniers rayons sur le monde. La nuit sera bientôt là. A cette idée, le loup brun ressent un frisson parcourir sa colonne vertébrale. La nuit, et sa magie toute entière dans laquelle il se sent comme un poisson dans l’eau. La nuit, durant laquelle les plus beaux drames et les pires merveilles se produisent.
La nuit, durant laquelle il se produit des choses inattendues. Il se faisait cette réflexion, lorsque quelque chose de mou le heurta, alors qu’il contemplait avec une certaine nostalgie le coucher de soleil. Il avait passé une sale journée. Il avait le ventre désespérément vide, et sa solitude perpétuelle commençait à lui taper sur le système. Il avait peur. Peur de la Chose qui ne cessait de le traquer, nuit et jour, peur de la famine et peur de la mort. Alors, quand cette bestiole le heurta, il ne prit même pas la peine d’identifier de quelle espèce il s’agissait. Il planta immédiatement ses crocs dans sa croupe, avec un grondement de rage et de souffrance, déchaînant toute la colère et le ressentiment accumulés du bout de ses crocs jusqu’à l’intérieur de ce petit animal. Ce dernier gémit, et dans ce gémissement Palladium reconnu celui de sa propre espèce. D’un coup de patte rageur, il avait envoyé valser le jeune louveteau qui s’était malencontreusement frotté à lui dans un jour de disgrâce.

BY ACCIDENTALE
Invité
Invité
avatar
En savoir plus
Mar 30 Juin - 15:48


WHERE ARE YOU NOW
LES RETROUVAILLES ▽ Et je suis là près d'eux, vivant encore un peu, tuant le temps de mon mal, tuant le temps de mon mieux.
La vie et la mort. Options alléchantes et enivrantes. Un fou ne pourrait s'en lasser de la mort, de même que la vie. Pourquoi pas l'entre-deux? Le meilleur des deux mondes. Nous voulons tous le meilleur. Être fantôme et entier à la fois est un rêve plus que parfait. Revoir tous nos êtres chers, nos moments de joie, de tristesse, se remémorer. Retrouvez les frissons parcourant nos échines lorsque l'on a froid, peur, lorsqu'on aime. Ces frissons qui sont preuve d'existence. Retrouvez le chatouillement que l'on ressent dans nos pattes lorsqu'on est sur le point de bondir sur une proie. Cette émotion fabuleuse de refermer ses crocs sur un corps flasque et chaud. Le goût du sang. De la victoire. Ressentir les brins d'herbe caresser nos membres sous une vue étoilée d'une soirée estivale. Tous ces moments. En une fois. Rien qu'une. Puis, de l'autre côté, nous aimerions être mort, parfois. Décédés, tout simplement. Passer inaperçu, éviter les regards vicieux, les murmures, les jugements. Voler entre ces deux mondes. Un état parallèle. Une émotion amplifiée. Vivre et revivre. Mourir et renaître. Être maître de son destin. Maître du temps. C'est dans cet esprit que Antarès progressait tranquillement, sans presse, à travers les herbages sombres, se remémorant une rencontre bien spéciale qu'il avait fait à cet endroit.

Les odeurs vinrent avec le vent, tel une gifle en plein visage. Un fouet. Une bourrasque. Elles le répugnaient. Chaudes et collantes, les odeurs s'encraient dans son pelage et sa peau. Ses yeux cuivrés se refermèrent, ses paupières se plissèrent, comme s'il tentait d'effacer ces effluves. Horribles elles étaient. Bien que le louveteau n'ai connu rien d'autre que cela, il se doutait que le monde en fut toujours ainsi. Pitoyable. Gris. Sombre. Il s'arrêta un peu, retrouvant son souffle. L'air putréfiée vint se caler dans ses poumons, comme un poids lourd. Ça lui faisait terriblement mal. Le monde était corrompu. Le paysage semblait crier. En silence bien entendu. Mais la douleur de la nature était tant évidente que chacun de ses éléments pourris semblaient lancer un appel au secours. Dans ce décor affaibli par la pollution, Antarès, encore très petit à cette époque, vagabondait en quête de nourriture et d'eau. Pas ces eaux stagnantes et vertes. Mais l'eau dans ses rêves. Rêves d'enfant merveilleux, où les cascades d'eau scintillante brillent de mille feux. Où le gibier est abondant et facile à capturer. Où les Hommes n'existent pas et où sa mère est encore en vie, près de lui.

