Souffle acide du vent, larmes brulantes du ciel. Le monde ne ressemble plus aux paysages d'autrefois. Les cataclysmes ont frappé, des colonnes de flammes et de fumées se sont élevées sur l'horizon. La guerre. La guerre des hommes. Et nous, les loups n'avons eu d'autres choix que de fuir. Nombreux furent nos congénères emportés. Nous traversâmes les plaines cabossées, les forêts de cendres, poursuivis par la faim, traqués par la mort.

Notre salut, nous le devions malheureusement à ceux qui avaient provoqué notre malheur.


 

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 Amnesia (défi solo)

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Ven 12 Juin - 15:47


AMNESIA

Force : 24 Agilité : 23 Endurance : 28


Des gouttes de pluie effleurent mon pelage noir comme la nuit. J'entends le floc de l'eau qui s'écoule. J'entends également bien d'autres sons. Des sons décidément très étranges, des sons que je n'avais jamais entendu auparavant. Je me tourne et retourne dans tout les sens. Je tente de faire abstraction, de laisser de coté ses drôles de sonorités. Mais, rien n'y fait. Je ne retrouverais pas le sommeil aujourd'hui. Il semblerait que Morphée ne veuille plus de moi. Alors, je consens à ouvrir les yeux à contrecœur. C'est plus difficile qu'à l'accoutumée. J'ai l'impression qu'une chape de plomb recouvre mes paupières. C'est décidément mauvais signe. Mes yeux s'ouvrent finalement sur un endroit qui m'est complètement inconnu. Je bondis sur mes pattes, pris de stupeur. Mais ou suis je donc ! Je tourne sur moi même pour observer tout ce qui m'entoure. Une vague de curiosité déferle en moi au fur et à mesure que je contemple ce paysage sous toutes ses coutures. Mais, la curiosité n'est pas la seule chose qui m'envahi en cet instant.Un frisson de peur coure le long de mon échine. La peur de l'inconnu, je suppose. Ainsi, deux sentiments contradictoires se mêlent en mon for intérieur, il y a d'une part l'émerveillement devant un spectacle qui m'est totalement inconnu et la peur de ce que spectacle peut receler comme danger. Je ferme les yeux pendant un bref moment afin de réfléchir à ma situation. Ou suis je ? Comment suis je arrivé ici ? Quel jour sommes nous ? Qui suis je ? Quel est mon nom ? Autant de questions qui restent en suspens. Autant de questions auxquelles,je ne peux apporter de réponses. J'ai beau me creuser les méninges, je ne vois absolument pas, je ne comprends absolument pas. Lorsque je rouvre mes yeux dorés, je sais pertinemment que je vais céder à mon plus gros défaut, ma curiosité maladive. Alors, je m'élance au milieu de cette foret luxuriante ou les branches des arbres semblent former un toit végétal au dessus de ma tète. Ici, tout n'est que verdure, des branches pendantes tels des bras difformes et crochus prêts à vous attraper si vous ne faites pas assez attention aux feuillages d'une verdeur éclatante aux lianes balayées par un vent chaud et étouffant. L'atmosphère est moite, lourde comme si la pluie n'attendait qu'un signal pour se déverser par flots du ciel. Je me demande comment la pluie pourrait passer à travers cet étrange toit artificiel. Je lève la tète vers le ciel mais ne parviens pas à le distinguer à travers l'amas de verdure qui me sert de toit. Je me déplace un peu pour trouver un angle duquel je pourrais apercevoir la plaine céleste. Voilà, ici c'est parfait. Mais ou est le soleil ? Je ne vois pas le soleil. A la place, il y a non pas une mais deux lunes. La première tourne autour de la seconde et fait la moitié de sa taille. Ce ballet lunaire me parais bien étrange sans que j'arrive à savoir pourquoi. Je l'observe bouche bée pendant ce qui me parais être une éternité. Pourtant, cela ne fait que quelques minutes que j'ai levé la tète vers ce ciel couleur mauve. J'ai la sensation que tout est différent ici sans pour autant savoir de quel lieu celui ci diffère à ce point. C'est une sensation vraiment désagréable si vous voulez mon avis. Avoir l'impression d'éprouver quelque chose sans savoir pourquoi on l'éprouve est particulièrement désagréable. Mais, je n'y peux rien alors je ne m'attarde pas. Je commence à avoir soif. Il faut que je trouve un point d'eau pour me désaltérer. Je parcours cette étendue de verdure et d'arbre en silence. Seul le bruit de mes pas brise le calme environnant. J'atteins une sorte de clairière au centre de laquelle trône une sorte d'étang rempli d'un liquide ambré. Le silence ne règne pas ici, c'est le moins que l'on puisse dire. Des cris d'oiseaux, des barrissements, des hurlements le coin a l'air d’être très animé. On pourrait même qualifié ce lieu de cœur de cette luxuriante et envoûtante foret. Au fur et à mesure que j'approche de l'étendue d'eau les bruits d'animaux cessent et le silence retombe sur la clairière. Des oiseaux au plumes immaculés et aux yeux rouges comme le sang se mettent à chanter de leurs nids à des centaines de mètres de hauteur. Les autres sons reprennent de plus belle. Des hurlements, barrissements, glapissements et même des feulements accompagnent mes pas dans une étrange symphonie qui semble émaner de partout et de nulle part à la fois. Une fois devant le bassin au liquide ambré, je m’arrête et observe mon reflet. Puis, après avoir balayé mes appréhensions je bois le liquide devant moi. C'est tout bonnement délicieux, je n'ai aucune idée de ce cela peut être mais c'est la meilleure chose que j'ai jamais bu. Une fois sustenté, je m'assois devant ce lac. Un sourire satisfait étire mes babines. Un son attire mon attention et je tourne la tète dans sa direction. Et là stupeur et stupéfaction, je vois un énorme serpent noir, un serpent tellement gros qu'il pourrait aisément m'avaler entier en quelques minutes. Le serpent me dévisage d'un air moqueur et me dit : Ne sois pas égoïste. Laisse en pour les autres le loup. 
Un serpent qui parle ! Je dévisage le serpent d'un air choqué. Mais, au bout de quelques instants, ma vision se floute et je m'effondre sur le flanc. 