Sur ces pensées, le louveteau se mit à rêvasser, tout en avançant doucement dans les broussailles de ces marécages. Une odeur. Puis une autre! Celle d'une souris. Ah ces souris! Longue histoire de confrontation entre ces bestioles et Antarès. Cette fois-ci, il allait l'attraper. La chasse hantait son esprit. Les défaites se multipliaient et le petit avait maintenant très faim. Il fallait qu'il mange. Dévore. Qu'il se goinfre. Il s'immobilisa, le regard fixer sur la bête se trouvant à quelques mètres de lui. Contractant les quelques muscles qu'il avait, le petit bondit d'un trait sur la proie, mais celle-ci, bien trop rusée, se faufila plus loin. Antarès se mit à sa poursuite, l'air déterminé, l'espoir flamboyant dans la prunelle de ses yeux. Un coup brusque le fit renverser à la bascule. Il avaut heurté quelque chose. Quelqu'un. Mais tout se passa trop rapidement pour que le louveteau comprit ce qu'il se passait. Une douleur atroce s'empara de tout son corps. Le petit, maintenant plaqué au sol, fit retentir un couinement aigu. Suivi d'un grondement pénible. Son corps fut traversé par plusieurs spasmes musculaires. On l'avait mordu à la croupe, dans la région lombaire de son dos. Atroce. Terriblement douloureux. Antarès releva son regard à la recherche de la source de cette attaque. Un grand loup à la robe brune lui faisait face. Le souffle coupé, le louveteau le fixa sans rien dire, stupéfait. Il gémit en silence, ne voulant pas que son attaquant le trouve faible. Le petit avait vite compris que dans un tel monde, la faiblesse amenait très souvent la mort.


F. 8 | A. 5 | E. 7
(c) AMIANTE


Invité
Invité
avatar
En savoir plus
Jeu 2 Juil - 13:25



where are you now ?

Antarès & Palladium


F. 77 | A. 84 | E. 74

La nuit jette ses lambeaux sombres sur les derniers rayons du soleil couchant. C’est fini, la lumière ne poindra pas son nez chaleureux avant le lendemain matin. Palladium se détourne de cet éphémère spectacle. Ses prunelles jaunes se posent sur les végétaux qui l’entourent. Une légère brise les agite. Ou peut-être, est-ce un autre animal qui les fait bouger ? Ses yeux se plissent dans la direction de ce mouvement inhabituel. Qui se trouve là ? Qui l’épie ? Dans ce parfait silence, les poils de son échine se dressent lentement, comme les prémices d’une menace certaine. Le loup brun attend patiemment, tous les muscles tendus, la mâchoire crispé et le regard fixe, que l’inconnu se montre. Le vent joue contre lui, il ne peut sentir l’auteur de ces mouvements suspects. C’est pourquoi il ne commet pas l’erreur – peut-être fatale – de s’avancer à l’aveugle vers cette présence inodore.
Il avait regardé le jeune loup se tortiller sur le sol, sans doute en proie aux douleurs les plus atroces, et pas un élan de compassion ni de pitié de l’avait traversé. Il l’avait regardé, prostré sur le sol, d’un œil vide et désintéressé. Il avait observé le louveteau faire taire de force ses gémissements douloureux, et leurs regards s’étaient croisés.
[…] Il avait lâché le corps sans vie du lapin fraîchement tué sur le museau frémissant du louveteau toujours couché au sol. Le cadavre avait produit un bruit mou, et le jeune loup l’avait flairé avec suspicion. Le loup brun en avait arraché une bouchée, puis s’était allongé plusieurs mètres en retrait, se désintéressant à nouveau du jeune animal.

Palladium croit voir un éclair grisâtre fuser entre les roseaux et les joncs qui se dressent vers le ciel noir. Ses oreilles s’agitent et il cligne des paupières : peut-être est-il victime de son imagination plus que débordante… Et s’il s’agissait en réalité d’une autre apparition malfaisante de la Chose ? Non, mieux valait effacer cette pensée qui risquait de la faire venir. Le Pantin se concentre à nouveau. Montre-toi, inconnu, avant que ce petit jeu ne m’impatiente.

BY ACCIDENTALE
Invité
Invité
avatar
En savoir plus
Jeu 16 Juil - 13:17

Up? ♥
Invité
Invité
avatar
En savoir plus
Mar 28 Juil - 15:45

[Up ?]
Invité
Invité
avatar
En savoir plus
Lun 31 Aoû - 11:25

J'archive
Contenu sponsorisé
En savoir plus

 where are you now | ANTARES


 :: Archives :: Archive des RPs :: Zones extérieurs :: La Surface