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Sam 13 Juin - 15:16


Retour En Enfance

Force : 28 Agilité : 23 Endurance : 28


Je fais un très beau rêve, le genre de rêve qui vous dégoûte encore plus de votre vie. Une vie marquée par le chaos et la destruction, le sang et les larmes. Une vie dans laquelle nous sommes condamnés à contempler la mort de cette terre qui nous a vu naître, cette terre qui nous a nourrie. Cette terre qui au fond n'est rien d'autre que notre mère à tous. Enfin, je suppose que je m'égare. Je faisais donc un magnifique rêve. Mais, comme nous le savons tous, toutes les bonnes choses ont une fin. Et c'est ainsi que je me suis réveillé ce matin là au milieu de la plaine de cendres. Je me lève prestement sur mes petites pattes et lève mon museau vers le ciel afin de trouver les senteurs si familières des membres de ma meute. Trésor, Asmar, mon grand frère Dante, l'odeur si particulière des chasseurs de la meute. Mais, j'ai beau renifler je ne les trouve pas. Ma première réaction est légitimement l'effroi. Et, je prie pour ne pas revivre ce moment traumatisant qui a marquée l'aube de mon existence.  Non, ma famille n'a pas pu m'abandonné. Pas elle, pas ma vrai famille. Un frisson d'effroi court le long de mon échine tandis que je me tourne de tous les cotés pour observer les alentours. Mais, la peur est vite balayée par la détermination. Je suis déterminé à m'amuser, à découvrir ce monde gigantesque qui m'entoure, à apprendre de nouvelles choses et pourquoi pas accomplir un exploit qui me permettra d'en mettre plein la vue à Maman et à clouer le bec de Dante. Et puis, il y avait au moins un avantage à être seul. Je n'aurais personne sur le dos pour me dire "ne fais pas ci, ne fais pas ça, ne va pas là...". A moi la liberté, la vraie. Ahahah, Dante allait être vert. Je sautille sur place d'excitation et me roule sur le sol. Quelques minutes plus tard, la fatigue m'envahit et je m’arrête parce que c'est bien beau de laisser exploser sa joie mais ce n'est pas cela qui allait me servir à grand chose. Je me relève prestement et m'ébroue pour me débarrasser de cette espèce de poussière grisâtre qui colle à la peau. Un nuage de cendres se crée devant moi et semble flotter tel un spectre au dessus de moi. Émerveillé par le spectacle, je me roule sur le sol de plus belle, emmagasinant le plus de poussière possible avant de m'ébrouer frénétiquement. Le nuage de poussière semble prendre la forme d'un loup. Mes yeux brillent devant le phénomène. C'est tellement amusant. Est ce magique ? Je n'en ai aucune idée, ce que je sais c'est que cela a beau être marrant. C'est bien moins drôle sans mon frère. Mes scrupules à l'idée de m'amuser autant alors que Dante doit surement être en train de travailler avec les guerriers de la meute disparaissent pourtant aussi vite qu'ils sont apparus. Bah, il ne m'en voudra pas. Je comprendrais qu'il fasse la même chose s'il était à ma place. Un coup de vent balaie la cendre et l'éparpille aux quatre vents. Eh bien, je crois qu'il est temps que je me trouve une autre occupation. Et si j'explorais la plaine sur laquelle je me trouve. C'est une excellente idée. Je me mets à trotter le long de la plaine de cendres. Waou, elle est véritablement immense, je vais mettre plusieurs heures à la traverser. Alors pourquoi se presser. Je marche vers les arbres que j’aperçois au loin. Je marche en observant chaque recoin de la plaine, en m'amusant devant mes petites empreintes, en me disant que cette plaine est étrange bien qu'assez amusante. Soudain, une odeur appétissante interromps mes pensées. Un lapin, il me semble. Je renifle puis plaque mon museau sur le sol cendré et suis l'odeur jusqu'à sa source. Je me retrouve nez à nez avec un lapin qui détale en me voyant. Je m'élance à sa poursuite mais ne vais pas assez vite. Non, je ne peux pas le laisser filer. J'imagine les yeux de Trésor et d'Asmar remplis de fierté et j'accélère la cadence. Nous arrivons à la lisière du bois. Le lapin bifurque entre deux arbres. L'espace entre les deux est très restreint. Non, je ne pourrais pas passer. Mais emporté par ma vitesse, je m'écrase contre le bois de l'arbre. Aie ma tète ! J'espère que je ne me suis rien cassé. Je ne préfère pas penser au savon qu'on va me passer si je me suis blessé aussi stupidement. Je pense aller bien mais j'ai besoin de m'allonger un peu. Ce que je fais avant de perdre connaissance. Lorsque, je me réveille j'ai l'impression d'avoir fait un drôle de rêve. Enfin peu importe, il faut que je retrouve la meute. Atom et Isha ont trouvés un territoire sans meute, ni présence humaine. L'installation est proche. 

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